Discours. Voeux 2012

Cérémonie des vœux aux entreprises, commerçants/artisans, associations, professions libérales

- Intervention de monsieur le Maire de Genas, Daniel Valéro –

-10 janvier 2012-

  • Introduction par la journaliste Nadjette Maouche-Baillard
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs bonsoir… Je suis très heureuse de vous accueillir ce soir et ravie, une fois de plus, de vous accompagner lors de la cérémonie des voeux de Genas avec Daniel VALÉRO, le maire, et son équipe d’élus. Souvenez-vous, en 2010, les Genassiens prenaient la parole et interpellaient sans détour monsieur le maire sur 3 axes : l’aménagement urbain de la commune, le développement économique et l’engagement associatif… En 2011, de nombreux projets vous ont été présentés, toujours autour de ces 3 axes, et des architectes ou urbanistes nous avaient éclairés de leurs points de vue… Aujourd’hui, nous pouvons dire que déjà plus de la moitié du puzzle est constituée… et que plus de 60 % du projet de la municipalité sont réalisés… Les idées ont pris corps, vous le constatez tous en vivant ou travaillant ici. À ce stade, nous nous sommes dits qu’il était temps de faire un point, de vous montrer ce qui est fait et aussi ce qui reste à faire, avec quelles priorités… Pour continuer cette ligne que nous avons commencée à tracer ensemble et la poursuivre jusqu’au bout….. C’est la raison pour laquelle, en ce début d’année, je vous propose de prendre de la distance, du recul, de la hauteur (et d’ailleurs vous aurez une petite surprise à ce sujet en fin de plateau)… et aussi de croiser les points de vue en sollicitant des regards extérieurs. Des regards d’experts que j’aurai le plaisir de recevoir aux côtés de monsieur le Maire, au fil de cette soirée…. Monsieur le maire, Daniel VALÉRO, qu’il est temps de retrouver… Monsieur le maire, venez me rejoindre…
  • Nadjette Maouche-Baillard
Bonsoir monsieur le Maire, comment allez vous ? Prêt pour votre séance annuelle de questions ? Bon en même temps, je vous rassure, cette année, vous partagerez la charge avec quelques autres invités qui seront -eux aussi- soumis à la question…
  • Daniel Valéro
Bonsoir Nadjette, à défaut d’être prêt, je crois que je commence à m’habituer donc ça devrait aller… Mais avant de vous répondre, je voudrais saluer nos invités… Bonsoir à toutes et à tous, merci de nous faire le plaisir de répondre à cette invitation et de nous donner l’occasion de passer du temps ensemble. Vous le savez tous, je suis très attaché à la cérémonie traditionnelle des voeux. Je n’ai pas cédé aux tentations « d’annulation ». Elles ont l’air très à la mode cette année. Comme en 2009 d’ailleurs. Non, ce rendez-vous est important. C’est la seule occasion que j’ai de vous réunir tous, et notamment les chefs d’entreprises. Car pour les présidents d’associations et les commerçants, je les vois peut-être plus régulièrement. C’est pour moi la moindre des choses que de vous présenter quelques unes de nos réalisations, nos projets et surtout, de vous rendre des comptes. Car je n’oublie jamais que c’est grâce à VOUS que nous pouvons financer tous ces projets pour les Genasssiens. C’est donc ma façon à moi de vous remercier. Tout comme pour les bénévoles des associations dont il est essentiel de saluer l’engagement. Parce que ce sont eux qui font vibrer la ville à longueur d’année. Je crois aussi Nadjette que c’est le moment de remercier tous les élus et personnalités présents ce soir et qui sont bien souvent nos partenaires dans les projets ou d’excuser les absents, donc pour commencer : Je dois excuser le député, Philippe Meunier, qui est retenu ce soir à l’Assemblée nationale où il présente un rapport, remercier pour leur présence le premier vice-président du Conseil général du Rhône, Michel Forissier, qui est aussi maire de Meyzieu des maires de la Communauté de communes de l’Est lyonnais : Gilbert Marboeuf (maire de Pusignan), Pierre Marmonnier (maire de Colombier-Saugnieu), Claude Villard (maire de Jons), Je salue également Raphaël Ibanez, maire de Saint-Pierre de Chandieu et autres élus présents. Je remercie, pour leur présence, les membres de mon équipe et tous les élus du Conseil municipal de Genas. Les anciens maires de la commune : Paul Pervangher, André Garnier, Michel Bonnefois et Michel Loeï. Je crois que nous avons aussi le plaisir d’accueillir le colonel Guimard, le capitaine Almadovar de la gendarmerie de Genas ainsi que le capitaine Descamp pour les pompiers, le père Georges, curé de Genas et, bien sûr, les présidents d’association et leurs représentants, les chefs d’entreprises et les commerçants, artisans et professions libérales. Voila. J’espère avoir fait mieux que d’habitude et n’avoir oublié personne !
  • Nadjette Maouche-Baillard
Première thématique de cette soirée… L’aménagement urbain de la commune de Genas… Qu’est-ce qui est fait ? Qu’est-ce qui est en cours ? Parce que nous sommes à un peu plus du mi-mandat monsieur le maire. Et oui, déjà la moitié du temps est écoulée pour vous…
  • Daniel Valéro
C’est vrai que ça passe très vite et qu’il ne faut pas perdre une minute…
  • Nadjette Maouche-Baillard
En même temps, je crois que vous n’avez pas chômé avec votre équipe et nous allons essayer de balayer très vite ces presque 4 ans à travers un diaporama reprenant une sélection de vos travaux et aménagements urbains. On regarde…

Projection du diaporama des réalisations depuis le début du mandat pour l’axe 1

  • Nadjette Maouche-Baillard
Dites-moi monsieur le maire, on a dû entendre des bruits de chantier et manger un peu de poussière à Genas pendant ces trois dernières années, non ?
  • Daniel Valéro
C’est le moins qu’on puisse dire. Et dans certains quartiers, les habitants ont été très patients. Mais bon, c’est un peu le prix à payer et j’avais bien prévenu la population dès 2008. En revanche, quand je vois ces images, j’espère vraiment que cela a apporté un mieux vivre à Genas. J’en profite d’ailleurs pour saluer tous ceux qui ont contribué à ces chantiers, parfois difficiles. Aussi bien mes collègues élus, que les employés municipaux et communautaires et nos entreprises partenaires. Je suis très content de regarder les belles images de la place de la République, par exemple. De voir comment elle a évolué, de la voir pleine de vie. Chacun peut aussi traverser Genas sur des voiries enfin belles et sécurisées pour les piétons comme pour les 2 roues. C’est désormais le cas des rues Carnot, du Repos, Bellevue -et bien d’autres- ou de celles de la ZI Mi-Plaine que nous avons aussi rénovées avec la CCEL. Nous avons également créé un nouveau poumon vert avec les jardins de Gandil, qui relient en modes doux la rue du Château d’eau et la rue Danton. Nos habitants peuvent aussi profiter d’équipements complètement rénovés comme la médiathèque, le Centre Technique Municipal et même la mairie. Et je n’oublie pas un projet de longue haleine avec l’installation de la gendarmerie à Genas. Cela n’a pas été facile, mais ça y est, nous avons enfin notre brigade de gendarmes localisée chez nous… Quant à la création de la nouvelle caserne commune Genas-Chassieu des pompiers, le dossier avance comme prévu.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Bon alors quel est le programme pour la suite du mandat et surtout pour 2012 ? Mais attention monsieur le maire, car je vous sais bavard. Juste UNE opération qui vous semble emblématique car le temps nous est un peu compté…
  • Daniel Valéro
S’il faut choisir une seule opération, je pense que c’est la réhabilitation du centre bourg d’Azieu et des abords de son l’église. J’aurais aussi pu choisir le lancement de la réhabilitation de l’îlot Danton-République car nous avons amorcé le chantier depuis le mois d’octobre. Vous avez d’ailleurs peut-être vu que le monument aux morts avait été déplacé pour rejoindre le beau parc de la Colandière. Au premier semestre de cette année, ce sera le tour du bâtiment de l’ancienne Poste qui sera démoli pour libérer l’espace. Nous en avions parlé ici l’an dernier, le but est de recréer un linéaire commercial en front de rue de la République et de rénover totalement la circulation, qui est -il faut bien l’avouer- un peu « anarchique » sur cet îlot.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors nous ré-évoquerons cela l’an prochain, quand les travaux seront plus avancés. On revient à Azieu.
  • Daniel Valéro
Pour revenir à cette opération, c’est un chantier de même envergure que celui de la place de la République. Les objectifs : rationaliser l’organisation du quartier, apaiser la circulation, développer les modes doux et aussi, de donner du relief au patrimoine ancien et aux espaces publics. Nous allons aussi créer une vraie plateforme de dépose des enfants à proximité de l’école J. D’Arc pour régler le problème des flux d’autocars et l’insécurité routière. Nous installerons une traversante « douce » entre la rue Roybet et la rue du Pensionnat pour faire la part belle aux piétons et aux vélos, comme nous l’avons fait à Gandil. Le secteur Jean Jaurès et le square Giboulet Wassmann vont, quant à eux, enfin retrouver leur fonction de « place » de centre bourg avec la disparition des stationnements de voitures. Et ce sont les terrasses, les jeux d’enfant, les espaces de repos, les arbres qui vont reprendre leurs droits… Bref, nous redonnerons une véritable identité à Azieu tout en préservant son histoire patrimoniale. C’est d’ailleurs un des points sur lesquels les habitants ont vraiment insisté, notamment mardi dernier. J’ai organisé, le 3 janvier, une réunion avec les habitants d’Azieu, à la salle Saint-André, pour présenter les premières esquisses que nous venons de voir sur le diaporama. Et ils ont souligné la nécessité de préserver l’histoire du quartier, leur envie de retrouver un véritable centre bourg où ils pourront se déplacer tranquillement et faire leurs courses. Nous accorderons d’ailleurs une attention toute particulière au développement des commerces et des services de proximité. Comme ça, les habitants d’Azieu ne seront pas obligés de toujours prendre leur voiture et pourrons vivre pleinement dans leur quartier. Et ça, c’est plutôt mieux pour la planète !
  • Nadjette Maouche-Baillard
Toujours dans cet axe 1 consacré aux aménagements urbains, il y a un autre sujet qui vous tient vraiment à coeur pour 2012. C’est celui des transports. Je crois que vous travaillez depuis 2008 sur ce sujet avec la CCEL, qui a la compétence en la matière. Et -ça y est- je crois que c’est en septembre que la nouvelle desserte sera déployée. Pour en parler avec nous, je vous propose d’accueillir notre premier invité… Et de nous confronter à un regard non Genassien sur la question des transports. Il s’agit de monsieur Michel FORISSIER, premier vice-président du conseil général du Rhône et principal interlocuteur de la CCEL et des maires dans le dossier transport….
  • Nadjette Maouche-Baillard
Monsieur FORISSIER bonsoir, C’est en tant que « co-porteur » du dossier transports pour la CCEL, et donc la ville de Genas, que votre regard nous intéresse ce soir. Merci d’avoir répondu à notre invitation. Est-ce que monsieur le maire de Genas peut, tout d’abord, nous faire un petit historique de ce dossier ?
  • Daniel Valéro
Tout d’abord Nadjette, la CCEL -et surtout la ville de Genas- partent de loin en la matière. Car nous sommes particulièrement mal desservis malgré l’accroissement de la population de Genas. Je signale d’ailleurs qu’au dernier recensement, reçu tout début janvier, la commune compte désormais 12 198 habitants exactement. Depuis mai 2008 donc, avec mes collègues maires et la CCEL, nous travaillons différentes options pour améliorer la situation. Nous avions d’abord opté assez naturellement pour une collaboration avec le Sytral, parce que c’est le partenaire « historique », notamment de la ville de Genas. Mais comme nous devions, en préalable, adhérer au pôle métropolitain, nous avons décidé tous ensemble à la CCEL de renoncer à cette option. Nous n’avions en effet aucune idée des conséquences de cette décision donc il était hors de question d’engager nos territoires sans savoir. Nous nous sommes alors tournés vers le Département du Rhône avec lequel nous avions déjà des contacts.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors monsieur Forissier, où en est-on aujourd’hui et quand arrivent ces fameuses nouvelles dessertes ?
  • Michel Forissier
Avant de vous répondre je voudrais tout d’abord vous dire que ce soir je représente Michel Mercier Garde des Seaux, Ministre de l’Industrie, Ministre des Libertés et bien entendu Président du Conseil général et, qui m’a chargé de vous présenter à tous et à toutes ses voeux les plus sincères pour cette nouvelle année et toutes ses félicitations à l’équipe municipale de Daniel Valéro à tous les élus de Genas pour la manière dont est gérée cette ville et pour l’excellence des relations que nous avons. Et je me joins bien entendu à lui pour vous présenter à tous mes voeux les plus chaleureux et les plus sincères et comme toujours pour moi je vous souhaite beaucoup d’amitié, d’amour et de bonheur. Alors pour le dossier transports en commun, il faut vous dire que j’ai été élu il y a moins d’un an au Conseil général que Michel Mercier m’a fait l’honneur de me faire élire 1er vice-président du Conseil général et -compte-tenu de sa charge- m’a confié une délégation générale et notamment les dossiers les plus complexes dont celui-ci sur lequel on voit, dans les journaux, beaucoup de mots qui ne sont pas toujours les bons mots parce que c’est un dossier compliqué. Pour ce dossier, l’objectif est de pouvoir offrir non seulement à l’Est Lyonnais, mais à l’ensemble du Département du Rhône des transports en commun appropriés. Je dis bien appropriés parce que la commune de Jons, dont je salue le maire qui est parmi nous ici, a besoin d’un type de transport plus « chirurgical ». Ce qu’on appelle le transport à la demande, alors que la ville de Genas a plus besoin, comme Saint-Bonnet et Saint Laurent, de lignes qui sont des lignes plus fortes et qui sont des lignes qu’on appellera « Expresses Départementales ». Tout d’abord on doit se mettre en conformité avec la Loi, le Syral ne peut plus avoir en son sein le Conseil général pour des raisons de droit. Ce n’est pas un choix du Conseil général. Le Conseil général, lui, doit assurer la coordination de ce qu’on appelle l’inter-cité, c’est-à-dire, dès que l’on sort du périmètre de la Communauté urbaine. Ce réseau va être géré par un Syndicat qui est en cours de constitution et auquel devront adhérer les intercommunalités ou les communes qui le souhaitent. Le réseau se fera par des entreprises privées, au moyen d’une délégation de service publique et je suis aussi Président de cette commission qui doit choisir. Et tout doit être en place pour Septembre.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Est-ce que cela change quelque chose de contractualiser avec le Département plutôt qu’avec le Sytral et notamment, peut-être pour les entreprises qui sont là ce soir monsieur le Maire ?
  • Daniel Valéro
Non, nos demandes sont exactement les mêmes quel que soit le syndicat de transport choisi comme partenaire. En revanche, cela change pour les entreprises. Car, lorsque la desserte sera effective, elles devront s’acquitter d’un versement transport. Et il se trouve qu’il est de 0,60 % de la masse salariale dans le cadre de l’accord avec le Département, alors qu’il aurait été de 1,75 % si nous avions traité avec le Sytral. Cela représente donc une différence sensible qui n’a pas été étrangère à la décision. La situation des entreprises est difficile, en ce moment, et tous les maires souhaitent leur accorder une attention particulière.
  • Nadjette Maouche Baillard
Alors quelle est cette demande de desserte ? Dites-nous en un peu plus…
  • Daniel Valéro
Pour ce qui concerne Genas. Nous travaillons tous les axes : en direction de Lyon, de l’aéroport Saint-Exupéry, la connexion au tram Léa, la desserte entre les communes de la CCEL… Nous prenons aussi en compte, bien sûr, les besoins propres de la ZI Mi-Plaine, du futur lotissement industriel Salengro et de la future zone EverEst Parc. Ce qui va intéresser beaucoup de monde dans la salle, j’en suis sûr. Nous n’oublions pas la desserte des quartiers de Genas, des collèges… L’idée c’est bien que les plus jeunes, les plus âgés, les plus démunis, tous ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir une voiture… puissent se déplacer et les autres aussi naturellement. Vous avez d’ailleurs, sur l’écran, la projection de ce que nous avons demandé au Conseil général du Rhône et qui l’étudie en ce moment. Vous pouvez découvrir l’ensemble des connexions que nous souhaiterions obtenir.

Projection de la carte des tracés de bus demandés par la ville de Genas

  • Nadjette Maouche-Baillard
C’est vrai qu’on mesure mieux, avec la carte, les différents tracés demandés. Pour être tout à fait précis, monsieur Forissier, nous avons beaucoup entendu à Genas que le Sytral risquait d’interrompre sa desserte, vu qu’il ne sera pas le futur partenaire de la CCEL ? C’est vrai ?
  • Michel Forissier
Vous savez je connais un peu Bernard Rivalta c’est quelqu’un que je connais assez pour son sens des responsabilités en matière de service public. Je pense qu’il n’interrompra pas un service comme ça brutalement. Ce n’est pas un scoop, je dois avoir une rencontre très prochainement avec le Président du Grand Lyon et le Président du Sytral en présence du Président du Conseil Général. Pour moi, seule la coopération intelligente entre le Sytral, le Département et la Région peut permettre la mise en place des transports en communs appropriés à l’ensemble de nos territoires. Parce qu’effectivement, Daniel l’a bien souligné, la difficulté du Sytral, c’est qu’aujourd’hui, on est dans une logique d’aller au centre de Lyon, alors qu’ici, il y a beaucoup de gens qui veulent aller en direction de Saint-Exupéry. C’est le pôle de développement économique le plus important et il est éminemment intéressant de réunir nos zones industrielles de l’Est Lyonnais en partant de Meyzieu, en passant par Chassieu, Saint-Priest, sur Saint-Bonnet, etc. Aujourd’hui on a une espèce de toile d’araignée, il n’y a que des branches qui vont au centre de Lyon alors que maintenant il nous faut nous faire les diagonales et les transversales.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors quand est-ce que vous dévoilerez la desserte finalisée et que les Genassiens pourront être associés au choix des arrêts, à la définition des fréquences ?
  • Michel Forissier
Malheureusement, c’est un peu compliqué pour vous en parler parce que, comme je suis Président de la commission qui va attribuer la délégation de service publique, je ne peux pas rentrer dans le détail. Les tracés qui ont été proposés aujourd’hui, l’ont été en concertation avec les élus. Aujourd’hui il y a une période de négociation avec les candidats, il y a trois entreprises. Ça je peux le dire. Elles sont maintenant en négociation pour une amélioration de l’offre pour qu’on soit bien sûrs que toutes les garanties seront données au niveau financier et que cela corresponde aux attentes de nos concitoyens.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Je vous embête jusqu’au bout, monsieur Forissier, mais tout le monde a envie d’en savoir plus. Est-ce que le ticket « nouvelle formule » va coûter plus cher aux Genassiens et aux habitants de la CCEL ?
  • Michel Forissier
Non, ça sera toujours le même tarif, c’est le postulat.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Monsieur FORISSIER, merci pour cet éclairage et toutes ces nouvelles encourageantes pour Genas et la CCEL…
  • Daniel Valéro
Juste un petit message Nadjette avant de libérer Michel Forissier. Je voudrais vraiment le remercier pour le rôle décisif qu’il a joué dans ce dossier. On a pu constater combien il est important d’avoir des élus qui connaissent bien nos territoires au sein de toutes les instances et je ne doute pas que Michel Forissier aura à coeur de défendre les meilleures hypothèses de dessertes pour la CCEL et Genas.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Merci, je vous invite -monsieur Forissier- à retrouver votre place dans la salle….
  • Nadjette Maouche-Baillard
Quant à nous, monsieur le Maire, nous poursuivons et enchaînons avec le deuxième axe et non des moindres… Le développement économique de la ville et l’accompagnement de la population… Là aussi, débutons la séquence avec un petit retour en arrière, et en vidéo, pour voir une partie de ce qui a été fait depuis presque 4 ans.

