
Cérémonie des vœux aux entreprises, commerçants/artisans, associations,
professions libérales
Intervention de monsieur le Maire de Genas, Daniel Valéro.
- Jeudi 13 janvier 2011 -
Projection du film de bilan de l’année 2010 à Genas
Avertissement : les propos repris ci-dessous sont une retranscription d’une heure d’interview réalisée en direct lors de la cérémonie des vœux, l’ensemble des propos n’a donc pu être repris dans le détail.
- Intervention de la journaliste Nadjette Maouche
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs bonsoir…
Et merci d’avoir répondu présent ce soir…
J’ai à nouveau le plaisir et l’honneur de vous accompagner tout au long de cette soirée à l’occasion des vœux de votre maire…
Et cette année encore on m’a donné, en quelque sorte, « carte blanche » !
Souvenez-vous l’an dernier, monsieur le maire répondait sans détour aux questions des Genassiens… Cette année, j’ai vraiment souhaité prendre le temps de m’arrêter sur votre commune… et de m’intéresser à votre territoire !
Déformation professionnelle peut-être, en tant que journaliste, j’ai ressenti le besoin du terrain ! J’étais très curieuse de pousser un peu plus loin mes recherches pour bien comprendre la méthode et mieux connaître les actions menées à Genas !
Et c’est pour cela, que certains d’entre vous m’ont vu me balader à travers la commune à la moindre occasion, et ici ce n’est pas ce qui manque, et tendre mon micro…
Je n’étais pas seule ! Avec mon compère Gilles Lazure, avec lequel nous faisions la paire !
Il était à la prise de vue et moi au son !
Bref, j’ai trouvé que la preuve par l’image était la meilleure façon de vous restituer notre travail !
Alors évidemment, cela n’exclut pas d’entendre monsieur le maire sur les différents sujets que j’ai décidé de mettre en avant ce soir… Bien au contraire…
D’autant plus, qu’au fil de nos reportages et de nos rencontres, j’ai eu l’occasion d’en noter quelques-unes que je compte bien poser ce soir à monsieur le maire de Genas… À qui je demande sans plus tarder de me rejoindre sur ce plateau…
Monsieur Daniel Valéro !
Arrivée de M. le maire sur le plateau.
Bonsoir, monsieur le maire et merci de me faire confiance cette année encore… On verra à la fin de cette soirée si vous avez eu raison….
- Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas
Bonsoir Nadjette. Cela fait effectivement plaisir de se retrouver pour notre rendez-vous qui est en train de devenir un rendez-vous «
annuel ». J’espère que je ne vais pas le regretter parce que, je vous connais un peu plus maintenant, et je sais que vous n’allez pas hésiter à me passer au grill toute la soirée…
- NM : Bien entendu, vous savez tous ici. qui est Daniel Valéro. Cela étant dit lorsqu’avec mon complice, Gilles Lazure, nous avons cherché à en savoir plus sur vous, voilà ce qu’il en ressort :
- Daniel Valéro, maire de Genas depuis 2008.
- Premier vice-président de la Communauté de Communes de l’Est Lyonnais, en charge des affaires économiques….
- vous êtes également banquier parce que contrairement aux idées reçues, les élus sont le plus souvent obligés de garder une activité salariée…
- On vous dit sportif …. À l’imparfait ???? C’est donc de l’histoire ancienne ! Enfin, vous restez au minimum un grand supporter de l’OL…
- Vous avez grandi à Azieu… Ha ! Azieu ! Un quartier que nous avons beaucoup fréquenté avec mon cadreur Gilles Lazure et sur lequel nous reviendrons dans un instant en images !
- Vous êtes depuis toujours très engagé dans le mouvement associatif… L’incroyable tissu associatif de Genas en est encore aujourd’hui la démonstration…
- Quant à votre intérêt pour la politique… Vous êtes tombé dedans très jeune… puisque, dès la fin des années 80… On vous retrouvait déjà spectateur des soirées électorales…
- Alors tout naturellement, en 95, vous êtes élu au Conseil municipal et occupez le rôle, taillé sur mesure, d’adjoint au sport !
- Et aujourd’hui… Vous êtes donc depuis 2008 « le patron », le maire de Genas !
Est-ce que j’ai zappé une date clé… Monsieur le maire ?
- DV : Non, je vois que vous êtes très bien renseigné et que certains, ou certaines, n’ont pas hésité à dénoncer mes absences plus que régulières à l’entraînement du lundi soir voire du dimanche matin…
Je vous le confirme…
Avant d’entrer dans le vif du sujet et de poursuivre le programme de cette soirée… J’aimerais, au nom de notre hôte, remercier de leur présence ce soir tous les élus ainsi que tous les dirigeants et représentants de nos entreprises, les commerçants, artisans, agriculteurs, les associations…
Monsieur le maire, à vous d’accueillir, comme il se doit, tous ceux qui ont répondu présents à cette soirée…
Merci à tous d’être avec nous ce soir.
