
Parce qu’administrer un groupe scolaire c’est donner les moyens de transmettre les savoirs aux élèves en procurant un environnement harmonieux pour les enfants, les enseignants et le personnel municipal, deux instances interviennent dans ce domaine : l’État par l’Éducation nationale et la collectivité territoriale, la commune.
Une rentrée scolaire se prépare toujours l’année précédente. L’État, par les services de l’Inspection Académique du Rhône, recueille l’évolution des effectifs scolaires par école et par circonscription en observant les mouvements de population. Ces projections sont ensuite exposées et validées par des instances paritaires. Monsieur le Préfet, en commission départementale, valide les propositions de monsieur l’Inspecteur d’Académie concernant les possibles fermetures de classes, ouvertures ou situations à suivre pour la rentrée scolaire concernée.
Cependant, comme les inscriptions à l’école ne débuteront que le 9 mai prochain au guichet unique de la mairie, rien n’est fixé avant le mois de juin et des ajustements sont encore possible à la rentrée de septembre en tenant compte des effectifs réels.
- Mme Tourraine, inspectrice de l’Éducation nationale chargée de la circonscription de Meyzieu indique que : « la gestion des moyens est adaptée aux besoins constatés. Si de nouveaux enfants sont inscrits d’ici septembre, les effectifs sont revus et les conditions d’accueil peuvent donner lieu à un maintien de poste d’enseignant, initialement annoncé en retrait »
La gestion des ouvertures ou des fermetures de classe est donc de la compétence exclusive de l’État. Ce dernier tend à regarder plus précisément les zones d’éducation prioritaire, caractérisées par des difficultés plus nombreuses.
Au niveau local, la ville a la compétence de l’inscription des enfants à l’école (guichet unique pour la rentrée 2011-2012). En fonction du périmètre scolaire voté par le Conseil municipal, les enfants seront affectés à un secteur et donc à une école.
- Anastasia Michon, adjointe aux affaires scolaires : « La ville reste l’interlocuteur privilégié des parents. J’ai toujours pris soin de recevoir, en rendez-vous particulier, les parents qui le souhaitaient afin de satisfaire au mieux les demandes. Le rapprochement des fratries prévaut dans l’affectation des enfants. »
Bien sûr, un système de dérogation existe mais il répond à des critères bien précis afin de ne pas générer de déséquilibre entre les groupes scolaires.
Le périmètre scolaire est une matière vivante. En effet, le dynamisme en matière d’urbanisation et la mixité des programmes immobiliers conduisent à le revisiter régulièrement et à le réajuster afin que les effectifs de l’ensemble des groupes scolaires soient harmonieux et puissent accueillir les enfants dans les meilleures conditions lors du temps scolaire mais également pendant la restauration et le temps périscolaire.
- Daniel Valéro, maire de Genas : « L’évolution démographique par l’arrivée de jeunes parents dans notre commune a une influence sur nos écoles. Ces nouvelles familles favoriseront le maintien des classes de maternelle sur Genas. »
Un nouveau périmètre concernant les écoles Joanny Collomb et Jean d’Azieu sera voté lors du prochain Conseil municipal. Les familles concernées par ce nouveau schéma sont celles nouvellement arrivées ou celles qui effectuent une première inscription à l’école.
Tout est donc affaire d’équilibre et selon le paradigme utilisé les clés de lecture sont variables. À Genas, c’est l’équilibre entre les quatre écoles qui est à privilégier avec un centre-bourg dont les effectifs baissent et les quartiers d’Azieu et de Vurey où l’urbanisation est croissante.
L’ensemble des instances concernées par ce dossier souhaite le meilleur pour les petits genassiens, avec les contraintes qui sont celles de chacun. Parallèlement, le vote du nouveau périmètre interviendra lors du Conseil municipal du 21 avril prochain. L’information et la concertation menées lors des conseils d’école et de la commission « la ville à l’école » devraient produire un consensus sur ce dossier.