Projection du diaporama des réalisations depuis le début du mandat pour l’axe 2

  • Nadjette Maouche-Baillard
Sur cet axe 2 qui comporte notamment la petite enfance, l’enfance, la jeunesse, le social… Que souhaiteriez-vous retenir de cette première moitié de mandat ?
  • Daniel Valéro
Il y a eu des réalisations très attendues comme la ludothèque ouverte à tous et à tous les âges, contrairement à ce que nous pourrions imaginer, la construction d’un local tout neuf pour accueillir le Relais d’Assistantes Maternelles (RAM), la création du self de l’école J. Collomb… Très important aussi : la réalisation de l’Analyse des Besoins Sociaux de la commune (ABS). Nous n’en avions pas jusqu’alors et cela va nous permettre d’ajuster au mieux notre politique sociale en faveur des publics les plus fragiles et les plus démunis. Et je ne peux pas oublier la finalisation du Projet Éducatif Local. Il va nous accompagner -au quotidien- dans notre politique en faveur des 0-25 ans. J’en profite d’ailleurs pour féliciter mes adjointes, qui sont à la manoeuvre sur ces secteurs. Elles ont fait un très gros boulot de structuration et d’équipement de notre territoire. Je suis certain que de nombreuses familles en ressentent déjà les effets.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Et pour la suite, sur quoi souhaiteriez-vous mettre l’accent en 2012 ?
  • Daniel Valéro
Impossible de ne pas citer le très gros chantier sur le groupe scolaire Jean d’Azieu. Nous allons terminer la rénovation de la toiture, mais surtout créer un self à l’image de celui de J. Collomb. La boucle sera bouclée puisque tous nos groupes scolaires seront dotés de self. Et ça, c’est un vrai progrès pour l’éducation du goût et plutôt exceptionnel pour une ville de notre taille. C’est aussi le moyen de donner une plus grande autonomie aux enfants, de transformer le temps du repas en temps éducatif. Donc vous voyez, le Projet Éducatif Local est aussi passé par là et nous en sommes très fiers. D’ailleurs, les chiffres de fréquentation nous le confirment. Le nombre d’enfants demi-pensionnaires ne cesse d’augmenter à Genas, alors que le nombre d’enfants scolarisés est stable. Cela veut donc bien dire que les enfants, et aussi les parents, sont conquis par la qualité des repas et du service.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Un autre chantier qui vous semble important ?
  • Daniel Valéro
Oui, une innovation plutôt, qui va changer le quotidien des Genassiens les moins favorisés. Nous sommes en train de déployer un véritable « pôle de services à la population » dans les locaux municipaux occupés par Genas Emploi Service (GES). Ouvert à tous, ce point d’information est animé par des professionnels et renseigne les Genassiens en matière d’insertion économique, de logement, de santé, d’isolement… Le planning familial assurera aussi des permanences… Bref, à l’écart de la mairie donc plus discrètement, les Genassiens pourront fréquenter ce lieu et trouver des conseils mais aussi du soutien. Ce sera très vite un exemple de mutualisation car nous étudions actuellement la possibilité d’étendre les services de GES, et sans doute ceux du pôle de services, aux communes de Jons et de Colombier-Saugnieu.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Vous m’offrez ma transition, monsieur le maire, car vous évoquiez à l’instant l’insertion économique. Je vous propose d’accueillir notre 2e invité, partenaire de l’un des projets phare de votre mandat : la zone d’activité économique EverEst Parc…. C’est donc au tour de monsieur Yves MOLINA, directeur général adjoint et chargé du développement économique de la SERL, la Société d’Équipement du Rhône et de Lyon de nous répondre.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Monsieur Yves MOLINA, bonsoir… Nous allons prendre un peu de hauteur notamment sur la zone G Sud ou plutôt la zone EverEst Parc, puisque c’est ainsi qu’elle s’appelle désormais et j’interrogerai non seulement le maire de Genas, mais aussi le premier vice-président de la Communauté de Communes de l’Est Lyonnais en charge des affaires économiques, puisque vous portez plusieurs casquettes…. Alors ce dossier qui s’appelait la « ZAC G Sud » va enfin voir le jour ? On y est ?
  • Daniel Valéro
C’est vrai que c’est un dossier dont on entend parler depuis des années. Aussi, j’ai eu à coeur de le réactiver depuis 2008 pour créer un nouveau parc d’activités à Genas. Cela n’est jamais simple. Mais dès que seront réglés quelques questions de fouilles archéologiques, la SERL pourra démarrer le chantier et la commercialisation. Il est important, très important même, pour la ville d’anticiper sur ses futurs besoins de financements. Même si les impôts sont en majorité versés à la CCEL, ils sont ensuite redistribués à l’ensemble des communes membres. C’est aussi cela la solidarité, donc Genas en récupère une partie sous forme de compensation. Il est donc essentiel de générer de nouvelles ressources pour compléter celles déjà apportées par la ZI Mi-Plaine notamment. J’en profite d’ailleurs pour saluer monsieur Beau, l’ancien président de Mi-Plaine, avec lequel nous avons pu renouer des liens depuis notre arrivée, alors qu’ils s’étaient un peu distendus. Et je souhaite une bonne prise de fonction à son successeur, monsieur Journet, qui est avec nous ce soir. Je le redis à chaque fois, mais la ZI Mi-Plaine est la 2e de France, ce qu’on ne sait pas toujours et qui mérite d’être rappelé. Ce sont 1 200 entreprises, 22 000 salariés, 70 secteurs d’activité sur 830 hectares dont plus de 300 entreprises et plus de 6 000 salariés sur Genas…
  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors monsieur Molina, pour revenir à EverEst Parc, quels sont les atouts de cette future zone et pourquoi la SERL s’est battue pour décrocher son aménagement et sa commercialisation ? Au passage, je vous taquine un peu monsieur le maire mais vous avez l’habitude, pour noter que vous avez noué un partenariat avec la SERL, qui n’est pas une structure étrangère au Grand Lyon si je ne me trompe pas…
  • Daniel Valéro
Absolument vous avez raison, nous savons retenir les compétences là où elles se trouvent. La CCEL et la ville de Genas ne sont d’ailleurs pas fâchées avec le Grand Lyon, contrairement à ce qu’on peut entendre ici ou là… La preuve !
  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors monsieur Molina, pourquoi cet intérêt pour cette zone et la commune de Genas ?
  • Yves Molina
Avant de parler de l’intérêt je voudrais bien revenir sur l’aspect taquin du soir qui vise le Grand Lyon à l’instant. Pour dire simplement qu’effectivement la SERL trouve le Grand Lyon dans son actionnariat pour 25 %, mais j’ajouterais que le Conseil général se trouve également pour 25 % avec une voix supplémentaire et qu’à ce titre là je pourrais ajouter que la SERL travaille sur le territoire du Grand Lyon pour à peu près 40 % de son activité. Donc chacun trouvera que 60 % d’activité hors Grand Lyon c’est plutôt intéressant pour un grand territoire comme cette grande agglomération.
  • Nadjette Maouche-Baillard
J’ai bien fait de poser la question.
  • Yves Molina
Alors cela dit pourquoi un intérêt de la SERL sur ce territoire de la CCEL, en général et de la commune de Genas en particulier. Tout simplement parce que nous exprimons sur ce genre de projets l’ensemble des compétences intégrées à la société d’aménagement. Ses compétences visent à intervenir sur des projets de développement urbains ou de développement économiques et, c’est peut-être un poncif, mais chacun sait ici dans la salle que, à la lecture des SCOT (Schémas de Cohérence Territoriale) l’avenir se lève à l’Est. Or, nous pouvons considérer que Genas se trouve peut-être à l’épicentre de l’Est et de cet avenir de la grande agglomération. Donc nous avons considéré que nos moyens, nos compétences pouvaient éventuellement répondre aux interrogations et aux problématiques et surtout, aux ambitions et enjeux de la CCEL et de la commune de Genas. La CCEL et la commune ont accepté notre proposition et nous en sommes fort heureux et nous vous remercions. Pour traiter du sujet qui nous concerne, il faut revenir aussi sur les fondamentaux que sont les politiques foncières. Il est clair que ce grand secteur et la commune de Genas en particulier, ont toujours fait preuve de sagesse sur cette question de la politique foncière et je mettrai en exergue particulièrement la saine gestion des réserves. Il eut été facile dans des temps plus au moins lointains, de laisser partir un projet d’aménagement suivant le gré du vent suivant les opportunités. Ce n’est pas l’option qui a été retenue, à tel titre qu’aujourd’hui nous nous retrouvons face à une ambition qui pèse 40 hectares, ne le cachons pas, parfaitement positionnés sur ce territoire de l’Est Lyonnais, parfaitement embranchés sur les grands axes de communication dans un territoire industriel préexistant. Vous avez rappelé ce qu’est aujourd’hui Mi-Plaine. Nous, ce que nous cherchons à faire avec les collectivités, c’est tout simplement assurer un élément du puzzle, en complément de ce qu’est ce grand territoire de l’Est Lyonnais et sur Genas en particulier.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Quel type d’entreprises allez-vous démarcher pour les installer à Genas ?
  • Yves Molina
EverEst Parc est une opération sur une dizaine d’années. Il serait présomptueux de ma part de déclarer quels secteurs d’activités. Nous faisons plutôt preuve de pragmatisme c’est-à-dire que nous allons traiter le sujet en accord avec les collectivités. Par exclusion nous ne sommes pas sur un sujet qui sera en capacité d’accueillir du grand fret. Ce n’est pas un sujet qui accueillera des entreprises très polluantes même si celles-ci, dans l’agglomération, doivent trouver place. Donc bien sûr, en disant cela je ne suis pas très précis mais vous savez la sélectivité c’est comme l’entonnoir, plus nous serons sélectifs et plus le bout sera restreint. Alors disons pragmatisme, et envisageons services, activités et entreprises mixtes. C’est ainsi que nous voyons les choses, mais nous avons encore un petit peu le temps de travailler le sujet puisque, vous l’avez rappelé monsieur le maire, les travaux démarreront très prochainement, c’est-à-dire dans l’année 2012. Plus précisément disons avril/mai 2012. C’est un scoop effectivement, si les archéologues nous laissent tranquilles…
  • Nadjette Maouche-Baillard
Quelles sont vos prévisions en termes d’emplois pour cette nouvelle zone d’activité ?
  • Yves Molina
L’ambition nous pousse à envisager de l’ordre de 2 500 à 3 000 emplois et si nous voulons bien faire un petit retour en arrière sur le fait que la commune de Genas aujourd’hui c’est 6 000 emplois, chacun sait faire le calcul. C’est un projet qui pèse non seulement pour Genas, mais aussi dans l’agglomération.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors en préparant cet entretien vous m’avez parlé à plusieurs reprises du rôle sociétal de cette zone d’activité qui, pour vous, ne doit pas être qu’économique alors qu’est ce que vous mettez derrière tout cela ?
  • Yves Molina
En fait je fais référence ni plus ni moins au développement durable. Chacun derrière les mots met ce qu’il entend, ce qu’il perçoit, ce qu’il ressent. Nous, nous ne sommes pas dans la perception, nous sommes dans l’action. Accueillir de l’ordre de 2 500 à 3 000 emplois sur un secteur comme celui-ci c’est créer un morceau de quartier de la ville de Genas. Nous devons impérativement la connecter à son environnement, l’ouvrir sur la ville et ne pas oublier que ce seront 2 500, 3 000 personnes qu’il faut traiter comme des citoyens qui vivent dans la ville. À ce titre, nous devons accompagner l’accueil des entreprises et de leur personnel en leur offrant en anticipation des services. Quels sont-ils ? Nous allons y travailler dès lors que les entreprises s’installeront, ces services peuvent ressembler à de la restauration, cela paraît évident, même si la restauration sur le territoire est connu. Il faudra certainement compléter la garderie d’enfants, c’est-à-dire une crèche. C’est un sujet que nous travaillerons également avec la ville, forcément. Nous avons créé une société filiale qui est chargée de développer des services sur ces grands projets d’aménagement dans l’agglomération.
  • Yves Molina
C’est bien ainsi que nous pourrons former un voeu ce soir. Merci.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Monsieur Yves MOLINA merci beaucoup pour ces précisions et sans doute à une prochaine édition de ces vœux pour évoquer les premières installations d’entreprises… Je vous laisse rejoindre la salle…
  • Nadjette Maouche-Baillard
Monsieur le maire… Abordons à présent le 3ème et dernier axe de votre mandat avec notamment le sport, la culture et plus particulièrement l’engagement associatif ! Mais tout d’abord le retour en images sur cette première moitié de mandat avec une sélection de réalisations…