Vous savez que je suis très attaché à ce rendez-vous, qui me permet de rencontrer toutes les forces vives de Genas, et de vous présenter nos travaux. Je n’oublie pas et rappelle, chaque année, que c’est bien
VOUS qui nous donnez les moyens financiers de mettre en œuvre notre programme et nos projets.
J’espère que vous passerez une bonne soirée et que vous pourrez rester après ce plateau afin que je puisse saluer chacun dès que Nadjette m’aura libéré…
- NM : Hé oui car nous sommes tout de même ensemble pour une petite heure pendant laquelle je vous propose de revenir en images sur les actions de la municipalité….
Cela fait maintenant des mois qu’avec Gilles Lazure, nous arpentons les rues de Genas à la recherche d’information, d’interviews… Gilles n’est pas avec nous sur ce plateau mais il n’est pas loin… Certainement là où on ne l’attend pas… Une fois encore !
Premier des 4 sujets que je vous invite à regarder ensemble ce soir… Avant d’y revenir avec vous bien entendu Monsieur le maire…
Ce premier sujet est axé autour de l’aménagement urbain de la commune… Reflet de l’art de vivre à Genas… Il s’agit d’une vidéo plutôt nature… Ce qui est de bon ton pour « Genas, la Ville nature » !
Avec mon complice, Gilles, nous avons, bien sûr, assisté à l’inauguration des Jardins de Gandil ! Un grand et beau moment ! D’abord parce que le jardin est magnifique et que l’ambiance était à son comble… Et puis bien sûr… Parce que sa réhabilitation est plus qu’intéressante ! On en parle dans quelques minutes le temps de revenir en images sur l’événement.
Projection vidéo sur les aménagements urbains dont les jardins de Gandil….
- NM : Et ils ne se sont pas fait prier pour chanter !…. Rassurez-vous je ne vais pas vous demander de reprendre le refrain ! Enfin, sauf si vous insistez…
Dites-moi monsieur le maire, vous seriez devenu un jardinier en herbe ? Et ça m’aurait échappé ?
- DV : Heu non, là je crois que cela sera un peu difficile. Mais comme vous le savez, nous avons choisi de placer notre mandat sous le signe de l’embellissement de Genas et nous souhaitons créer ou valoriser des poumons verts. Donc les Jardins de Gandil sont un bon exemple de ce que nous faisons aux 4 coins de la ville. C’est aussi un aménagement « durable » où nous avons été particulièrement attentifs à la récupération de l’eau, au choix de plantations plus économes en entretien… Comme nous essayons désormais de le faire un peu partout à Genas.
- NM : Plus sérieusement Monsieur le maire, ces Jardins de Gandil ne sont pas nés de la simple idée de mettre un peu plus de vert à Genas… Ce n’est pas qu’un jardin… Qu’est ce qu’il y a derrière cette réalisation plutôt symbolique ?
- DV : Effectivement, il y a plusieurs choses…
Je souhaitais tout d’abord modifier l’aménagement de ce quartier en intégrant un jardin plutôt qu’un immeuble supplémentaire, ce qui aurait été plus facile et plus lucratif…
Il y a aussi la volonté de mettre en œuvre une sorte de «
laboratoire » en plein cœur de ville puisque l’idée est bien de donner des occasions de rencontres. Rencontres entre les habitants des immeubles ou des maisons voisines avec les associations de l’espace Gandil, avec les employés et les usagers de la ludothèque ou ceux du relais d’assistantes maternelles. Puisque cet équipement est au centre des déplacements de tous les utilisateurs de ces lieux de vie.
C’est aussi la création d’une première «
traversante » entre 2 quartiers puisque nous relions le Nord et le centre ville pour les piétons et les vélos. Notre idée est d’ouvrir des traversantes douces dans chaque quartier pour que chacun puisse aller faire ses courses à pied en utilisant des sortes de « raccourcis ». Aujourd’hui, il est encore difficile de se déplacer à Genas sans prendre sa voiture car il y a peu de liaisons Nord-Sud. Nous nous emploierons donc à en créer. La traversante de Gandil est la première, mais évidemment pas la dernière.
- NM : C’est donc bien un lieu de rencontre… et vous avez souhaité que toutes les générations s’y retrouvent… Avec Gilles, nous avons, en plus, constaté que les aînés apprécient ce souci avec lequel vous avez respecté le patrimoine…
- DV : En effet, nous avons restauré l’un des derniers éléments du patrimoine agricole genassien. Et cela fait vraiment plaisir aux aînés puisque ce jardin est installé sur le tènement d’une ancienne ferme et à la place exacte d’un ancien potager des Hospices Civils de Lyon, qui a aussi été exploité pendant longtemps par la famille Reymond, une vieille famille genassienne. Ce potager approvisionnait, à l’époque, l’hôpital lyonnais et accueillait des malades en convalescence. C’est donc un clin d’œil à l’histoire du lieu, mais aussi une façon de mettre en lumière l’histoire de Genas, que nous souhaitons valoriser et surtout, préserver.