Projection du diaporama des réalisations depuis le début du mandat pour l’axe 3

  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors que retient-on de ces années écoulées monsieur le Maire ?
  • Daniel Valéro
C’est moins facile de choisir, sur cet axe, car les actions que nous venons de voir sont très différentes les unes des autres. Il y a néanmoins des projets phare qui ont vraiment changé notre relation avec les administrés. Et je reviendrai sur la mise en place du guichet unique pour la population. Il permet de recevoir les habitants et de traiter l’essentiel des demandes sans passer d’un service à l’autre. Sans refaire à chaque fois tous les papiers. Et en plus, c’est désormais ouvert le samedi matin et en nocturne le jeudi. Ce qui n’a jamais été proposé à Genas. C’est un vrai progrès pour nos concitoyens. Pareil pour le Dôme des associations qui est l’interlocuteur privilégié pour les bénévoles. Là aussi, ils disposent d’un lieu propre, de personnel dédié, de formations spécifiques. La quasi-totalité des membres de mon équipe est issue d’associations. Donc nous étions bien placés pour connaître la difficulté de cet engagement. C’est pour cela qu’il était important pour nous de créer le Dôme des associations afin d’aider les bénévoles, et notamment tous ceux qui sont dans la salle. Parce que c’est dur de sacrifier son temps libre. Parce que c’est rare d’accepter d’endosser des responsabilités de façon désintéressée. La moindre des choses était pour nous de leur faciliter la tâche.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Vous nous aviez beaucoup parlé l’an dernier de votre souhait d’une relation de proximité avec les habitants. Alors où en êtes vous « à l’usage » ?
  • Daniel Valéro
Je n’ai pas changé d’avis et nous continuons de faire beaucoup de terrain. Car pour moi, l’un des points essentiels, c’est l’échange avec les Genasssiens autour des projets. J’ai animé environ 70 réunions de proximité dans tous les quartiers, sur tous les sujets, avec les habitants, avec les commerçants, avec les associations…. C’est un moyen précieux d’ajuster nos propositions et d’essayer de se « tromper » le moins souvent possible. J’aime aussi beaucoup un autre exemple, plus festif celui-ci, avec la création des « Week-ends sur la place » de la République. C’est vraiment une superbe aventure avec le « Week-end à la plage » en juillet et, c’est tout récent puisque nous l’avons initié en décembre dernier, le « père Noël à la place » avec une patinoire éphémère en synthétique. Parce que là aussi, c’est mieux pour la planète ! De plus, les associations et les commerçants jouent à chaque fois magnifiquement le jeu et ce n’est que du bonheur lors de ces animations qui -je le rappelle- sont ouvertes à tous et le plus souvent gratuites.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Il me semble, monsieur le maire, que vous avez oublié quelque chose ou alors vous avez beaucoup changé ?
  • Daniel Valéro
Je vois que vous continuez de me taquinez Nadjette. Bien sûr qu’il y a un autre point fort dans l’année écoulée : la création du complexe sportif Pierre Peyronnet avec le fameux terrain de football en synthétique. Nous l’avions longuement évoqué ensemble l’an dernier. Mais comme je sais quel est votre prochain invité, je vais l’attendre pour en reparler…
  • Nadjette Maouche-Baillard
Vous faites toutes les transitions à ma place monsieur le maire alors allons-y… Je vous propose d’accueillir le président du Comité Départemental Olympique et Sportif, monsieur Jean Claude JOUANNO
  • Nadjette Maouche-Baillard
Bonsoir monsieur Jouanno, alors quel est ce lien particulier que vous partagez avec le terrain de foot en synthétique de Genas ?
  • Jean-Claude Jouanno
Bonsoir à toutes et à tous.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Alors bonsoir monsieur Jouanno alors dites nous un peu, quel est ce lien particulier que vous partagez avec ce fameux terrain de foot en synthétique de Genas ?
  • Jean-Claude Jouanno
D’abord je crois que c’est une rencontre d’hommes. Quand, avec Daniel, nous étions des joueurs de rugby nous avons su transmettre les valeurs d’engagements d’excellence qui ont fait que le jour où Daniel m’a téléphoné pour ce dossier nous avons pu aboutir. Parce qu’il y a des commissions qui examinent les projets, et moi je connais l’homme qui est à sa tête. Je peux vous dire mesdames, messieurs, que quand il avait 22 ou 23 ans sur un terrain c’était un leader et que nous on commençait à vieillir on ne pouvait plus le suivre.
  • Daniel Valéro
Je pense qu’il ne faut pas parler de nous Jean-Claude. Le passé, c’est le passé. Je crois Nadjette qu’il faut vraiment remercier Jean-Claude Jouanno, parce qu’il est trop modeste, il parle de moi mais c’est de lui qu’il faut qu’il parle. Sur ce dossier c’est lui qui nous a apporté la plus grosse subvention. Donc déjà on doit le remercier pour ça et, le démarrage du projet était mal en point parce que pour la première demande on était hors délais si ma mémoire est bonne.
  • Jean-Claude Jouanno
Disons que le premier rebond a été défavorable. Après on a essayé de faire un rebond favorable.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Ils ont transformé l’essai !
  • Daniel Valéro
Et donc grâce à son intervention c’est lui qui a permis de transformer l’essai !
  • Nadjette Maouche-Baillard
Vous qui parcourez la France et le monde, monsieur Jouanno, il fait bon être sportif à Genas?
  • Jean-Claude Jouanno
D’abord, nous avons eu déjà deux ou trois expériences avec la ville de Genas et chaque fois nous avons trouvé un certain professionnalisme, un accueil. On s’est rapproché de cette commune car nous nous avions aussi un projet qui était un projet sportif, pour une commune avoisinante, parce que nous sommes installés intra-muros. Nous pensons que nos compétences, peuvent s’ajouter aux compétences de la ville de Genas donc c’est ce qui a fait que nous nous sentons bien ici. Nous sentons un dynamisme, nous sentons une équipe, nous sentons ce que nous aimons. J’ai vu les interventions précédentes, j’ai trouvé une qualité, des gens qui ont réfléchi. Je crois que c’est une commune où le premier magistrat fait preuve à la fois de modestie, mais aussi d’ambition pour les autres et ça c’est très important car dans le monde associatif c’est le partage qui nous fait avancer.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Je crois que je vois où vous voulez en venir monsieur Jouanno. Parce qu’en préparant votre interview, vous m’avez fait quelques confidences et je crois que vous avez une superbe nouvelle à annoncer, avec monsieur le maire, pour le monde associatif. Je vous rassure, je n’ai rien dit à personne donc vous avez la primeur de l’annonce à nos invités de ce soir. Alors qui en parle ?
  • Jean-Claude Jouanno
Monsieur le maire.
  • Daniel Valéro
En fait, il y a longtemps que nous réfléchissons avec Jean-Claude Jouanno à une collaboration plus étroite avec le comité olympique, et surtout, avec l’un de ses fers de lance, que Jean-Claude préside, et qui s’appelle Prosport69. Et donc ce soir, nous sommes en mesure d’annoncer l’installation de l’association Prosport69, qui va quitter Lyon et faire escale chez nous, à Genas, à la maison Antoine Olagnon, au coeur du Dôme des associations. Et c’est une belle avancée car depuis 20 ans, cette association -qui est incontournable pour le mouvement associatif- accompagne, forme les bénévoles, peut les salarier… Bref ce sera un vrai centre ressources pour nos bénévoles et pour les associations. Il viendra en appui de l’excellent travail déjà réalisé par les techniciens du Dôme des Associations pour apporter le plus de moyens possibles au développement et à la pérennisation de la vie associative de Genas.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Donc ça veut dire quoi concrètement pour les bénévoles genassiens, monsieur Jouanno ?
  • Jean-Claude Jouanno
Prosport69 – CRIB est une association créée par monsieur Roger Bambuc donc il y a plus d’une vingtaine d’années. Nous participons à la structuration du monde associatif, à la création d’emplois avec des aides à l’emploi et des aides à la formation. Nous étions un peu à l’étroit à Lyon. Nous avons pensé que dans une commune où il y a 13 000 habitants environ, un peu plus d’une centaine d’associations, il y a un vrai vivier pour aider les bénévoles, les dirigeants. Nous savons quelles sont les contraintes du bénévolat. Là, nous serons un peu une vitrine où vous trouverez tous les renseignements possibles pour, structurer vos associations, créer des emplois en complémentarité de ce qui se fait déjà. Nous représentons modestement un peu plus de trois cent cinquante emplois et sommes un facilitateur pour faire en sorte que le bénévolat se structure. Le bénévolat c’est un enthousiasme permanent. Il faut s’investir, transmettre le savoir que nous ont transmis les anciens. Et ça je crois que c’est la force du bénévolat, c’est le lien social, c’est la citoyenneté. C’est ce qui fait qu’une commune est structurée pour qu’après vous puissiez prêcher la bonne parole avec vos enfants et vos petits-enfants qui j’espère un jour prendront notre place. C’est ce que nous souhaitons ardemment !
  • Nadjette Maouche-Baillard
De la conviction, alors
  • Daniel Valéro
Juste une précision quand même. Je voudrais que les bénévoles soient contents de cette annonce, mais il ne faut pas qu’ils croient que Prosport n’est que pour eux. C’est pour l’Est Lyonnais. Et, en étant basés chez nous avec le Dôme à côté, on ne sera pas trop mal placé pour être aidé.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Il y aura un rapport quand même assez privilégié.
  • Jean-Claude Jouanno
J’ai bien compris, j’entends encore des deux oreilles à mon âge, j’entends bien.
  • Daniel Valéro
Mais Jean-Claude, tu ne seras pas le seul. Parce qu’il y a aussi Claude Villard qui s’occupe de l’aménagement du territoire à la CCEL. Il est également notre interlocuteur privilégié pour le PSADER. Donc avec ce que je viens de dire Claude, il va falloir nous donner un coup de main aussi pour le PSADER. On a besoin de toi pour les subventions.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Le message est passé, il n’a pas de micro mais je l’entends de loin.
  • Jean-Claude Jouanno
Et pour compléter un peu tout ça. Vu le projet qui se passe du côté de la rue du Repos, nous avons hier examiné un dossier de demande qui concerne à la fois le vestiaire pour le rugby, bien sûr, mais aussi le roller-skating. Je crois que les commissions de travail devraient pouvoir donner un avis que nous espérons, bien sûr, favorable.
  • Daniel Valéro
Ah merci Jean-Claude, ça c’est la bonne nouvelle aussi, il n’y a que des bonnes nouvelles ce soir.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Quelle belle année, elle démarre bien en tout cas.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Après cette belle annonce, quels autres projets pour 2012 et pour l’axe 3 ?
  • Daniel Valéro
En 2012 nous réhabiliterons le site du château de Veynes. Nous y installerons une aire de jeux, un espace de détente, un parcours de promenade et surtout, un bicross. Ce sera un autre poumon vert bien équipé au Sud de Genas. J’en profite d’ailleurs pour souligner que l’aire de jeux sera co-financée par le député Philippe Meunier. Il avait d’ailleurs déjà mis son enveloppe parlementaire à disposition pour nous aider sur l’aire de jeux du quartier de Vurey. Je le dis car on le sait peu et ce sont aussi tous ces gestes qui nous aident à boucler nos opérations.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Quoi d’autre ? Profitez-en monsieur le maire, peut-être que notre invité pourra vous donner un coup de pouce donc c’est le moment de l’allécher avec de beaux projets…
  • Daniel Valéro
Parfait Nadjette, je crois que la mairie va vous embaucher pour aller chercher des subventions… Plus sérieusement, nous enclenchons aussi la réhabilitation, qui s’échelonnera sur plusieurs années, du secteur des étangs de Mathan à Azieu. En 2012, ce sont les accès et la sécurisation du site qui seront menés à bien. Puis ensuite la restauration des étangs et celle de la zone naturelle… Nous travaillons aussi sur la rétrocession du Centre d’Enfouissement Technique, à côté de la déchetterie et toujours à Azieu, mais là à plus long terme. Nous détiendrons à l’issue des ces différents chantiers, l’une des plus vastes zones vertes de toute l’agglomération lyonnaise et de l’Est lyonnais donc c’est un vrai enjeu pour Genas, la ville nature.
  • Nadjette Maouche-Baillard
Je pense que nos invités ont eu un bel aperçu de ce qui a été fait et d’une partie de vos projets pour 2012 et au-delà. Et comme nous avions promis de prendre de la hauteur, je vous propose un dernier petit film pour aller -non seulement plus loin- mais plus haut… C’est parti pour une petite promenade en ballon ! C’est impressionnant alors j’espère que vous n’aurez pas le mal des transports ! C’est parti en images…

Projection de la vidéo du voyage en ballon au-dessus de Genas

  • Nadjette Maouche-Baillard
Joli voyage messieurs, non ? Et belle commune… Notre échange touche maintenant à sa fin. Merci à ceux qui sont venus sur ce plateau et à vous tous, pour votre présence. Avant de laisser le mot de la fin à monsieur le maire, je vous souhaite une bonne fin de soirée et une très bonne année. Bonne année à vous aussi, monsieur le maire, je vous souhaite plein de réussites dans vos projets pour les Genassiens.
  • Daniel Valéro
Merci Nadjette pour cette soirée et pour vos vœux. J’en profite pour vous présenter -à mon tour- et à tous nos invités, mes meilleurs voeux pour 2012 pour leur vie personnelle, associative, mais aussi professionnelle car la situation économique n’est pas forcément facile. J’espère que 2012 vous apportera beaucoup de joie et de satisfaction. Mon équipe d’élu(e)s et moi-même sommes à votre disposition pour poursuivre l’échange pendant la suite de la soirée. Et je vous invite maintenant à partager un verre pour fêter, comme il se doit, la nouvelle année et aussi à tirer les rois car c’est aussi de saison. Merci et à tout de suite.

Discours. Lancement de saison 2011

Lancement de saison du Neutrino

-Vendredi 9 septembre 2011-

Atrium de l’hôtel de ville

C’est la deuxième fois que nous organisons cet événement, non plus au sein du Neutrino, mais directement dans l’atrium de l’hôtel de ville. Comme je vous l’avais indiqué l’an passé, nous souhaitons vraiment faire vivre ce bel espace et vous y accueillir le plus souvent possible. Donc aujourd’hui vous le voyez orné de pendrillons, comme dans un théâtre, et ça tombe plutôt bien. Car -vous l’avez peut-être lu dans notre programme- la saison 2011-2012 reviendra aux premières amours du Neutrino avec une sélection très théâtrale. Mais la ressemblance avec le théâtre s’arrêtera là. En tout cas pour ce qui me concerne car, et vous me connaissez, je ne vais pas me lancer dans de longues tirades. Ou alors, il va falloir que le service culturel me fournisse tout de suite un souffleur si je veux avoir une petite chance d’éviter de tomber dans la comédie ou pire, dans la tragédie !!! Plus sérieusement, nous sommes ravis avec Nathalie Thevenon et l’équipe de la culture de vous faire découvrir, dans quelques minutes, notre choix de programmation. Tout en restant attachés à la thématique de cette année, le théâtre, nous avons varié les déclinaisons. Vous retrouverez aussi bien des grands auteurs classiques que des formes plus ludiques de théâtre avec du café théâtre, ou encore du théâtre musical ou du théâtre contemporain… Bref, chacun devrait trouver des soirées à son goût. Dans la lignée de ce que nous avons initié l’an passé, nous confirmerons une plus grande transversalité inter-services et notamment entre le Neutrino et la médiathèque. Comme vous le savez, nous avons réaménagé la médiathèque pour laisser le spectacle « entrer » entre les rayonnages ou s’inviter dans le petit amphithéâtre. Donc cette année nous renouvelons cette orientation et les trois coups raisonneront aussi dans la médiathèque avec des ateliers, des rencontres avec les artistes… Enfin, et là vous avez déjà pu assister à 2 ans de représentations : la culture va continuer de s’infiltrer dans tous les espaces urbains. Au détour du marché ou sur les places comme cette semaine, place J. Jaurès, à l’occasion de la Saint Rafletout. Un orchestre est venu animer cette soirée, peut-être un peu traditionnelle, pour lui donner un nouveau souffle et faire passer un bon moment aux Genassiens. Donc ce sera le coup de théâtre un peu partout dans les quartiers tout au long de l’année car nous comptons bien multiplier… nos théâtres d’opération !!! Mais je cède la place à Nathalie Thévenon. Nathalie va vous présenter tous ces morceaux choisis à l’occasion desquels j’aurais plaisir à vous rencontrer, si mon rôle de maire me laisse quelques soirées pour aller apprécier les rôles endossés par tous ces comédiens que nous allons accueillir. Bonne soirée.

Discours. Débat d’orientations budgétaires 2012

Débat d’orientation budgétaire – Budget principal - 25 novembre 2011 – (Extraits)

Bilan prévisionnel de l’exercice 2011 Les dépenses de fonctionnement : Le montant estimé des dépenses réelles de fonctionnement 2011 sera au maximum de 16 000 K€ auquel, pour la commodité de la présentation, il convient d’ajouter l’amortissement du capital de la dette qui s’élève à 1 037 K€, soit un total de 17 037 K€. Dans la poursuite de la dynamique engagée en 2010, il est à noter un effort certain réalisé sur l’exercice 2011 sur : La section de fonctionnement 2011 a été émaillée d’une multitude de réalisations au bénéfice des habitants, parmi les plus remarquables :

Mise en place du guichet unique d’accueil du public en mairie : un seul interlocuteur, un seul lieu pour accomplir toutes ses formalités avec des horaires élargis dont une nocturne le jeudi et une ouverture le samedi matin. Sans oublier la mise aux normes PMR des accès de l’hôtel de ville.

Installation de la gendarmerie à Genas, en plein centre ville, après l’acquisition et la réhabilitation par la mairie d’un bâtiment désormais parfaitement adapté à leurs missions et à un accueil de qualité des populations.

Démolition de la maison Régis pour « ouvrir » ce parking central du centre ville et faire respirer le tissu urbain.

Finalisation du PEL (Projet Éducatif Local), création du conseil inter-crèches pour renforcer le lien entre les professionnels de la petite enfance et les parents, amélioration de l’équipement des crèches ou des groupes scolaires, financements de projets jeunes par le biais du dispositif Pro’jeunes, nouvelles dotations en jeux de la ludothèque l’Arcade…

Livraison de la première Analyse des Besoins Sociaux de Genas pour ajuster au mieux l’offre de services sociaux aux besoins réels de la population.

Organisation du « Week-end à la plage de juillet », véritables vacances avant l’heure pour tous les Genassiens ou encore mise en place d’une patinoire accessible à nos scolaires et au grand public pour -cette fois-ci- transformer Genas en station de ski au mois de décembre. Plus surprenante (déroutante ?), la création d’une journée de sensibilisation à la sécurité routière et civile pour inciter tous les habitants à plus de prudence sur la route.

Approfondissement et multiplication des informations proposées en ligne sur le Blog communal. Plus de 150 internautes le consulte chaque jour et « contribuent » avec leurs questions ou leurs suggestions en ligne.

Les associations ou les professionnels n’ont pas été oubliés avec :

L’installation dans les murs de la maison Antoine Olagnon du Dôme des associations. Là aussi : vastes plages d’accueil et de conseil pour les bénévoles, session de formation, aide au montage de projets…. Sans oublier le partenariat quotidien avec les associations pour les aider à mettre en place les quelque 150 manifestations associatives annuelles comme, par exemple, le 35e anniversaire du jumelage avec Ronshausen ou encore la grande fête des Patoisans, qui a jeté une passerelle entre le Genas d’aujourd’hui et celui d’antan.

Le montage d’un dossier FISAC destiné à dynamiser le commerce local, déjà épaulé par les professionnels de la structure AID mandatée par la commune…

Et bien sûr la traditionnelle attention apportée à l’entretien de la ville, des voiries, des espaces publics… Pour faire la vi(ll)e plus belle… L’autofinancement : Compte tenu du réalisé estimé de 2011 l’autofinancement devrait se situer autour de 7 700 K€ (dont 1 200 K€ exceptionnels de dotation de solidarité communautaire et hors cessions d’immobilisations budgétées en investissement et constatées en fonctionnement. En effet, sous l’impulsion du Maire de la commune de Genas, la CCEL reverse en 2011 une dotation supplémentaire à l’ensemble des communes membres afin de permettre une répartition plus juste des recettes de la CCEL avant l’intégration des communes de Toussieu et Saint-Pierre-de-Chandieu). À noter la vente du Bretagne à l’OPAC du Rhône en octobre pour un montant de 1 400 K€. Les dépenses de fonctionnement en 2012 L’enveloppe globale des dépenses réelles de fonctionnement devrait s’élever à 8 470 K€ en 2012 (hors masse salariale de 8 750 K€ et intérêts des emprunts 350 K€).

Poursuite des travaux de rénovation des bâtiments municipaux dans une optique d’économie d’énergie et de gestion plus durable du patrimoine. Dans la même veine environnementale, accentuation des efforts pour améliorer la qualité des espaces verts et du fleurissement en proposant une approche renouvelée et créative, plus économe en eau ou en produits phytosanitaires. La ville accroîtra également la surface de ses jardins ou espaces naturels avec un entretien adapté façon « parc » ou façon « zone naturelle », selon les besoins et la configuration des sites. Corollaire de l’embellissement, l’accent sera également mis sur la propreté urbaine (pour la partie non gérée par la CCEL). Il convient d’être mieux armé face aux incivilités quotidiennes et aussi d’y consacrer des fonds plus importants pour garder la ville belle, mais aussi propre ! Le même effort est d’ailleurs sollicité de la part de la CCEL afin d’améliorer le niveau des prestations qu’elle assume.

Dans l’optique de « fluidification » de l’usage du centre ville et pour garantir un accès simplifié aux commerces, la phase 2 de la zone bleue a été mise en oeuvre dans la rue de la République. Les acquisitions foncières se poursuivront pour l’étendre à tout le centre bourg. Celles-ci sont également indispensables pour autoriser la réhabilitation complète de cet axe essentiel de Genas.

Le public jeune et les enfants continueront de bénéficier de dispositifs tel « Pro’Jeunes » ou d’une multitude d’animations, camps, accueils en journée… L’offre est revisitée chaque année et le plus souvent co-produite avec les jeunes, qui sont ainsi acteurs de leur temps libre conformément aux objectifs du Projet Éducatif Local (PEL). La ludothèque verra son potentiel renforcé avec l’arrivée d’un animateur complémentaire pour installer définitivement cette structure dans les habitudes genassiennes. Elle accueillera encore plus confortablement les petits et les grands ! Parallèlement, le Projet Éducatif Local imprègne progressivement tous les intervenants des secteurs de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse. Les actions se mettent en place, le tissu associatif apporte sa contribution aux interventions des institutionnels… Bref, de « Projet », il est devenu une pratique et une « Réalité » quotidienne.

Redéploiement de l’usage de certains bâtiments municipaux avec la création d’un véritable pôle de service à la population au sein des locaux mis à disposition notamment de GES. Profitant d’une localisation autonome de ce site, et grâce au partenariat avec le CCAS, ce bâtiment accueillera les publics les plus fragiles pour, comme actuellement, une aide à la recherche d’emploi mais bientôt pour aider à l’orientation, pour des questions relatives à la santé ou encore pour proposer les services de l’écrivain public.

La proposition d’animations gratuites, ouvertes à tous, sur les différents espaces publics de la ville, avec les animations de rue ou les « Week-ends sur la place », sera poursuivie devant leur franc succès rencontré depuis 2 ans. Ces festivités ont assuré un large rassemblement de la population autour des loisirs. Elles ont multiplié les occasions d’échanges et d’appropriation des espaces publics, notamment de la place de la République. Elles sont également génératrices d’un trafic important dans les commerces de Genas et contribuent à la dynamisation du centre ville.

De façon complémentaire, quelques inaugurations de nouveaux équipements (espace sportif de proximité de la rue du Repos, self Jean d’Azieu…) ponctueront l’année. La population sera, comme toujours, invitée afin de partager ces moments importants de l’évolution de Genas et découvrir la richesse de l’offre genassienne en matière d’équipement.

Le tissu associatif sera encore conforté avec le déploiement confirmé du Dôme des associations, la multiplication des conventionnements triennaux entre la ville et les associations (source de stabilité pour les associations avec des financements garantis jusqu’à la fin du mandat), la mise en place de formations dédiées, un accompagnement personnalisé lors des nombreuses permanences d’accueil…

Poursuite de la politique d’accueil de qualité de la population avec l’extension « virtuelle » du Guichet unique via la création du portail famille. Mis en ligne sur le blog de la ville dès janvier, c’est l’ensemble des formalités liées à la gestion de la famille qui s’effectuent en un seul clic. Et si les démarches administratives devenaient une simple… formalité ?

Les dépenses de personnel : La masse salariale devrait s’élever à environ 8 750 K€, soit une évolution de 230 K€ par rapport au budget primitif de 2011. Il est à noter plus particulièrement que le Glissement Vieillesse Technicité (GVT) s’élève à 24 K€. Les subventions : En 2012, les subventions (hors CCAS) devraient rester stables par rapport à celles de 2011, soit un montant de subventions de 727 K€. La subvention d’équilibre au budget annexe du CCAS devrait quant à elle s’élever à 240 K€. Section d’investissement Bilan provisoire des investissements de 2011 : Tous les investissements ont été définis dans le cadre de la programmation pluriannuelle des investissements présentée dans le plan de mandat qui sont ajustés dans une déclinaison annuelle de l’annonce faite à la population en 2008. a) Les dépenses d’investissement de 2011 (hors dette) : Compte tenu des réalisations actuelles 4 364 K€ et des engagements en cours, les dépenses d’investissement (hors dette) devraient s’élever à 7 462 K€. Ces dépenses sont réparties sur les 3 axes. Ci-dessous petit florilège des réalisations importantes ou marquantes… AXE 1 : VERS UN NOUVEL ART DE VILLE (urbanisme/travaux) - La rue du Repos achève sa métamorphose échelonnée sur 3 exercices budgétaires, vu la profondeur de cette réhabilitation, et qui en fait un secteur phare de la ville. Si les engins sont encore à l’ouvrage à l’heure du Débat d’Orientations Budgétaires, c’est maintenant le temps des finitions. Cet espace terne et un peu vide va bientôt reprendre vie avec des espaces bien identifiés pour chaque tranche d’âge ou type d’activité. Sportifs assidus, rolleyeur du dimanche, amateur de toboggan ou de sieste au soleil, chacun son rythme, chacun sa place. L’acte III de la rénovation du secteur du Repos devrait le sortir de sa torpeur… - On va aussi se détendre place de la Paix. Après la rénovation de la rue J. Moulin, la réhabilitation du parc Réaux, la création d’une aire de jeux pour les enfants… le giratoire de la place de la Paix fait sa révolution. Belle signature végétale, éclairage apaisé et tout doux pour faire étape –une fois n’est pas coutume- en coeur de chaussée ! - Vaste programme de voiries tant en termes de réseaux humides, d’enfouissement de réseaux secs, de réhabilitation de surface que d’implantation d’espaces verts…. La rue Carnot, la rue Frédéric Chopin, les accotements de la rue Jean Jaurès, la rue Bellevue, les derniers tronçons de la rue de Rupetit et du chemin de Cadou, la rue Gambetta se sont faits une beauté dessus ou bien dessous ou parfois même les deux ! - Dressée comme un totem, la nouvelle signalétique des bâtiments communaux pousse devant les écoles, les crèches… Autant de signaux pour garder la trace… AXE 2 : MA VILLE ET MOI, C’EST POUR LA VIE (petite enfance, enfance, jeunesse, économie, social, personnes âgées) - Et de 3 ! avec l’inauguration du self de l’école Joanny Collomb, ce sont trois groupes scolaires qui sont désormais dotés d’un self : nouveaux îlots de distribution des plats, nouvelle salle de restaurant, mobilier tout neuf et plein de couleurs, locaux de détente pour le personnel et même… création d’une nouvelle salle d’activité immédiatement attenante à l’espace de restauration. À Joanny, le temps du repas c’est le temps du bonheur tout self-ement ! Le prochain et dernier self à créer est celui de l’école J. d’Azieu et il est au programme 2012. En attendant, J. d’Azieu change de « toit » avec la deuxième tranche de rénovation de la toiture. Pour être sûr de manger au sec ! - Et de 5 ! avec la construction de l’aire de jeux intégrés aux plateaux sportifs de la rue du Repos. Comme ça les grands jouent au ballon et les petits jouent aussi… Plus de tranquillité pour l’extrémité de la rue du Repos avec la rénovation des abords du cimetière d’Azieu : création d’un square, mise en place de bancs, création d’une dépose minute à l’entrée… Comme ça nos disparus restent vraiment avec nous ! AXE 3 : UNE VILLE PLEINE DE VIE(S) (culture, sport, Dôme des associations) - Genas, la ville nature se décline désormais sportivement avec l’ouverture du complexe sportif P. Peyronnet doté d’un terrain de football en synthétique 100 % nature, d’un vestiaire et d’un club house digne des meilleures divisions de football, d’un vaste parking arboré, d’un giratoire d’accès parfaitement sécurisé… Ce nouveau terrain synthétique porte haut les couleurs de l’écologie en réduisant ou annulant les coûts d’entretien, les consommations d’eau ou la production de déchets. Finies également les dépenses de marquages ou les fermetures de terrain pendant l’hiver. C’est une pratique plus confortable, tous les jours de l’année et par tous les temps qui est proposée aux clubs, aux écoles ou aux entreprises ! - Transformation du terrain Marcel Gonzales en espace sportif de proximité en libre accès avec un parvis sécurisé pour que les enfants puissent stationner leurs 2 roues ou discuter tranquillement sans être en danger sur la route. - « Vraie » mise en service de la salle Saint-André, au coeur du quartier d’Azieu. Nouvel espace d’accueil de proximité pour les bénévoles et leurs activités, cette salle a été entièrement revue intérieurement avant de se parer en 2012 d’un nouvel aspect extérieur. Salle historique du quartier d’Azieu, emblématique de la vie de quartier d’antan, elle était pourtant promise à une démolition que la municipalité a ajourné afin de lui redonner la place, qui était la sienne dans la ville. Lieu de réunion, de rencontre… Elle accueille à nouveau les associations et leurs activités. Elle s’inscrit dans le projet global de rénovation et de revitalisation du quartier d’Azieu. - Et parce que tous ces projets sont présentés à la population et parfois même âprement discutés, 17 réunions de proximité ont été organisées en petit ou grand comité aux 4 coins de la ville. Les dépenses d’investissement en 2012 AXE 1 : VERS UN NOUVEL ART DE VILLE Différentes études ou opérations d’aménagement urbain marqueront prioritairement l’année 2011 et seront mises en avant dans ce document d’orientations budgétaires, petit inventaire : - Le Château de Veynes : l’équipe municipale ne souhaite pas rouvrir ce tènement communal à la commercialisation mais plutôt le préserver, au moins dans sa partie Sud, en espace de loisirs. Une étude sera conduite afin de dessiner un schéma d’organisation de l’espace comportant une aire de jeux et un espace de repos, l’implantation du terrain de bi-cross, la réhabilitation de la zone boisée… et d’enclencher les travaux. L’espace sera progressivement clos pour bien l’identifier comme un parc urbain de proximité pour les habitants du quartier. - Les Étangs de Mathan : Le réaménagement de cette zone verte, prévu au plan de mandat, s’effectuera en plusieurs phases vu l’ampleur des travaux et leur coût, mais aussi pour refléter les pratiques de loisirs actuelles. Un schéma d’ensemble est à l’étude pour analyser la dévolution finale de chacune des zones. Pour 2012, les travaux de voirie et de réseaux de la rue des Étangs seront enclenchés ainsi que la création d’un parking extérieur au secteur des étangs. Il sera ainsi apaisé et libéré de toutes intrusions de véhicules, en dehors de ceux des riverains immédiats. La zone naturelle sera close et un accès de type « parc urbain » mis en place pour que les enfants et les grands profitent du site en toute quiétude. Une dépose minute confortable sera également créée. Les phases suivantes seront marquées par la réhabilitation des étangs et de leurs abords, la création de chemins piétonniers, d’aires de jeux, l’entretien de la zone boisée… - La mutation du tènement de la caserne des pompiers : L’unité de secours actuellement localisée rue Réaux s’installera, fin 2013, dans sa nouvelle caserne située sur la Z.I. Mi-Plaine. Le tènement foncier ainsi que le bâtiment seront alors restitués à la commune, qui en est propriétaire. Il convient donc dès lors d’imaginer une nouvelle affectation à ce site à la fois vaste et bien desservi en voirie. Monsieur le Maire a un projet pour ce site à savoir sa réhabilitation (sauf contre-indication en matière de coût ou de contraintes architecturales ou de matériaux de construction) visant à y installer les centres aérés « Les Moussaillons » et « La Galipette ». La configuration du bâti et la dimension des espaces extérieurs offrent également la possibilité d’installer des aires de jeux, terrains de sport… tout en laissant assez de place pour des parkings et la création d’une dépose-minute. Le tènement est également suffisamment grand pour autoriser un léger réaménagement du rond-point et permettre, à l’issue, la giration des bus. De façon complémentaire, et afin d’optimiser l’occupation de ces locaux toute l’année et tous les jours, monsieur le Maire envisage d’y localiser des temps d’accueil associatifs voire des activités sportives. Là aussi une étude sera diligentée afin d’étudier la faisabilité et la pertinence de l’opération. - L’îlot Danton – République : Les travaux concernant le monument aux morts et l’ancien bâtiment de la Poste sont enclenchés avec, pour le premier, son déplacement et son implantation au sein du parc de la Colandière. Pour le second va bientôt démarrer le désamiantage, préalable à la démolition programmée en début d’année 2012. Dès la libération du Sud de l’îlot, le réaménagement complet du secteur pourra s’amorcer dans une logique de priorité aux commerces de proximité, de complémentarité avec l’offre commerciale existante, d’accessibilité en modes doux… Des études sont donc enclenchées prenant en compte l’ensemble du tènement Sud et intégrant les logements existants et la galerie marchande. L’idée est de restaurer un linéaire marchand, côté rue de la République, surmonté de logements et doté de parkings en sous-sol. La galerie marchande est en effet mal positionnée et ne répond plus aux exigences commerciales d’aujourd’hui. Ses commerces sont trop distants du linéaire République pour profiter de la dynamique commerciale d’ensemble et l’alimenter. L’absence de vitrine, la vétusté de cet îlot… rendent incontournable sa complète restructuration. Il convient par ailleurs de créer une traversante entre l’école Joanny Colomb élémentaire et l’école Joanny Colomb maternelle pour mieux relier les deux écoles et sécuriser la circulation des enfants… Un architecte-urbaniste imagine donc actuellement ce futur espace public qui prendra le visage d’un mail planté, doté de places de stationnement. - Le réaménagement d’Azieu : Le jury de concours a trouvé son aboutissement avec un projet respectueux de l’identité du quartier et de son fonctionnement et qui revisite assez fondamentalement son esthétique et modernise ses usages. Un calendrier de travail serré a été mis en place afin d’enclencher en premier lieu la création de la plateforme dédiée aux stationnements des bus à côté de l’école Jeanne d’Arc, la sécurité routière étant précaire dans ce quartier. Parallèlement seront amorcés tous les travaux de réseaux et voirie avant ceux d’embellissement. Le début des travaux est programmé avant l’été 2012. - Le programme pluri-annuel de réaménagement des voiries genassiennes se poursuivra à un rythme soutenu, en collaboration avec la CCEL. Ces chantiers déclineront les objectifs permanents de la municipalité en termes de sécurisation de la circulation et de cohabitation entre les différents modes de déplacement, création de trottoirs, traitement élégant à travers le choix de matériaux nobles (enrobés rouge, bordures Mont d’Or…) sans oublier la résolution progressive des risques d’inondation. À noter également, la poursuite du travail sur la révision générale du PLU pour ancrer un nouveau modèle de développement urbain adapté aux caractéristiques propres de Genas. - Enclenchement, au 2e semestre 2012, des travaux d’accès à la future zone d’activité G’Sud/EverEst Park avec notamment la création d’un giratoire qui apaisera aussi la circulation de la rue de l’Avenir. AXE 2 : MA VILLE ET MOI, C’EST POUR LA VIE - Comme annoncé, dernier chantier de création de self dans les écoles genassienne avec celui de l’école Jean d’Azieu. Chantier difficile, car il n’existe aucune solution de repli pour héberger le restaurant scolaire qui devra donc être entièrement construit pendant les vacances d’été. Comme pour les autres écoles des îlots seront mis en place en fonction des plats, une large place sera laissée à l’éveil du goût, une attention apportée à la circulation et à l’acoustique… De quoi être bien dans son assiette ! - Une étude sera lancée pour la crèche des P’tites Quenottes afin d’étudier les possibilités de modernisation ou de remplacement du bâtiment, aujourd’hui un peu défraîchi et un peu en retrait par rapport aux autres crèches genassiennes, il est vrai très au-dessus de la moyenne nationale. - Travaux aux cimetières d’Azieu et de Genas : travaux d’extension pour l’un, réfection du jardin du souvenir ou création d’un mur de la mémoire pour l’autre. AXE 3 : UNE VILLE PLEINE DE VIE(S) - Poursuite de la réfection, extérieure cette fois-ci, de la salle Saint-André d’Azieu pour l’intégrer parfaitement au sein du quartier d’Azieu qui sera en pleine rénovation. - Amélioration des conditions d’accueil au Jardin des lecteurs avec la pose de store et la modernisation du système de climatisation pour un jardin très frais… - Complément de la panoplie « sports de loisirs et de plein air » avec la re-création du terrain de bicross dans le bel écrin du Château de Veynes. Attendu depuis les travaux du terrain de football en synthétique, qui a pris sa place, le terrain de bicross ira rouler ses bosses dans un vaste espace boisé plus propice à cette activité. Mise en fonctionnement du nouvel espace sportif de proximité de la rue du Repos avec des nouveautés appréciables comme l’installation d’engins de fitness ou une toute nouvelle piste de roller. Sans oublier l’apparition (ou le retour ! ) de terrains de pétanque dans tous les quartiers de la ville et chaque fois qu’une opération de réaménagement est engagée. Et c’est toute la ville qui s’éveille au dialogue intergénérationnel…

Discours. Bilan de mi-mandat, mai 2011

Présentation de mi-mandat

Daniel VALÉRO, maire de Genas

1er défi – Habiter à Genas

  • N. Furer :     Ce défi n°1 - habiter à Genas – est un défi difficile car c’est sans doute l’un des domaines où une ville a le moins d’outils à sa disposition. Ces 3 dernières années, comment avez-vous procédé pour faire avancer les choses favorablement ?
  • D. Valéro : Tout le monde sait bien que le foncier est très cher à Genas et que chacun -et c’est bien normal- souhaite faire une bonne affaire quand il vend un terrain ou une maison ; que c’est l’une des villes les plus prisées de l’agglomération parce qu’il fait bon vivre chez nous et aussi parce que nous sommes très bien placés à proximité de Lyon et de tous les grands axes de circulation ; que c’est une des rares villes proche de Lyon où il reste autant de foncier disponible. Et du foncier de qualité.Cela n’a donc pas échappé au SEPAL, l’instance chargée du fameux Schéma de cohérence territoriale (Scot), qui envisageait d’installer, à moyen terme, environ 5 000 nouveaux habitants dans le secteur des Tâches à l’entrée ouest de Genas.Il a donc fallu que je me batte pour faire entendre la voix de Genas. Car Genas a déjà vu sa population multipliée par 4 en une génération et elle fait partie des villes françaises de plus de 10 000 habitants, dont la croissance a été la plus forte.Donc oui, Genas va gagner de nouveaux habitants, comme toute la grande agglomération de Lyon. C’est d’ailleurs souhaitable pour que toutes les classes d’âge soient représentées, pour éviter des fermetures d’écoles… Mais pas n’importe comment car accueillir de nouveaux habitants c’est aussi leur offrir des équipements, des crèches, des rues… Et ce n’est pas gratuit pour la collectivité. La ville ne peut éternellement multiplier le nombre de bâtiments municipaux, le nombre d’employés sans incidences lourde sur ses finances.Deux exemples pour illustrer ce que nous tentons de faire : celui du secteur des Tâches, que nous avons préservé -comme évoqué précédemment- et celui de la rue Descartes où un lotissement est en cours de construction. Il s’agit pour ce 2e exemple de lotir de façon « raisonnée », en comblant les espaces vides entre deux zones d’habitation et en adaptant le nombre d’habitants aux capacités d’accueil de la commune.À travers ces mesures d’équilibre, je souhaite préserver notre mode de vie paisible « à la genassienne » car nombre de Genassiens ont choisi Genas pour cette raison et parce qu’ils voulaient quitter des grandes villes comme Lyon ou Villeurbanne.
  • N. Furer :    Et comment vous êtes-vous emparé du retard accumulé par Genas en matière de logement social ?
  • D. Valéro : Nous devons en effet respecter les règles qui nous sont imposées. Notamment sur un sujet, qui agace parfois certains d’entre nous, celui du logement social. La règle nous impose 20 % de logements sociaux. Mais comme Genas a un retard très important en la matière, le Plan local de l’habitat -exigé par la Préfecture- nous impose 30 % de logement sociaux dans le neuf ou les réhabilitations. Ce retard nous vaut d’ailleurs de payer une très forte amende chaque année. Je vous rappelle au passage que depuis mon élection nous sommes passés de 248 logements sociaux en 2008 à 333 en 2010. Pour 2011, 70 logements sociaux devraient être produits. Ne pas avoir assez de logements sociaux, c’est aussi priver les jeunes célibataires, les jeunes couples ou encore les retraités -dont les revenus sont moindres- de la possibilité de rester dans leur ville. Aujourd’hui -et ce n’est pas une nouveauté car il y a toujours eu une écrasante majorité de grandes maisons plutôt que de petits logements à Genas- près de 200 dossiers de Genassiens sont en souffrance. Si nous voulons augmenter leurs chances d’être satisfaits, il faut confirmer nos progrès. Donc, là aussi, c’est une question de proportion et il ne faut pas tout mélanger car plus de 70 % des Français sont éligibles au logement social. Les habitants des logements sociaux sont aussi nos enfants ou nos parents. Alors, chaque fois que cela sera possible, nous prioriserons ces Genassiens-là même si la mairie n’a absolument pas le dernier mot en matière d’attribution de logement social. En résumé, notre souhait est vraiment -dans tous ces domaines- d’arriver à une ville « bien proportionnée ».

2e défi – Vivre à Genas

  • N. Furer :     Vivre à Genas, cela signifie quoi aujourd’hui ? Quels sont les grands principes qui ont conduit votre action depuis 2008 ?
  • D. Valéro : Nous avons enclenché un gros programme de rénovation urbaine pour mieux structurer la ville, la rendre plus accueillante, plus fluide. Nous avons retenu quelques grands principes. Tout d’abord, nous voulons vraiment conforter le centre République comme cœur de cité avec toutes les grandes fonctions d’une ville et un vrai linéaire commercial depuis la République jusqu’à la Colandière.Pour équilibrer le territoire genassien et accompagner son développement, nous allons également nous appuyer sur deux centralités complémentaires avec les centres-bourg d’Azieu et de Vurey. Pour le centre-ville République, la rénovation de la place et de la rue de l’Égalité est terminée. Pour la rue de la République et la rue de la Fraternité, c’est en cours, avec le Département. Pour Azieu, nous enclenchons, en fin d’année, une très grosse opération de rénovation de l’envergure de celle du quartier République. Vous avez d’ailleurs pu voir les tous premiers aménagements avec la rénovation des abords de l’école Jean d’Azieu. S’en suivront les rénovations complètes de la place J. Jaurès, du square Giboulet-Wassmann, du secteur de l’église. Pour Vurey, nous travaillerons jusqu’à la fin du mandat à la structuration générale du quartier avec -tout d’abord- un travail très long et très coûteux sur les réseaux et les voiries, préalable indispensables au réaménagement urbain. Nous avons ainsi bouclé le chantier du chemin de Cadou, celui de la rue Carnot est en cours et nous enchaînerons avec la rue Parmentier… car il y a vraiment beaucoup de travail en la matière dans ce quartier. Le 2e principe de nos aménagements est d’offrir -à terme- les équipements de proximité dont chaque habitant a besoin dans son quartier. Que les espaces publics soient des occasions de rencontres, des lieux où se déroulent des animations, des endroits vivants et conviviaux. Enfin, je veillerai à ce que ces opérations d’aménagement ou de réhabilitation respectent l’ « esprit » de notre ville, qu’elles préservent le patrimoine ancien -quand il y en a- qu’elles confortent notre mode de vie genassien. C’est-à-dire qu’elles conjuguent nos attentes d’équipements de qualité, avec notre souhait de conserver un air de campagne. En trame de fond général, ce que nous souhaitons, c’est vraiment maintenir les liens entre les habitants pour fuir la perspective d’une ville dortoir où les gens ne font qu’aller et venir sans se connaître. Nous voulons vraiment que les Genassiens ne partagent pas qu’un territoire, mais aussi des occasions de tisser des liens et de vivre ensemble, comme c’était le cas quand nous n’étions qu’une petite bourgade. Nos aménagements urbains devront servir ces objectifs.

3e défi – Circuler, respirer, durer

  • N. Furer :    Encore un défi ambitieux car il me semble que Genas avait, par le passé, mauvaise réputation dès que l’on évoquait le chapitre « voirie »…
  • D. Valéro : La circulation à Genas est l’une de nos premières préoccupations car la qualité des voiries est très dégradée. Et c’est en partie la même chose pour les réseaux souterrains, notamment d’eaux pluviales et d’assainissement, sans compter les carences en termes de bassin de rétention et d’infiltration d’eau, la multitude de réseaux secs (électricité…) qui ne sont pas encore enterrés… Un certain retard a été accumulé que nous devons rattraper. Or ceci coûte très cher. À titre d’exemple, une réfection complète pour une rue importante comme la rue Carnot revient à près de 1,5 million d’euros. Et c’est environ 2 à 3 millions d’euros pour un bassin de rétention ou d’infiltration d’eau comme celui de Cadou. Il faut donc faire des choix et prioriser les travaux.
  • Quels sont les principes qui guident votre action ?
À chaque fois, la démarche est la même : apaiser la vitesse, rationaliser le stationnement, sécuriser les modes doux avec la création de trottoirs et -si possible- de pistes cyclables, réparer ou remplacer les réseaux afin de mieux les calibrer et d’éviter les risques d’inondation et la pollution. Le tout avec des matériaux de qualité, de nature à valoriser l’environnement des riverains et des usagers. Nous développons aussi les traversantes douces pour donner l’occasion de se déplacer à pied plutôt qu’en voiture, comme celle que nous avons -par exemple- créée à Gandil entre la rue du Château d’eau et la rue Danton. D’autres verront le jour pour renforcer, notamment, les liaisons Nord-Sud qui sont aujourd’hui difficiles à pied.
  • En parallèle, vous avez aussi complété votre approche « développement durable » au cours de ces 3 ans ?
Oui, avec une vraie attention apportée aux espaces verts, à la mise en place d’enrobés à froid, à la pose de cellules photovoltaïques… Vous avez vu apparaître de nouveaux espaces verts, comme les Jardins de Gandil, d’autres ont été réaménagés et cela se poursuit. Nous avons aussi décidé de maintenir l’îlot du château de Veynes en espace vert. La commune a ainsi renoncé à 2,3 M d’euros puisque ce terrain devait être vendu à des promoteurs. J’ai aussi beaucoup travaillé sur le classement de secteurs très étendus en PENAP (protections des espaces naturels et agricoles périurbains). Ce sigle un peu barbare correspond à une politique portée par le Conseil général visant à protéger l’agriculture et les paysages. Nous avons été particulièrement proactifs en la matière en demandant -après concertations avec les exploitants agricoles- le classement d’espaces immenses, qui seront ainsi soustraits de l’appétit des promoteurs pour 20 à 30 ans et préservés comme autant d’espaces de respiration pour les Genassiens.
  • Et la zone du Fort de Genas, espace vert important s’il en est, que va-t-elle devenir ?
Nous nous sommes également intéressés de plus près au terrain de l’ancien Fort de Genas, délaissé depuis 50 ans. Cet espace de plus de 7 ha en plein centre-ville, est un site pour l’instant inaccessible car très dangereux du fait de la pollution pyrotechnique héritée de l’explosion du fort à la fin de la guerre. Mais il est aussi fortement contaminé par une très importante pollution industrielle suite au stockage de déchets de fonderie. Plus grave que la pollution laissée par l’explosion des soutes à munitions, cette pollution industrielle n’a -elle non plus- jamais été traitée. Elle a simplement, et seulement pour partie, été confinée. Et comme cela ne suffisait pas, elle a été accentuée par des dépôts de déchets de toutes sortes, notamment de démolition, jusqu’à encore très récemment pour arriver à 135 000 mde déchets sur une grande partie de la zone. Nous avons donc sécurisé ce lieu afin de protéger la population et enclenché des études approfondies. Les premières évaluations sont très inquiétantes en termes de coût et de délais pour dépolluer. C’est un budget situé aux environs de 10 millions d’euros qui est évoqué, selon les options choisies. Pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, cela représente donc 5 à 6 bassins d’infiltration d’eau ! Nous ne pourrons pas rattraper en un mandat, 50 ans de pollution accumulée. Mais il faudra bien prendre ce problème à bras le corps et imaginer des solutions pour nettoyer le site et le rendre, si possible, aux Genassiens. C’est, avec l’état des réseaux sous terrain, l’une des très mauvaises surprises de ce mandat, qui va impacter fondamentalement nos finances. Nous cherchons donc des solutions avec des partenaires, des financeurs et reviendrons vers vous afin de vous présenter des options d’amélioration à moyen et long terme.

4e défi – Bien grandir à Genas

  • N. Furer :     On quitte les travaux pour s’attacher aux actions en lien direct avec la population, avec ce 4ème défi : bien grandir à Genas. La politique éducative est au cœur de ce mandat et vous venez de finaliser son « ossature » avec la sortie du Projet Éducatif Local. Quels sont les objectifs ce ce PEL ?
  • D. Valéro :  Nous n’avons pas attendu la rédaction du PEL pour nous occuper des petits Genassiens, mais il permet d’inscrire dans un document unique, et avec une plus grande cohérence, les actions de tous les partenaires œuvrant pour les 0-25 ans en matière éducative. Une offre plus lisible, mieux coordonnée et surtout, où les manques sont clairement identifiés. Pour la ville, les objectifs sont simples : il s’agit d’accompagner les enfants et les familles tout au long de leur évolution, à tous les temps de leur vie. Notre offre doit permettre aux 0-25 ans l’apprentissage du vivre-ensemble et de la responsabilité car il ne s’agit pas de faire « à leur place » ou « pour » eux, mais bien « avec » eux. Pour tous les temps de vie des 0-25 ans, ce qui nous importe c’est :
  • de diffuser les mêmes valeurs éducatives,
  • une vraie qualité d’écoute et de dialogue,
  • la capacité d’ajuster notre offre au fur et à mesure de l’évolution des besoins,
  • d’offrir un encadrement très professionnel.
Il s’agit aussi d’intégrer durablement l’enfant dans sa ville, de créer une vraie place pour lui, de vrais repères, de contribuer à l’émergence de vrais citoyens.
  • Décrivez nous quelques unes des actions menées depuis 3 ans.
Je ne détaillerai pas tous les points du Powerpoint mais les éléments les plus marquants sont :
  • la création de nouvelles places en crèche permettant de satisfaire la plupart des demandes ;
  • la construction d’un nouveau Relais d’Assistantes Maternelles, en plein centre ville, et la création d’une ludothèque pour les petits mais aussi tous les âges ;
  • la construction d’un self à l’école J. Collomb et bientôt un autre à Jean d’Azieu ;
  • l’intégration de 3 aires de jeux, au cœur des quartiers, en complément des actions déjà programmées de notre plan de mandat. Et ces 3 équipements localisés à Réaux, Vurey et Gandil préfigurent celui programmé rue du Repos et d’autres qui suivront.

5e défi – Accompagner les parents

  • N. Furer :     Concernant les parents et les familles, quels sont les maîtres mots de votre action depuis 3 ans ?
  • D. Valéro : Le maître mot de notre action concernant le 5e défi est sans doute : faciliter la vie des parents. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est déjà adapter notre offre, nos horaires, centraliser les démarches au sein du guichet unique. Il faut que cela soit simple pour vous et rapide. Il faut qu’on vous évite des « promenades » à tous les étages de la mairie et de vous compliquer les formalités administratives. C’est vraiment l’objectif de ce guichet unique pour les familles qui a été mis en place en septembre 2010. Nous avons aussi multiplié les modalités de paiement, pour répondre à vos demandes, nous avons proposé un Service Minimum d’Accueil efficace en cas de grève dans les écoles.
  • Vous avez aussi créé des événements et des instances pour échanger avec les familles et adapter votre offre aux besoins…
Nous tentons aussi plus modestement de donner des « pistes » dans l’éducation des enfants avec des cycles d’information adaptés, comme des conférences thématiques ou la Semaine du goût. Nous sommes aussi à l’écoute des parents au sein d’instances que nous avons mises en place, tels la commission « ma vi(ll)e à l’école » ou le futur conseil inter-crèche. Ces groupes de travail sont l’occasion de débattre avec les intéressés, d’ajuster nos services, de compléter l’offre de nos structures… au plus près des besoins des familles.

6e défi – Rester

  • N. Furer : Nous allons maintenant parler « travail à Genas » et évoquer ensemble quelques-unes des actions que vous avez engagées en tant que vice-président de la CCEL en charge du développement économique…
  • D. Valéro : Je ne m’étendrai pas trop longtemps sur le volet économique puisque c’est avant tout avec ma casquette de vice-président de la Communauté de Communes de l’Est Lyonnais (CCEL) en charge des affaires économiques que j’agis en la matière. Juste pour vous indiquer, tout de même, que le futur parc d’activité G Sud, désormais appelé everEst parc, va bientôt sortir de terre et accueillir plus de 2 000 emplois sur 42 hectares, dédiés avant tout à des entreprises à forte valeur ajoutée. C’est un point d’étape important dans le développement de notre commune car les rentrées fiscales générées reviendront -pour partie- à la commune de Genas, même si celles-ci sont collectées par la CCEL. J’en profite pour citer l’avancement du lotissement industriel Salengro qui aboutira, prochainement. Ou encore, la reconversion du site Hitachi, lui aussi en lotissement industriel, avec plusieurs entreprises qui seront plus riches en valeur ajoutée et en nombre d’emplois créés. Ce que nous essayons de faire depuis 3 ans, c’est trouver un équilibre entre trois composantes : une occupation résidentielle et des espaces publics, une occupation agricole et paysagère et enfin une occupation industrielle et commerciale. Car il est évidemment intéressant de vivre et de travailler sur un même territoire. Sans oublier les multiples retombées générées par ces emplois en termes de fréquentation de nos commerces ou d’aides à notre tissu associatif.
  • Reprenons le fil de votre bilan communal et attardons-nous sur les actions menées en direction des aînés puisque la population de Genas a tendance à vieillir, la proportion des retraités étant passée de 16 à 21 % entre 99 et 2006.
Il faut, comme pour nos autres politiques, adapter notre intervention et c’est la raison pour laquelle nous avons commandé une Analyse des Besoins Sociaux, qui fera également l’objet d’une réunion publique prochainement. Il s’agit vraiment de poser un diagnostic social de la commune et d’orienter l’action du Centre Communal d’Action Sociale. Comme pour le Projet Éducatif Local, nous avons mené des études statistiques, organisé des groupes de travail et débattu avec les partenaires des grandes orientations à arrêter.Les objectifs que nous nous sommes assignés visent la prévention des risques sociaux et l’amélioration de la situation des publics fragiles, notamment les femmes isolées, les jeunes adultes, les personnes âgées et les personnes dépendantes. Pour toutes ces Genassiens, nous avons mis et mettrons en œuvre des actions et continuerons à le faire.
  • Quels types d’actions ?
Pour revenir aux plus âgés, j’insiste sur :
  • l’augmentation de notre contribution à la résidence Le Verger afin de réserver un plus grand nombre de place aux Genassiens,
  • sur le développement des services à la personne avec notamment un fort soutien à l’association Vivre à domicile de Meyzieu, à la maison de retraite l’Accueil de Saint Bonnet de Mûre, mais aussi au tissu associatif avec l’aide renforcée à l’âge d’or,
  • sur l’extension de l’offre municipale, y compris sur des créneaux moins attendus comme la création d’une permanence tenue par un écrivain public, la création d’un poste de conseillère en économie sociale pour aider à mieux gérer son budget, par exemple. Notre but est, par tous les moyens disponibles, de favoriser l’autonomie de nos aînés et leur maintien à Genas, là où ils ont toujours vécu.

7e défi – Bouger !

  • N. Furer Avec ce 7e défi, nous entrons de plain pied dans l’actualité de la commune. Vous venez en effet d’inaugurer le nouveau stade de foot en synthétique… Quelles ont été les actions emblématiques de ces 3 dernières années sur le terrain sportif ?
  • D. Valéro : La ville de Genas dispose d’un tissu associatif remarquable dans le domaine du sport, notamment, mais les équipements pourtant déjà nombreux et de qualité n’ont pas toujours accompagné son essor. Et certaines disciplines, pratiques ou tranches d’âge ne trouvent pas de lieux adaptés, notamment pour la pratique sportive dite de loisirs. Nous avons donc créé l’espace sportif de proximité, situé rue Jean Moulin à côté l’école A. Frank, nous avons aussi ouvert au public le terrain Marcel Gonzalès. Et pour cette fin d’année, nous aurons également intégralement rénové l’espace sportif de la rue du Repos. D’autres créations suivront, comme une nouvelle aire de skate-board, un terrain de bicross à proximité de la salle polyvalente. Nous avons aussi réhabilité l’intérieur et l’extérieur de nos équipements et complété notre offre avec, comme vous l’indiquez, le nouveau complexe sportif Pierre Peyronnet doté d’un nouveau terrain de football en synthétique, d’un terrain de football en herbe dont le tour de piste cendré a été rénové, de nouveaux vestiaires accompagnés d’un parking et d’espaces verts… Nous rejoignons d’ailleurs nos préoccupations en matière environnementale puisque ce nouveau terrain augmente la « jouabilité » proposée aux clubs ou aux écoles tout en économisant sur des postes d’entretien, comme la consommation d’eau… Pour le gymnase, pressenti au sein du complexe sportif, les études seront conduites prochainement, ainsi que le rapprochement avec les utilisateurs potentiels. En fonction des attentes et besoins, des capacités financières de la commune et notamment des priorités à donner aux réseaux, bassins… Une décision sera prise courant 2012. Bref, une belle panoplie d’équipements pour tous et pour tous les sports, y compris au sein des quartiers pour une pratique de proximité.

8e défi – “Cultiver”

  • N. Furer : Le sport ne va pas sans la culture… On arrive ainsi à notre 8e défi -cultiver- qui a en quelque sorte ouvert votre mandat en matière de rénovation de bâtiments avec la conduite du grand chantier de la médiathèque…
  • D. Valéro : En matière de culture, notre action a marqué un changement de cap pour s’ouvrir à tous, dans tous les quartiers et -le plus souvent- gratuitement. Et en effet le premier investissement conséquent de notre mandat a été dédié à la culture, à travers la médiathèque de Genas. Elle a été réhabilitée de fond en comble pour mieux accueillir et donner l’envie de venir à de nouveaux publics. Les Genassiens, qui la fréquentent, ont découvert une salle informatique, un petit auditorium, une DVDthèque… et aussi plein de nouvelles animations comme, par exemple, les initiations à l’informatique -qui rencontrent un vif succès- les séances de cinéma pour les petits et les grands…
  • Évoquons aussi la programmation culturelle de la ville, qui a beaucoup évolué en 3 ans…
Dans la même lignée, nous avons naturellement apporté notre touche à la programmation du Neutrino et nous la complétons avec une politique d’animations de rue lors des marchés ou des fêtes. C’est gratuit et nous tentons de satisfaire tous les âges et tous les goûts. C’est aussi une autre façon de valoriser nos espaces publics, comme la place de la République qui a été particulièrement gâtée depuis son inauguration.
  • Quid des « Week-ends de la place » aujourd’hui très attendue par les Genassiens…
Je ne peux pas faire un bilan sans évoquer les « Week-ends sur la place » parce que je suis sûr que la plupart d’entre vous sont venus au fameux lâcher de peintres, fouler le sable de la plage installée pour l’occasion ou rencontrer le Père Noël et son carrousel. Ces animations sont typiquement ce que nous souhaitons pour Genas : des temps de loisir variés où les aînés comme les familles ou les jeunes trouvent, voire découvrent, une activité adaptée, passent un bon moment avec des voisins ou font connaissance avec d’autres Genassiens. Le tout sans débourser un centime et en partageant la ville.
  • Vous soutenez aussi les associations pour qu’elles fassent « vibrer » la ville.
Genas bénéficie aujourd’hui d’un tissu associatif fort et dynamique. Nous sommes particulièrement fiers d’avoir mis en place le Dôme des associations, qui est une véritable « maison » des associations, où les bénévoles trouvent des conseils, des aides matériels ou financières, des formations… Nous avons réhabilité la maison Antoine Olagnon, en face de l’École de musique, pour qu’ils disposent d’un lieu d’échange et de contact bien à eux, en plein centre-ville, et à des horaires choisis par les bénévoles. C’est une belle idée qui prend forme avec un bâtiment et une politique en faveur des associations dont nous sommes fiers. Mon équipe et moi sommes, pour la plupart, issus du secteur associatif. Nous n’avons pas oublié nos difficultés de bénévoles et, maintenant que nous sommes élus, nous tentons de faciliter leur action. Parce qu’il est de plus en plus difficile de recruter des bénévoles, parce que donner de son temps et de son énergie n’est pas facile, nous avons tenu à favoriser ces initiatives. Parce que ce sont avant tout les associations qui font vivre Genas tout simplement !

9e défi – Se parler, être connecté

  • N. Furer : Vous vous êtes engagés, également, à adapter le service aux Genassiens. Un volet important de votre action. Comment s’illustre-t-il ?
  • D. Valéro : Pour faciliter la vie des Genassiens et surtout s’adapter à vos besoins, nous avons vraiment changé la façon de vous accueillir. C’est fini l’obligation de passer à tous les étages de la mairie et de s’organiser en fonction des horaires des services pour obtenir le moindre formulaire administratif. Le guichet unique répond aux attentes que vous avez maintes fois formulées :
  • un seul accueil : le guichet unique au rez-de-chaussée ;
  • un seul interlocuteur : toutes les formalités, inscriptions (ou presque) peuvent y être effectuées ;
  • une seule grille horaire, dont une nocturne le jeudi et une ouverture le samedi matin.
Je sais que, pour tous ceux qui viennent régulièrement, c’est un vrai soulagement car notre objectif était vraiment de vous éviter de poser des congés pour venir… en mairie ! Mais ne croyez pas que cela a été simple à mettre en place car il a vraiment fallu réorganiser complètement les services administratifs, les procédures internes et cela a demandé un travail de près de 18 mois à nos agents et un vrai chamboulement de leurs habitudes ! Nous avons aussi augmenté l’amplitude horaire de la police municipale pour qu’elle travaille, en soirée, jusqu’à 21 h au lieu de 17 h mais aussi le samedi, celle de la médiathèque ou de la ludothèque. Bref, la mairie de Genas essaye de vivre à votre rythme.
  • Vous avez également monté l’exigence d’un cran en demandant aux services de passer à une facturation unique pour toutes vos prestations, comment cela se passe-t-il ?
Afin d’arrêter de recevoir une note de crèche, une note de cantine et une note de périscolaire en ordre dispersé, nous avons adopté la facturation unique. Nous acceptons également de nouveaux moyens de paiement. Là aussi, nous avons vraiment accompli une petite révolution.
  • Sans oublier la qualité des locaux municipaux où tous les bureaux ont été rénovés. Un nouveau Centre Technique Municipal (CTM) a ainsi été inauguré récemment…
Oui, pour, enfin, regrouper les services urbanisme et techniques sur un seul site de grande qualité, pour lequel nous avons investi 1,5 M d’euros. Ce CTM bénéficie lui aussi d’un accueil unique et d’une seule grille d’horaires ! Et comme il n’y a pas que des Genassiens qui se déplacent en mairie pour s’informer, nous avons aussi lancé un blog, refondu notre magazine -qui est désormais plus régulier-, remis au goût du jour le guide de poche ou le calendrier des manifestations, installé de nouveaux panneaux lumineux… Bref, l’idée est bien que vous puissiez disposer des informations dont vous avez besoin et accomplir vos formalités en limitant vos contraintes. Ceci en préservant la qualité du service rendu et sans nuire aux conditions de travail du personnel.

Point financier

  • N. FurerJe vous propose monsieur le maire de faire un petit point d’étape financier à l’issue de ces 3 ans et que vous nous indiquiez comment vous avez géré la commune et financé vos projets.
  • D. Valéro : Le premier point important est que nous nous étions engagés à ne pas augmenter les impôts et nous avons tenu notre promesse. Les impôts n’ont pas augmenté et n’augmenteront pas jusqu’à la fin du mandat. Et ceci vaut aussi bien pour la taxe d’habitation que pour la taxe foncière. J’en profite pour préciser que ce choix est assez exceptionnel puisque la plupart des communes qui nous entourent et/ou nous ressemblent, ont parfois considérablement augmenté leur taux d’imposition. Des villes comme Givors ont vu leur taxe d’habitation augmenter de 2 % ; celle de Décines de près de 5 % ; Lyon de 5,5 % ou encore Francheville de près de 10 %. De la même façon pour la taxe foncière des villes comme Saint-Priest l’ont augmentée de près de 3,5 % ; Bron de plus de 6 % ou encore Tassin la Demi-lune de plus de 10 %. Parallèlement la ville de Genas a un endettement dans la très bonne moyenne des villes de notre strate. Cet endettement est d’autant plus remarquable que le niveau d’équipement de la commune est important. Autre point à souligner : le budget de fonctionnement de la commune est optimisé au maximum en tentant de contraindre l’augmentation des frais de fonctionnement et en veillant notamment à l’évolution de la masse salariale. Chacun sait bien, en effet, que dès lors que le poids de la masse salariale excède 55 % du budget de fonctionnement, la marge de manœuvre d’une commune devient quasiment nulle. Il est important d’avoir cette contrainte à l’esprit puisque, pour mémoire, chaque fois qu’un investissement est décidé, il faut prévoir l’équivalent de 30 % de ce budget d’investissement pour le fonctionnement. Et ceci pour toute la durée de vie dudit équipement. Il convient donc de bien anticiper tous ces coûts, lourds d’impacts à moyen et long terme pour une commune.

10e défi – Tenir parole et vous la… donner !

  • N. Furer : Vous avez engagé un 10e défi, « tenir parole et vous la donner » qui semble simple mais qui est finalement relativement exigeant pour vous-même et vos équipes…
  • D. Valéro : Ce 10e défi a été lancé en octobre 2008 avec la présentation de notre plan de mandat seulement quelques mois après notre élection. Nous avons annoncé l’ensemble de nos projets à la population et diffusé ce plan de mandat dans toutes les boîtes aux lettres. Nous avons également présenté une délibération en conseil municipal afin de nous engager vraiment vis-à-vis de nos concitoyens. Comme nous l’avions promis, à l’époque, nous rendons compte chaque année à travers un rapport d’activité diffusé avant l’été et qui retrace toutes nos actions réalisées ou en cours. Vous recevrez d’ailleurs, à l’issue de cette réunion, le 3e opus du rapport d’activité consacré à la période 2010/2011. De façon complémentaire, nous avons revu la formule du magazine municipal afin de vous rendre compte de l’actualité de la commune régulièrement. Nous avons déjà édité une douzaine de magazines sans compter les centaines d’informations mises à disposition sur notre blog. Enfin, et c’est ce à quoi je suis le plus attaché, nous avons organisé des réunions de proximité avec les habitants et ce, chaque fois que nous avons enclenché un projet. Il s’agit bien de discuter avec les bénéficiaires, d’adapter le projet et d’organiser -si nécessaire- plusieurs réunions pour arriver à la meilleure solution. Nous y avons passé beaucoup d’énergie pour améliorer nos projets et, c’est plutôt rare dans les communes de notre taille, nous avons déjà tenu 56 réunions de proximité avec les Genassiens. La 56e étant celle d’aujourd’hui durant laquelle nous avons décidé de vous rendre compte de notre travail depuis que vous avez choisi notre équipe pour Genas.

Discours. 950e anniversaire de Ronshausen

950e anniversaire de Ronhausen

Mot introductif destiné au programme

-Daniel Valéro février 2011-

Cher Friedhold, Mesdames et messieurs les élus (es), Chers amis des villes de Ronshausen et de Frauensee, Je suis heureux et ému de vous rejoindre bientôt à l’occasion du 950e anniversaire de la création de la ville de Ronshausen. C’est une occasion exceptionnelle pour votre ville de revisiter son histoire et une immense fierté pour nous d’en partager les 35 dernières années. Il y a, en effet, déjà 35 ans que nos villes sont jumelles « officielles », mais aussi jumelles « de cœur » ! Les festivités et les retrouvailles entre nos deux populations, l’an dernier à Genas, en sont les meilleurs témoins. Quelle belle coïncidence calendaire que cet anniversaire conjoint entre les 35 ans de nos échanges et vos 950 ans d’histoire. Je suis ravi qu’au fil de nos jumelages, un petit peu de France soit allé féconder votre si riche patrimoine et, qu’en retour, votre culture soit venue fortifier la nôtre… Étant moi-même l’un des plus anciens participants de nos échanges, je peux attester du rôle essentiel de ce jumelage, de l’amitié progressivement tissée entre nos villes et entre nos peuples. Dans le respect de nos histoires respectives, dans le partage de nos cultures et pratiques particulières, dans l’apprentissage de nos langues… Le jumelage Ronshausen-Genas a parfaitement illustré notre conception contemporaine de l’Europe. Une Europe respectueuse des nations et fière de leur histoire, une Europe riche de sa diversité et unie derrière des valeurs communes, une Europe ouverte aux autres et au monde. Merci à tous les élus successifs et à vos habitants de nous avoir offert ce dialogue ininterrompu pendant toutes ces années. Merci aux bénévoles de nos comités de jumelage pour leur passion et leur dévouement. Merci pour votre accueil et votre enthousiasme jamais démentis. Merci de nous avoir donné un peu de cette si longue histoire et un peu… de vous ! C’est avec un immense plaisir que je serai, une nouvelle fois, à Ronshausen -le 9 juin prochain- pour représenter la ville de Genas et son conseil municipal. J’espère que cette amitié si féconde prospérera encore longtemps et -pourquoi pas ?- pendant au moins 950 ans !

Daniel Valéro, Maire de Genas,

Premier vice-président de la Communauté de Communes de l’Est Lyonnais.

Discours. Inauguration du complexe sportif Pierre Peyronnet

Inauguration du complexe sportif Pierre Peyronnet

- Samedi 21 mai 2011 -

Intervention de monsieur Daniel Valéro, maire

Bonjour à tous, Merci au maire et au 1er adjoint du conseil municipal des jeunes, qui nous font le plaisir d’être avec nous et ont débuté cette inauguration du complexe Pierre Peyronnet et du terrain de football en synthétique. Merci à tous pour votre présence, à tous les élus et notamment : à notre député, Philippe Meunier, à Gwendal Peizerat, vice-président de la région, à Michel Forissier, premier vice-président du Conseil général et maire de Meyzieu, à Jérôme Sturla, conseiller général du canton, à tous nos partenaires et notamment Jean-Pierre Luciani, vice-président délégué de la ligue Rhône-Alpes de football et à Jean-Claude Jouanno, président du Comité départemental Olympique et sportif et son fidèle complice Gilbert Lamothe, qui est aussi un de mes conseillers municipaux. Merci à tous les présidents d’association et notamment à Jean-Luc Iasconne, président de l’Esga Football. Merci à toutes les entreprises, que j’ai d’ores et déjà aperçues, et qui ont réalisé ces travaux dans les délais impartis pour inaugurer à la date prévue ! Merci à tous les techniciens, à la responsable des grands projets et à tous les agents qui ont conduit ce chantier et organisé cette belle après-midi. Alors même si le terrain est déjà en fonctionnement partiel depuis le 20 octobre dernier, c’est une journée d’émotion pour notre équipe et plus particulièrement pour moi. Car ce nouveau complexe faisait, bien sûr, partie de mes engagements mais c’est surtout un projet que nous attendions tous depuis… 2001 ! Il aura donc fallu être très très patient, mais, dès notre élection, nous avons eu à cœur de lancer sa réalisation. C’est d’ailleurs un projet qui n’a pas à regretter ces années d’attente car il s’est considérablement enrichi au fil du temps. D’un « simple » terrain de football en synthétique, il s’est transformé en véritable « complexe sportif ». Au fil des années, nous avons aussi réussi à entraîner avec nous quelques partenaires financiers pour boucler ce bel investissement pérenne pour Genas. Je salue l’aide apportée par la fédération française de football via le district du Rhône et la ligue Rhône-Alpes de football, le Centre National pour le Développement du Sport via le Comité Départemental Olympique et Sportif, le Conseil général, le Conseil régional et aussi les 5 entreprises qui ont offert certaines prestations. Grâce à l’investissement de la commune de Genas et à celui de nos partenaires, la première esquisse du projet a été sensiblement complétée avec : des vestiaires flambant neufs, la rénovation des vestiaires préexistants, la création d’un club-house, un tour de piste rénové pour le stade Léon Garaud, la réalisation d’un vrai parking paysagé d’une centaine de places et aussi, un chantier très important de rénovation des voiries d’accès. C’est l’intégralité du chemin de Cadou qui a déjà été revue et sécurisée et ce sera très vite le tour de la rue Frédéric Chopin, qui subit un ravalement intégral et d’une partie de la rue Marcel Gonzales. Nous avons aussi apaisé la circulation automobile environnante et notamment à l’entrée du parking. C’est donc vraiment un équipement « complet » qui est mis à la disposition des clubs, des entreprises et des écoles. Car le choix d’un terrain en synthétique permet justement de ne plus choisir. Grâce à ce revêtement, plus besoin d’économiser les jours de jeux ni de rationner le nombre d’utilisateurs. Notre terrain est utilisable depuis le premier jour de son installation, aussi souvent qu’on le souhaite et cela, quelle que soit la météo. Je sais que l’ESGA foot, notamment, se réjouit déjà de rayer de ses contraintes les annulations de match pour cause de pelouse détrempée ou de terrain enneigé. Cette utilisation quasi illimitée nous a aussi permis de « libérer » le terrain Marcel Gonzales pour le mettre à disposition comme terrain de proximité, ouvert à tous, et notamment pendant les vacances scolaires. Nous avons donc amélioré notre offre en termes d’équipements, mais aussi conjugué notre goût pour le sport avec notre souci de protection de l’environnement. Cela va amuser ceux qui me connaissent car je ne vais pas hésiter à dire -et il ne faut surtout pas y voir une allusion quelconque à des couleurs de maillots- que notre équipement est quasiment à 100 % vert ! Un terrain tel que celui-ci est huit fois moins onéreux à entretenir qu’un terrain classique en herbe. Plus de tonte, plus de déchets, quasiment plus d’arrosage non plus et plus de marquage du tout. Donc c’est non seulement bon pour la planète mais aussi pour le porte-monnaie communal ! Et c’est également dans un souci de développement durable que le bardage des vestiaires a été réalisé en bois et s’intègre ainsi mieux à l’environnement. Ces 450 m2 de vestiaires fonctionnent d’ailleurs avec un astucieux système de récupération des eaux de pluie. Quand il veut bien pleuvoir naturellement… Le site a, par ailleurs, été installé en contrebas des habitations riveraines pour mieux protéger le paysage, éviter les nuisances sonores ou visuelles mais aussi -et surtout- pour rendre le site parfaitement accessible. Ici tout est plan et des rampes d’accès parfaitement étudiées relient les 2 terrains. Les personnes handicapées, ou à mobilité réduite, peuvent circuler partout en toute autonomie. Il a fallu, pour parvenir à ce résultat, décaisser près de 40 000 m³ de terre et organiser tout un balai de camions pour l’évacuer, quand elle ne pas pouvait être utilisée sur place. Et le résultat est sous nos yeux et nous sommes particulièrement heureux d’offrir à tous les amateurs de sport, sans aucune exception, un complexe parfaitement accessible. J’en profite au passage pour saluer la patience des riverains de ce chantier. Ils ont été particulièrement compréhensifs pendant ces longs mois de travaux et notamment lorsqu’une noria de camions envahissait le quartier et en troublait vraiment la tranquillité. Tout cela est maintenant derrière nous et il ne me reste plus qu’à souhaiter à tous les amateurs de sport de profiter pleinement, tous les jours et « durablement » de ce magnifique espace. Je ne doute pas qu’avec un terrain en synthétique « plus vrai que nature » et un complexe homologué au niveau 4 pour recevoir des compétitions de niveau régional, cela va « booster » notre club et nos jeunes talents. Je suis sûr que ce sera aussi un élément décisif pour pérenniser le label « école de foot 3F », brillamment obtenu en 2009. Et même sans aller jusque-là, l’accompagnement que nos proposons ensemble à tous les jeunes, la formation des éducateurs, le plaisir de simplement « jouer » ensemble, feront la différence. Donc, Jean-Luc*, on a l’habitude dans le milieu du football de dire que le 12e joueur d’une équipe, c’est son public. Peut-être qu’à Genas le nouveau terrain en synthétique sera le 13e joueur qui va propulser l’équipe, devant toutes les autres, en haut du tableau ! Merci à tous.

Discours. Inauguration du self de l’école Joanny Collomb

Inauguration du self de l’école Joanny Collomb

- Samedi 8 janvier 2011 -

Interventions de Monsieur Daniel Valéro, maire

et de Madame Anastasia MICHON, adjointe en charge des affaires scolaires

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Intervention d’Anastasia Michon, adjointe en charge des affaires scolaires

Bonjour à tous et merci de participer à cette inauguration. Après les écoles Nelson Mandela et Anne Frank c’est donc le tour de Joanny Collomb, qui propose désormais un self éducatif pour les élèves de l’école maternelle et de l’école primaire. C’est un fait suffisamment rare pour être souligné puisque Genas aura, avant la fin du mandat, tous ses groupes scolaires dotés de selfs éducatifs. C’est aussi un vrai engagement pour la municipalité car c’est un coût financier et humain. À titre d’exemple, ce dernier aménagement représente un investissement de plus de 400 000 euros et 6 mois de travaux. Mais c’est aussi la volonté d’offrir à TOUS les jeunes Genassiens une vraie éducation du goût. C’est mettre toutes les chances de leur côté pour apprendre à bien manger, pour intégrer dès le plus jeune âge la nécessité de varier son alimentation. Sans oublier une éducation progressive au tri sélectif pour en faire de futurs éco-citoyens. C’est donc un vrai projet de notre mandat, qui inscrit le temps du repas dans l’éducation globale de l’enfant où chacun enseignant comme chaque agent de restauration contribue à ses apprentissages. Après de nombreuses réunions de concertation avec les enseignants, notre personnel, les équipes de la Direction de la politique éducative locale, les parents d’élèves, les élus, les chargés de mission internes à la mairie et les bureaux d’étude extérieurs… nous avons donc retenu le projet que vous découvrez après quelques jours de fonctionnement, puisqu’il a été ouvert lundi dernier. Vous avez sans doute pu le constater, nous avons vraiment pris en considération les attentes de tous les utilisateurs de ce lieu : aussi bien les petits gastronomes que le personnel du restaurant ou les équipes d’encadrement. Et ceci a nécessité de revoir l’espace de fond en comble. L’office a tout d’abord été complètement transformé. Le circuit propre -sale est désormais parfaitement respecté, tout le matériel a été rénové, les circulations revues… Le personnel dispose désormais d’espaces adaptés pour la préparation des repas, mais aussi pour le stockage ou pour l’entretien. Il utilise des vestiaires flambant neufs, spacieux et très confortables ainsi qu’une salle pour recevoir les familles ou se réunir. Les enfants, quant à eux, ont découvert -et visiblement avec plaisir- les nouveaux îlots où ils choisissent leurs aliments, préparent leur plateau ou le desservent. La salle de restaurant, qui était un peu tristounette et bruyante, a été complètement réhabilitée pour profiter d’un meilleur éclairage, d’une ambiance sonore apaisée, d’un espace mieux utilisé, agrémenté de mobiliers tout neufs, très colorés. La salle d’évolution adjacente et les accès ont, eux aussi, été rafraîchis et une nouvelle salle a été dégagée. Elle sera bientôt mise en service pour les activités des enfants. Bref c’est une opération à travers laquelle la copie semble bonne sur toute la ligne : - « Parfait » pour l’hygiène et la rigueur dans la préparation des repas - « Très bon » pour la qualité de ce temps de repas avec moins de bruit, plus d’espace et plus de liberté - « Excellent » pour se forger une culture de futur gastronome et de futur éco-citoyen : ici on apprend à mieux choisir pour bien se nourrir. Et je vous invite à en juger par vous-même en visitant tous les recoins de cet espace et en dégustant, tout à l’heure, les mets préparés par Sogérès, le prestataire qui nourrit tous les jours les petits écoliers genassiens. Mais avant de déguster, je laisse monsieur le maire nous dire quelques mots.

Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas

Merci Anastasia, je ne serai pas très long car tu as déjà tout dit sur ce notre nouvel équipement pour lequel tu as beaucoup œuvré avec l’appui des équipes pédagogiques et des parents d’élèves, de notre personnel et des entreprises. J’en profite pour les remercier  d’avoir contribué à son enrichissement jusqu’à arriver à du « quasi » sur-mesure pour parfaitement coller aux attentes et aux spécificités de Joanny Collomb. Merci aussi aux enfants et au personnel d’encadrement qui, pendant le chantier, ont été déplacés d’un site à l’autre et ont donc dû redoubler de vigilance pour garantir la sécurité de chacun. Je crois que vous avez bien travaillé car ce restaurant est très réussi et visiblement très agréable à fréquenter et à utiliser. Il est en tout cas parfaitement conforme aux engagements que j’ai pris devant la population pour améliorer la qualité des équipements municipaux et notamment les équipements scolaires. Vous savez que j’y suis très attentif et nous y consacrerons encore beaucoup d’énergie jusqu’en 2014. Pour mémoire, près d’1,5 million d’euros a déjà été investi pour rénover, réhabiliter nos bâtiments scolaires. Ce n’est donc pas rien. Et à cela s’ajoutent tous les travaux en cours ou à venir en matière de voirie, de trottoirs, d’aires de jeux… aux abords des écoles pour vraiment les intégrer parfaitement à la ville et garantir la sécurité des enfants. Ce nouvel aménagement est aussi tout à fait conforme aux orientations que nous nous sommes données dans notre PEL, le Projet Éducatif Local. Comme vous m’entendez souvent le répéter, avec le PEL, il s’agit de mieux conjuguer tous les temps de l’enfant : le temps de l’école mais aussi le temps après l’école ou pendant les vacances. Avec ce nouveau restaurant, nous investissons de façon qualitative et éducative le temps du repas des enfants. Car c’est un temps essentiel pour sa santé mais aussi pour le déroulement de tous les autres temps de la journée. Et nous ferons la même chose avec le groupe scolaire Jean d’Azieu, qui bénéficiera bientôt d’un self de dernière génération. À la fin de notre mandat, toutes les écoles auront été réhabilitées et toutes seront dotées d’un self. Nous avons donc encore un peu de travail avec Anastasia, mais je crois que l’inauguration d’aujourd’hui ne peut que nous encourager à poursuivre cet effort. Parce que cela vaut vraiment le coup. Donc je ne vous ferai pas plus attendre et vous invite tous -petits et grands- à déguster la petite collation qui nous a été préparée. Merci.

Discours. Voeux du maire aux entreprises 2011

Cérémonie des vœux aux entreprises, commerçants/artisans, associations,

professions libérales

Intervention de monsieur le Maire de Genas, Daniel Valéro.

- Jeudi 13 janvier 2011 -

Projection du film de bilan de l’année 2010 à Genas

Avertissement : les propos repris ci-dessous sont une retranscription d’une heure d’interview réalisée en direct lors de la cérémonie des vœux, l’ensemble des propos n’a donc pu être repris dans le détail.
  • Intervention de la journaliste Nadjette Maouche
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs bonsoir… Et merci d’avoir répondu présent ce soir… J’ai à nouveau le plaisir et l’honneur de vous accompagner tout au long de cette soirée à l’occasion des vœux de votre maire… Et cette année encore on m’a donné, en quelque sorte, « carte blanche » ! Souvenez-vous l’an dernier, monsieur le maire répondait sans détour aux questions des Genassiens… Cette année,   j’ai vraiment souhaité prendre le temps de m’arrêter sur votre commune… et de m’intéresser à votre territoire ! Déformation professionnelle peut-être, en tant que journaliste, j’ai ressenti le besoin du terrain ! J’étais très curieuse de pousser un peu plus loin mes recherches pour bien comprendre la méthode et mieux connaître les actions menées à Genas ! Et c’est pour cela, que certains d’entre vous m’ont vu me balader à travers la commune à la moindre occasion, et ici ce n’est pas ce qui manque, et tendre mon micro… Je n’étais pas seule ! Avec mon compère Gilles Lazure, avec lequel nous faisions la paire ! Il était à la prise de vue et moi au son ! Bref, j’ai trouvé que la preuve par l’image était la meilleure façon de vous restituer notre travail ! Alors évidemment, cela n’exclut pas d’entendre monsieur le maire sur les différents sujets que j’ai décidé de mettre en avant ce soir… Bien au contraire… D’autant plus, qu’au fil de nos reportages et de nos rencontres, j’ai eu l’occasion d’en noter quelques-unes que je compte bien poser ce soir à monsieur le maire de Genas… À qui je demande sans plus tarder de me rejoindre sur ce plateau… Monsieur Daniel Valéro !

Arrivée de M. le maire sur le plateau.

Bonsoir, monsieur le maire et merci de me faire confiance cette année encore… On verra à la fin de cette soirée si vous avez eu raison….
  • Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas
Bonsoir Nadjette. Cela fait effectivement plaisir de se retrouver pour notre rendez-vous qui est en train de devenir un rendez-vous « annuel ». J’espère que je ne vais pas le regretter parce que, je vous connais un peu plus maintenant, et je sais que vous n’allez pas hésiter à me passer au grill toute la soirée…
  • NM : Bien entendu, vous savez tous ici. qui est Daniel Valéro. Cela étant dit lorsqu’avec mon complice, Gilles Lazure, nous avons cherché à en savoir plus sur vous, voilà ce qu’il en ressort :
-          Daniel Valéro, maire de Genas depuis 2008. -          Premier vice-président de la Communauté de Communes de l’Est Lyonnais, en charge des affaires économiques…. -          vous êtes également banquier parce que contrairement aux idées reçues, les élus sont le plus souvent obligés de garder une activité salariée… -          On vous dit sportif …. À l’imparfait ???? C’est donc de l’histoire ancienne ! Enfin, vous restez au minimum un grand supporter de l’OL… -          Vous avez grandi à Azieu… Ha ! Azieu ! Un quartier que nous avons beaucoup fréquenté avec mon cadreur Gilles Lazure et sur lequel nous reviendrons dans un instant en images ! -          Vous êtes depuis toujours très engagé dans le mouvement associatif… L’incroyable tissu associatif de Genas en est encore aujourd’hui la démonstration… -          Quant à votre intérêt pour la politique… Vous êtes tombé dedans très jeune… puisque, dès la fin des années 80… On vous retrouvait déjà spectateur des soirées électorales… -          Alors tout naturellement, en 95, vous êtes élu au Conseil municipal et occupez le rôle, taillé sur mesure, d’adjoint au sport ! -          Et aujourd’hui… Vous êtes donc depuis 2008 « le patron », le maire de Genas ! Est-ce que j’ai zappé une date clé… Monsieur le maire ?
  • DV : Non, je vois que vous êtes très bien renseigné et que certains, ou certaines, n’ont pas hésité à dénoncer mes absences plus que régulières à l’entraînement du lundi soir voire du dimanche matin…
Je vous le confirme… Avant d’entrer dans le vif du sujet et de poursuivre le programme de cette soirée… J’aimerais, au nom de notre hôte, remercier de leur présence ce soir tous les élus ainsi que tous les dirigeants et représentants de nos entreprises, les commerçants, artisans, agriculteurs, les associations… Monsieur le maire, à vous d’accueillir, comme il se doit, tous ceux qui ont répondu présents à cette soirée…
  • DV : Merci Nadjette.
Merci à tous d’être avec nous ce soir. Vous savez que je suis très attaché à ce rendez-vous, qui me permet de rencontrer toutes les forces vives de Genas, et de vous présenter nos travaux. Je n’oublie pas et rappelle, chaque année, que c’est bien VOUS qui nous donnez les moyens financiers de mettre en œuvre notre programme et nos projets. J’espère que vous passerez une bonne soirée et que vous pourrez rester après ce plateau afin que je puisse saluer chacun dès que Nadjette m’aura libéré…
  • NM : Hé oui car nous sommes tout de même ensemble pour une petite heure pendant laquelle je vous propose de revenir en images sur les actions de la municipalité….
Cela fait maintenant des mois qu’avec Gilles Lazure, nous arpentons les rues de Genas à la recherche d’information, d’interviews… Gilles n’est pas avec nous sur ce plateau mais il n’est pas loin… Certainement là où on ne l’attend pas… Une fois encore ! Premier des 4 sujets que je vous invite à regarder ensemble ce soir… Avant d’y revenir avec vous bien entendu Monsieur le maire… Ce premier sujet est axé autour de l’aménagement urbain de la commune… Reflet de l’art de vivre à Genas… Il s’agit d’une vidéo plutôt nature… Ce qui est de bon ton pour « Genas, la Ville nature » ! Avec mon complice, Gilles, nous avons, bien sûr, assisté à l’inauguration des Jardins de Gandil ! Un grand et beau moment ! D’abord parce que le jardin est magnifique et que l’ambiance était à son comble… Et puis bien sûr… Parce que sa réhabilitation est plus qu’intéressante ! On en parle dans quelques minutes le temps de revenir en images sur l’événement. Projection vidéo sur les aménagements urbains dont les jardins de Gandil….
  • NM : Et ils ne se sont pas fait prier pour chanter !…. Rassurez-vous je ne vais pas vous demander de reprendre le refrain ! Enfin, sauf si vous insistez…
Dites-moi monsieur le maire, vous seriez devenu un jardinier en herbe ? Et ça m’aurait échappé ?
  • DV : Heu non, là je crois que cela sera un peu difficile. Mais comme vous le savez, nous avons choisi de placer notre mandat sous le signe de l’embellissement de Genas et nous souhaitons créer ou valoriser des poumons verts. Donc les Jardins de Gandil sont un bon exemple de ce que nous faisons aux 4 coins de la ville. C’est aussi un aménagement « durable » où nous avons été particulièrement attentifs à la récupération de l’eau, au choix de plantations plus économes en entretien… Comme nous essayons désormais de le faire un peu partout à Genas.
  • NM : Plus sérieusement Monsieur le maire, ces Jardins de Gandil ne sont pas nés de la simple idée de mettre un peu plus de vert à Genas… Ce n’est pas qu’un jardin… Qu’est ce qu’il y a derrière cette réalisation plutôt symbolique ?
  • DV : Effectivement, il y a plusieurs choses…
Je souhaitais tout d’abord modifier l’aménagement de ce quartier en intégrant un jardin plutôt qu’un immeuble supplémentaire, ce qui aurait été plus facile et plus lucratif… Il y a aussi la volonté de mettre en œuvre une sorte de « laboratoire » en plein cœur de ville puisque l’idée est bien de donner des occasions de rencontres. Rencontres entre les habitants des immeubles ou des maisons voisines avec les associations de l’espace Gandil, avec les employés et les usagers de la ludothèque ou ceux du relais d’assistantes maternelles. Puisque cet équipement est au centre des déplacements de tous les utilisateurs de ces lieux de vie. C’est aussi la création d’une première « traversante » entre 2 quartiers puisque nous relions le Nord et le centre ville pour les piétons et les vélos. Notre idée est d’ouvrir des traversantes douces dans chaque quartier pour que chacun puisse aller faire ses courses à pied en utilisant des sortes de « raccourcis ». Aujourd’hui, il est encore difficile de se déplacer à Genas sans prendre sa voiture car il y a peu de liaisons Nord-Sud. Nous nous emploierons donc à en créer. La traversante de Gandil est la première, mais évidemment pas la dernière.
  • NM : C’est donc bien un lieu de rencontre… et vous avez souhaité que toutes les générations s’y retrouvent… Avec Gilles, nous avons, en plus, constaté que les aînés apprécient ce souci avec lequel vous avez respecté le patrimoine…
  • DV : En effet, nous avons restauré l’un des derniers éléments du patrimoine agricole genassien. Et cela fait vraiment plaisir aux aînés puisque ce jardin est installé sur le tènement d’une ancienne ferme et à la place exacte d’un ancien potager des Hospices Civils de Lyon, qui a aussi été exploité pendant longtemps par la famille Reymond, une vieille famille genassienne. Ce potager approvisionnait, à l’époque, l’hôpital lyonnais et accueillait des malades en convalescence. C’est donc un clin d’œil à l’histoire du lieu, mais aussi une façon de mettre en lumière l’histoire de Genas, que nous souhaitons valoriser et surtout, préserver.
  • NM : En résumé les jardins de Gandil sont un lieu expérimental à plus d’un titre ?! Respect du patrimoine, protection de l’environnement. C’est aussi avec ce même souci que la municipalité souhaite revisiter le quartier d’Azieu. Un quartier qui vous est cher, je le rappelle, c’est l’histoire de votre vie Azieu !
Je ne sais pas si les lyonnais sont vraiment chauvins, mais je sais que les habitants d’Azieu vivent à Azieu et nulle part ailleurs ! Lors de nos différents tournages avec Gilles on a bien compris qu’il y a Genas et Azieu ! On a pris le temps donc de mieux comprendre l’esprit des Ajolans… pour mieux appréhender aussi le nouvel Azieu… Un Azieu plus adapté à toutes les demandes et à tous les besoins… Explications en image avec Gilles.

Projection vidéo de projets d’aménagement sur le quartier d’Azieu

  • NM : Au vu de ce reportage, on peut se demander si vous allez dupliquer ce que vous avez fait place de la République ?
  • DV : Non pas vraiment, parce que la configuration d’Azieu n’est pas celle de la place de la République et que nous n’allons pas démolir, mais réhabiliter…
Il s’agit bien de rénover ce quartier et de l’adapter aux usages, aux conditions de circulation et de stationnement d’aujourd’hui sans en dénaturer l’esprit et en valorisant, là aussi, son patrimoine.
  • NM : En résumé, c’est la place de la République, en mieux ? tout en respectant l’esprit du quartier… Rassurez nous !
  • DV : Je crois que vous pouvez effectivement me faire confiance pour respecter le patrimoine en général et notamment celui d’Azieu.
Ce quartier présente plus de contraintes que celui de la place de la République car nous avons moins d’espace, que les rues sont étroites et que les équipements ont été un peu éparpillés sans grande cohérence. C’est aussi un quartier pour lequel aucune réhabilitation d’envergure n’a été programmée depuis des décennies. Donc il y a un petit peu de « rattrapage » à faire…
  • NM : Reprenons les aspects essentiels qui vont être revus et corrigés… à commencer par la vie économique… Commerçants et consommateurs vont être mieux servis ?
  • DV : Oui, nous souhaitons vraiment faciliter l’accès aux commerces parce que c’est ce qui fait la vie du quartier. Nous allons revoir le stationnement, embellir les abords et recréer une vraie place devant l’ancienne école. Les restaurants auront ainsi la possibilité d’avoir de belles terrasses. Les habitants pourront faire leurs courses quotidiennes dans le quartier sans avoir besoin d’aller plus loin et souvent sans prendre leur voiture.
J’en profite d’ailleurs pour préciser qu’une banque avec un distributeur de billets s’installera -courant septembre/octobre- sur cette place sans oublier un relais presse -en plus du tabac- et un fleuriste. Nous allons aussi mieux relier l’église d’Azieu et la salle Saint-André avec le secteur J. Jaurès. Nous allons recréer une belle perspective devant l’église d’Azieu, perspective qui a été quelque peu malmenée au fil des années…
  • NM : Est-ce que la circulation va aussi être mieux organisée… Mieux sécurisée ?
  • DV : Comme Azieu est, en effet, devenu une zone complexe à traverser au fil des années notamment le matin et le soir aux abords du collège… Nous allons revoir complètement le carrefour J. Jaurès et le rendre plus fluide. Là aussi nous allons créer une traversante douce (nous en parlions tout à l’heure pour Gandil) afin de relier la rue Roybet et la rue du Pensionnat. Nous mettrons en place une sorte de « gare routière » à côté du collège J. D’Arc afin de sécuriser les allées venues des enfants… Nous implanterons aussi de nouveaux espaces de stationnement au cœur du quartier et rue du Repos, qui en manque cruellement les jours de match ou d’enterrement !
Pour ceux qui connaissent le quartier, nous allons reprendre les mêmes principes d’aménagement que ceux qui sont déjà mis en œuvre aux abords de l’école J. D’Azieu ou dans le reste de la ville avec des déposes minute, des trottoirs sécurisés, des pistes cyclables, un réaménagement des parkings, des espaces verts… Enfin bref, la totale.
  • NM : Vous comptez faire grandir Azieu et accueillir de nouveaux habitants ?
  • DV : Genas, Azieu et Vurey ont effectivement beaucoup de succès et beaucoup de familles souhaitent s’installer chez nous.
Nous avons aussi les jeunes -qui quittent le domicile des parents- et qui veulent rester à Genas… Donc, forcément, Genas ne peut que grandir. Je l’espère moins vite que lors des trois décennies qui viennent de s’écouler et, en tout cas, en accompagnant mieux sa croissance. Vous savez que ces enjeux ont été au cœur des discussions de ces derniers mois lors de l’adoption du fameux « Schéma de Cohérence Territorial », le SCOT. Et elles n’ont pas été simples. Pour faire court, le SCOT, c’est le schéma qui va dicter le développement du Grand Lyon et des communes environnantes, dont Genas, pour les 20 ou 30 ans à venir. C’est aussi ce document qui va s’imposer à nos PLU (Plans Locaux d’urbanisme). Cela en dit donc long sur l’importance du SCOT pour l’avenir de nos territoires. Il était notamment question d’ouvrir des secteurs entiers, et actuellement agricoles, à l’urbanisation comme les 100 hectares des Tâches, par exemple. Il a fallu « ferrailler » avec les élus du Grand Lyon et faire valoir nos arguments auprès des techniciens -qui les ont entendus- pour faire comprendre que l’Est lyonnais ne peut accueillir, à lui tout seul, l’essentiel de l’accroissement de la population de l’agglomération. Merci d’ailleurs à monsieur Chassin qui est le directeur général du SEPAL, qui s’est fait l’écho de nos demandes et qui est là ce soir.
  • NM : Votre ville aurait l’ossature requise pour accueillir quelques milliers d’habitants supplémentaires ?
  • DV : Clairement non. Elle n’aurait pas les moyens non plus de multiplier le nombre de crèches ou d’écoles. Sans oublier le problème des transports avec un territoire pas assez desservi pour accueillir 4 ou 5 000 habitants en plus des quelque 11 813 recensés officiellement en décembre 2010…
Vous connaissez bien, notamment, les difficultés que nous rencontrons avec le Sytral, qui retarde sans cesse l’amélioration de nos transports en commun. Et ce, malgré notre implication et notre accord de principe pour le co-financer. Je profite d’ailleurs de cette tribune, que vous m’offrez, pour dire que le Sytral est à nouveau en train de changer les règles du jeu de la négociation, commencée en mai 2008, autour de la desserte de la CCEL. Le Sytral a officiellement annoncé, en décembre dernier, sa nouvelle idée. Il s’agit désormais de transférer la compétence « transport » à l’immense pôle métropolitain, que Lyon est en train de mettre en place. En clair aujourd’hui : soit nous adhérons au pôle métropolitain, soit nous n’aurons pas de transport.
  • NM : Mais est-ce vraiment l’intérêt de Genas ?
  • DV : C’est difficile à dire pour l’instant. Nous aurons l’occasion d’en parler très vite puisque la CCEL et donc Genas vont participer aux réunions constitutives de ce pôle afin de nous faire une idée plus précise. Mais je ne souhaite pas compromettre l’indépendance de ma commune pour une desserte en bus. Si la commune doit être perdante dans ce nouveau dispositif, si elle n’est que le jouet d’intérêts qui ne sont pas les siens, Genas n’hésitera pas à demander à la CCEL de mettre en œuvre d’autres orientations, déjà évoquées sous une forme ou une autre depuis 2 ans et demi.
Le département est, par exemple, en train de préparer un projet de desserte et nous ne manquerons pas de confronter cette proposition avec celle du Sytral. Je pense que toutes les entreprises, qui sont ici, sont d’accord avec moi. Comme je l’ai annoncé lors des vœux de Mi-Plaine aux chefs d’entreprise présents, nous n’allons pas leur faire payer une taxe transport si la desserte proposée n’est pas à la hauteur et si cela ne règle pas au minimum les problèmes d’acheminement de leurs salariés…
  • NM : Donc oui, Genas grandira mais pas n’importe comment ?
  • DV : Absolument, je ne veux pas qu’on dénature la commune. Il faut respecter son rythme et ses capacités d’accueil. C’est sans doute le combat le plus important aujourd’hui.
L’Est lyonnais ne peut pas recevoir toujours plus de populations, d’équipements industriels ou logistiques, de rocades et de voitures… Nous avons déjà fait beaucoup d’efforts et je veille à ce que les « grands élus » qui nous entourent comprennent bien notre spécificité et qu’ils la respectent. Même si c’est extrêmement difficile et que c’est souvent « le pot de terre contre le pot de fer ». Nous savons faire entendre notre voix.
  • NM : On voit bien en effet les enjeux qui sont ceux de communes comme Genas et qui doivent bien occuper votre quotidien, mais -si vous voulez bien- revenons à Azieu et à un sujet plus léger… On ne pouvait pas quitter Azieu… sans faire un tour du côté de ce fameux terrain de rugby, rue du Repos ! Qu’est ce que l’ancien sportif –l’ancien rugbyman- que vous êtes peut en dire ?
  • DV : Pas que rugbyman, Nadjette, mais aussi footballeur !
Là aussi, nous sommes face à un espace qui a rendu service mais qu’on doit faire évoluer et qu’il faut revoir pour l’adapter aux attentes d’aujourd’hui. Nous devons aussi faire cohabiter des équipements aussi différents qu’un stade avec un cimetière, des espaces de loisirs et des habitations. Ce n’est donc pas un chantier facile mais -comme pour Gandil ou la place de la République- mon souhait est d’offrir des occasions de rencontres entre les habitants. J’aimerais qu’on ne pratique plus son activité chacun « dans son coin » sans jamais échanger avec les autres. Et nous avons essayé de penser à tout le monde : -aux plus jeunes, qui disposeront d’une aire de jeux comme celles que nous venons d’installer à Vurey, dans le parc Réaux ou aux Jardins de Gandil ; -aux ados qui auront un terrain de basket ou de foot en libre accès et une toute nouvelle aire de roller ; -aux associations de rugby et la Louve d’Azieu, qui verront les abords du terrain complètement revisités pour plus de confort ; -aux adultes ou aux aînés qui découvriront de nouveaux terrains de pétanque, des équipements pour faire un peu de gym en plein air, etc. Le tout avec une voirie et des trottoirs sécurisés, un grand parking et un square devant le cimetière et autour des jeux. Ce sera un très bel espace où toutes les générations auront plaisir à se retrouver.
  • NM : Avec Gilles, à travers tous nos tournages… que ce soit sur la place de la République, à Azieu ou encore dans la Zone Industrielle… Nous avons largement remarqué que les Genassiens, quel que soit leur âge, aiment profondément vivre à Genas ! D’abord parce que la municipalité a le sens du service, nous l’avons constaté ! Et puis aussi parce que vous avez fait de l’accompagnement tout au long de la vie… Une priorité !
Si vous le voulez bien, on regarde ensemble le sujet réalisé par Gilles qui -après cette visite- est même tenté d’installer son entreprise par ici… Magnéto

Projection vidéo sur les service offerts à la population à Genas

  • NM : C’est vrai… à Genas ! Le niveau de service est exemplaire !
Toutes les étapes de la vie sont ici prises en compte et en considération, c’est étonnant, nous avons été surpris de retrouver les services de la municipalité à tous les âges de la crèche à la maison de retraite. Comment faites-vous pour accompagner les habitants à tous les âges de la vie ?
  • DV : Effectivement, on essaye et c’est vrai que c’est un sacré challenge. Nous y consacrons une partie essentielle de notre budget, notamment en termes de ressources humaines. Les services à la population, depuis la naissance jusqu’à la fin de vie, occupent la majorité de nos agents et mobilisent l’essentiel de notre patrimoine. Nous avons, par exemple, 4 crèches, 4 groupes scolaires, des services périscolaires, des cantines, mais aussi l’aide aux maisons de retraites, les services à domicile…
Vous avez raison, ce sont de très gros postes de dépense, mais nous y tenons. Et je veux vraiment que Genas sois solidaire. Avoir de belles rues ou de beaux jardins, c’est bien. Mais il faut aussi apporter des services et des solutions aux problèmes quotidiens des Genassiens : que ce soit pour la garde des enfants jusqu’à la prise en charge des aînés. Le service de portage des repas, que nous voyons dans le reportage, est pour moi essentiel. C’est le développement de ces services qui offre aux aînés la possibilité de rester chez eux le plus longtemps possible et dans leur environnement. Cela vaut aussi pour le développement du nombre de berceaux en crèches ou la qualité du périscolaire. Ces deux services permettent aux parents de travailler sereinement s’ils sont sûrs que leurs enfants sont bien et qu’ils apprennent mille choses ou font plein d’activités.
  • NM : Pour revenir sur l’aspect économique, pendant le tournage de ce reportage, nous nous sommes donc rendus dans la zone industrielle de Mi-plaine dans laquelle sont installés nombre des participants de cette soirée. Nous avons entendu parler aussi de la nouvelle zone : Everest Park ! Où en est-on ?
  • DV : C’est vrai qu’à Genas nous avons la chance d’avoir de très belles zones industrielles. Je ne devrais d’ailleurs pas dire la « chance » car toutes les municipalités, qui se sont succédées, ont vraiment œuvré pour attirer les entreprises sur notre territoire. Et nous comptons aujourd’hui parmi les plus grandes zones industrielles de France.
Pour revenir, à Everest Park, anciennement G Sud, c’est en effet la future zone d’activité genassienne. Et ce sont plus de 40 hectares, qui accueilleront des entreprises, plutôt de services, avec une approche environnementale particulièrement soignée tant pour la zone elle-même que pour les bâtiments. Ce sont au moins 2 000 emplois qui seront créés sur notre ville -c’est important- et l’opportunité de conforter nos ressources. Il est en effet essentiel d’anticiper les besoins de financement de la commune si l’on veut garder notre qualité de service -comme nous l’évoquions précédemment- et accueillir de nouveaux arrivants. La croissance de la population de l’agglomération lyonnaise aura inévitablement un impact sur l’Est lyonnais. Il faut donc la préparer pour ne pas la subir. C’est une condition essentielle pour que ce développement soit harmonieux et cohérent avec les principes d’aménagement urbain de notre commune.
  • NM : Tout cela nous conduit à notre 4e et dernier sujet de la soirée et pas le moins agréable puisque nous nous sommes intéressés à toutes ces activités et ces animations que Genas propose à ses habitants, jeunes moins jeunes, aux salariés ou aux retraités ! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’à Genas, on ne s’ennuie pas !

Projection vidéo sur les actions sportives, culturelles et associatives de la ville de Genas…

  • NM : Alors monsieur le maire, ce terrain de foot c’est toute une histoire, on raconte à Genas que cela fait une quinzaine d’année que vous l’attendez ! Vous êtes un homme patient…
  • DV : Les gens qui me connaissent savent que je ne le suis pas vraiment, mais c’est vrai qu’en politique, il faut parfois attendre longtemps pour avoir gain de cause. Ce terrain, c’est exactement comme pour la future caserne des pompiers et pour la gendarmerie. Il aura fallu lutter pied à pied pour les obtenir mais c’est gagné. Encore un tout petit peu de patience et nous les aurons !
Pour ce terrain, cela aura juste été un peu plus long. Cela fait -en fait- une dizaine d’années que la ville de Genas avait vraiment besoin d’un terrain de nouvelle génération. Ce revêtement en synthétique permet de jouer tous les jours, toute l’année et quel que soit le temps ou presque. C’est une vraie opportunité pour les clubs, bien sûr, mais aussi pour les scolaires et les entreprises. Sans compter les nouveaux vestiaires qui arriveront au printemps, un réaménagement des abords, la création de parkings. Bref, c’est un équipement en phase avec les pratiques actuelles. Il est aussi plus conforme aux nouvelles exigences en matière de développement durable. Donc je crois que tous les sportifs seront d’accord avec moi pour dire que cela valait vraiment la peine d’attendre ! Et comme je sais, Nadjette, que vous aimez me taquiner sur ma préférence pour le sport, je vous rappelle -mais je suis sûr que vous ne l’aviez pas oublié- que le premier équipement que nous avons réhabilité sous cette mandature était… la médiathèque ! Donc vous voyez que l’ancien adjoint aux sports a bien changé !!!
  • NM : Je note bien, monsieur le maire, vos nouvelles passions : le jardinage, la culture… Il va falloir que mon indicateur vérifie ses sources…
Et pour revenir à Genas, mon compère Gilles, a trouvé finalement qu’il y avait presque autant d’animations qu’à Lyon voire qu’à Paris, Genas a maintenant son terrain de Beach volley ! Dites donc !
  • DV : Bravo, je vois que vous vous moquez de moi… Mais, sans en rajouter, nous avons vraiment passé un super moment dans la lignée de notre souhait de varier les animations à Genas, de faire sortir la culture du Neutrino, d’offrir des spectacles gratuits sur les espaces publics…
C’est pour cela que nous avons testé la formule des « Week-ends sur la place » de la République, que nous avons vus sur la vidéo. Et il est clair que ces Week-ends ont vraiment eu du succès et notamment le « Week-end à la plage », qui a remporté tous les suffrages. L’idée était toute simple : nous avons utilisé les tonnes de sable prévues pour l’entretien de nos stades pour un week-end de loisir sur la place. Ce sable a ensuite rejoint les terrains, mais nous avons vraiment pu en profiter de façon originale tout en optimisant l’utilisation des deniers publics. Je ne pensais pas que nous allions rencontrer un aussi beau succès pour tous ces Week-ends, donc nous recommencerons en 2011 avec deux Week-ends, quatre animations de rue et d’autres choses encore… Bref, plein de rendez-vous pour vivre la ville ensemble et partager du temps. Vous savez que j’essaie, chaque fois que c’est possible, de développer ces temps de convivialité entre les habitants et aussi avec nos associations.
  • NM : Je ne voudrais pas être indiscrète mais, dites-moi, avec toutes ces manifestations municipales ou associatives, vous devez avoir un agenda bien rempli ?
  • DV : C’est sûr, mais c’est ma passion. Le plus difficile est de continuer à être présent presque partout -comme quand j’étais adjoint aux sports- malgré la charge de travail imposée par ma mission de maire.
En revanche, je n’oublie pas que nous sommes là pour soutenir l’action des associations et pas pour les concurrencer. Notre tissu associatif est très actif et c’est avant tout lui, qui anime la ville tout au long de l’année avec des activités sportives, culturelles, festives ou commerciales quasiment chaque jour et plus particulièrement les week-ends. Notre rôle est donc d’apporter le coup de pouce logistique ou financier ou de proposer des manifestations de plus grande ampleur, que les bénévoles ne pourraient prendre en charge. D’ailleurs, les nouveaux habitants me le disent régulièrement : ce qui les a frappés lors de leur installation, c’est le nombre d’activités proposées aussi bien pour les jeunes que pour les adultes, pour ceux qui, simplement, travaillent à Genas aussi bien que pour ceux qui y vivent. Cette soirée, avec les invités qui sont autour de nous, symbolise la recette qui fait qu’on se sent bien à Genas puisqu’elle réunit : - des entreprises, des commerçants, des artisans, des agriculteurs… qui fournissent de l’emploi aux habitants, qui font vivre nos quartiers et apportent des ressources à la collectivité et aux associations. N’est-ce pas messieurs les dirigeants ??? - elle réunit aussi des responsables d’association et des bénévoles, des directeurs d’école ou des responsables de services publics… qui donnent leur temps et toute leur énergie pour animer la commune. Pour accompagner chacun dans sa réussite scolaire, dans ses loisirs ou dans son développement personnel… Je crois que ce soir nous avons avec nous, tous ces « ingrédients » qui font avancer notre ville et donnent à Genas son statut très particulier et très convoité au sein de l’Est lyonnais !
  • NM : C’est vrai que cette recette a vraiment l’air de porter ses fruits quand on échange avec vos habitants… Alors puisque vous semblez quand même être déjà très gâtés à Genas, que puis-je vous souhaitez pour 2011, monsieur le maire, et ce sera la conclusion de cette soirée ?
  • DV : Je ne sais pas si nous sommes gâtés, Nadjette… Je crois surtout qu’on s’en donne la peine et les moyens !
Je souhaite tout simplement que l’année 2011 soit à l’image des trois années qui viennent de s’écouler : trépidante, pleine de réalisations pour la ville et les habitants. Je souhaite que les Genassiens soient toujours contents et fiers d’habiter à Genas. Je pense que quand les habitants sont fiers de leur ville, c’est qu’on n’a pas trop mal travaillé ! Et j’ai envie de réussir ce pari là. J’en profite pour présenter à tous nos invités, en mon nom et celui du Conseil municipal, mes meilleurs vœux pour 2011 et je leur dis à tout de suite pour fêter, comme il se doit, la nouvelle année.

Discours. Budget primitif 2011

Le Conseil municipal réunit en séance pleinière le 16 décembre dernier a adopté à une large majorité (l’ensemble de la majorité municipale et le groupe « Genas avant tout ») le budget 2011. Téléchargez la présentation liminaire du budget : Budget primitif – Budget principal 2011

Discours. Lancement de la saison culturelle 2010/2011

Lancement de saison du Neutrino

- Vendredi 1er octobre 2010 -

Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas

Bonsoir à tous et bienvenus pour ce lancement de saison 2010-2011, organisé pour la première fois dans l’Atrium de l’hôtel de ville. Après la programmation culturelle qui a parfois quitté les murs de l’hôtel de ville, cette fois-ci, c’est le lancement de saison qui s’échappe du Neutrino. Mais je crois que depuis 2008, vous vous êtes habitués à ces représentations « itinérantes » où ce sont les spectacles qui vont à votre rencontre au fil des saisons et sur toutes les places de la ville. Certains d’entre vous ont peut-être participé aux tout nouveaux « Week-ends sur la place », inaugurés cette année, où justement la culture avait une belle part cette année. Nous avions annoncé notre souhait de plus de culture dans la ville, mais aussi de nouvelles formes de culture : peut-être plus accessible, même pour ceux qui ne sont pas réellement des amateurs. Et nous avons aussi proposé un grand nombre d’animations gratuites. Donc, sans trop de prétention, je crois que nous sommes sur la bonne voie. Bien sûr, cela n’empêche pas de poursuivre la programmation de la salle du Neutrino, qui occupe une place de choix dans notre offre de spectacles. Vous aviez beaucoup apprécié la programmation 2009-2010, avec l’humour comme fil conducteur. Je crois d’ailleurs que la quasi totalité des soirées a affiché complet. Cette année, avec Nathalie Thevenon, mon adjointe à la culture et tous les collaborateurs qui ont travaillé sur la nouvelle programmation, nous avons décidé de jouer avec les mots à moins que ce ne soit sur les mots. Pour ma part, et c’est un peu exceptionnel, je ne dirai pas un mot de plus et laisse Nathalie Thevenon vous présenter le programme. Donc une fois n’est pas coutume : c’est à mon adjointe que je laisserai le dernier mot. Nathalie…

Intervention de madame Nathalie Thevenon, adjointe en charge des affaires culturelles

Merci monsieur le maire et donc puisque exceptionnellement vous ne voulez plus dire un mot, je vais pouvoir en profiter. Comme vous l’avez compris c’est une saison très différente, que nous vous avons concoctée cette année, autour de « l’essence des mots » ou encore « des sens des mots ». Ce petit jeu de mots, justement, est notre clin d’œil à nous pour saluer la langue française et tenter de la servir. Donc au programme de cette saison, vous trouverez -bien sûr- des artistes amateurs de bons mots, parce que nous aimons toujours rire, mais aussi de vrais militants des mots. Je ne citerai pas tous les spectacles car nous allons y revenir tout de suite, j’attire juste votre attention sur une petite sélection, qui m’a particulièrement touchée et dont j’espère qu’elle vous plaira :
  • Tout d’abord la soirée Vincent Roca, un ancien prof de math que rien ne prédisposait donc à aimer les mots, mais qui est aujourd’hui comédien et chroniqueur sur France Inter où il croque les mots à pleines dents ;
  • Mention spéciale à Théophile Ardy, car ce chanteur guitariste, est aussi un Genassien et nous sommes ravis de lui offrir notre scène pour un soir ;
  • Et comme il n’y a pas de programmation consacrée aux mots sans naturellement un bonimenteur, et en l’espèce une bonimenteuse avec Claudette Fuseau et sa Croisade du bonheur, nous ressusciterons les vieux mots en remettant le patois au goût du jour.
  • Arthur Ribo, quant à lui, va slamer les mots et donner un coup de jeune à la saison en compagnie -et c’est tout aussi rare au Neutrino- d’un chorégraphe et danseur : Abdou N’Gom.
  • La LILY, ou Ligue d’improvisation Lyonnaise improvisera -comme son nom l’indique- les mots comme elle respire.
  • Une soirée exceptionnelle, en avril, avec la poursuite de notre envie de faire « sortir » la culture du Neutrino -comme l’évoquait monsieur le maire à l’instant- avec un concert, à ne pas rater, de l’orchestre des pays de Savoie, à l’église de Genas ;
  • Vous pouvez aussi cocher tout de suite la date du 20 mai car Aime le mot dit, en 4 mots, un chansonnier dans la lignée de Raymond Devos et Bobby Lapointe, va tenter de vous rendre fous à force de jouer avec les mots.
  • Pour finir, en juin : Oulipo. Son équipe va nous entraîner dans une incroyable réécriture de Perec ou Queneau à travers un théâtre de mots complètement décalé et souvent déjanté…
Bref toutes sortes de mots, à moins que ce ne soit des maux, vont frapper cette année le Neutrino et je vous laisse les découvrir grâce aux artistes présents ce soir et au montage vidéo que nous vous avons préparé. Et en simplement 2 mots : bonne soirée ! Je crois qu’il n’y a plus rien à ajouter en mot de la fin après une telle présentation si ce n’est un mot : Merci. Merci beaucoup à tous les artistes qui se sont déplacés ce soir pour nous donner un avant goût de la saison, merci à Duo vidéo pour ce très joli montage, à l’équipe du Neutrino et à tous les agents qui ont préparé la programmation et organisé cette soirée, merci à vous d’être venus et rendez vous tout de suite, dans la galerie, pour le buffet et à la médiathèque pour ceux qui souhaitent découvrir la programmation jeune public dont la vidéo sera projetée salle Joël Beaumord de la médiathèque. Merci encore et à tout de suite