- NM : En résumé les jardins de Gandil sont un lieu expérimental à plus d’un titre ?! Respect du patrimoine, protection de l’environnement. C’est aussi avec ce même souci que la municipalité souhaite revisiter le quartier d’Azieu. Un quartier qui vous est cher, je le rappelle, c’est l’histoire de votre vie Azieu !
Je ne sais pas si les lyonnais sont vraiment chauvins, mais je sais que les habitants d’Azieu vivent à Azieu et nulle part ailleurs !
Lors de nos différents tournages avec Gilles on a bien compris qu’il y a Genas et Azieu !
On a pris le temps donc de mieux comprendre l’esprit des Ajolans… pour mieux appréhender aussi le nouvel Azieu… Un Azieu plus adapté à toutes les demandes et à tous les besoins… Explications en image avec Gilles.
Projection vidéo de projets d’aménagement sur le quartier d’Azieu
- NM : Au vu de ce reportage, on peut se demander si vous allez dupliquer ce que vous avez fait place de la République ?
- DV : Non pas vraiment, parce que la configuration d’Azieu n’est pas celle de la place de la République et que nous n’allons pas démolir, mais réhabiliter…
Il s’agit bien de
rénover ce quartier et de l’
adapter aux usages, aux conditions de circulation et de stationnement d’aujourd’hui
sans en dénaturer l’esprit et en valorisant, là aussi, son patrimoine.
- NM : En résumé, c’est la place de la République, en mieux ? tout en respectant l’esprit du quartier… Rassurez nous !
- DV : Je crois que vous pouvez effectivement me faire confiance pour respecter le patrimoine en général et notamment celui d’Azieu.
Ce quartier présente plus de contraintes que celui de la place de la République car nous avons moins d’espace, que les rues sont étroites et que les équipements ont été un peu éparpillés sans grande cohérence. C’est aussi un quartier pour lequel aucune réhabilitation d’envergure n’a été programmée depuis des décennies. Donc il y a un petit peu de « rattrapage » à faire…
- NM : Reprenons les aspects essentiels qui vont être revus et corrigés… à commencer par la vie économique… Commerçants et consommateurs vont être mieux servis ?
- DV : Oui, nous souhaitons vraiment faciliter l’accès aux commerces parce que c’est ce qui fait la vie du quartier. Nous allons revoir le stationnement, embellir les abords et recréer une vraie place devant l’ancienne école. Les restaurants auront ainsi la possibilité d’avoir de belles terrasses. Les habitants pourront faire leurs courses quotidiennes dans le quartier sans avoir besoin d’aller plus loin et souvent sans prendre leur voiture.
J’en profite d’ailleurs pour préciser qu’une banque avec un distributeur de billets s’installera -courant septembre/octobre- sur cette place sans oublier un relais presse -en plus du tabac- et un fleuriste.
Nous allons aussi mieux
relier l’église d’Azieu et la salle Saint-André avec le secteur
J. Jaurès. Nous allons recréer une belle perspective devant l’église d’Azieu, perspective qui a été quelque peu malmenée au fil des années…
- NM : Est-ce que la circulation va aussi être mieux organisée… Mieux sécurisée ?
- DV : Comme Azieu est, en effet, devenu une zone complexe à traverser au fil des années notamment le matin et le soir aux abords du collège… Nous allons revoir complètement le carrefour J. Jaurès et le rendre plus fluide. Là aussi nous allons créer une traversante douce (nous en parlions tout à l’heure pour Gandil) afin de relier la rue Roybet et la rue du Pensionnat. Nous mettrons en place une sorte de « gare routière » à côté du collège J. D’Arc afin de sécuriser les allées venues des enfants… Nous implanterons aussi de nouveaux espaces de stationnement au cœur du quartier et rue du Repos, qui en manque cruellement les jours de match ou d’enterrement !
Pour ceux qui connaissent le quartier, nous allons reprendre les mêmes principes d’aménagement que ceux qui sont déjà mis en œuvre aux abords de l’école J. D’Azieu ou dans le reste de la ville avec des déposes minute, des trottoirs sécurisés, des pistes cyclables, un réaménagement des parkings, des espaces verts… Enfin bref, la totale.
- NM : Vous comptez faire grandir Azieu et accueillir de nouveaux habitants ?
- DV : Genas, Azieu et Vurey ont effectivement beaucoup de succès et beaucoup de familles souhaitent s’installer chez nous.
Nous avons aussi les jeunes -qui quittent le domicile des parents- et qui veulent rester à Genas…
Donc, forcément, Genas ne peut que grandir. Je l’espère moins vite que lors des trois décennies qui viennent de s’écouler et, en tout cas, en accompagnant mieux sa croissance. Vous savez que ces enjeux ont été au cœur des discussions de ces derniers mois lors de l’adoption du fameux « Schéma de Cohérence Territorial », le SCOT. Et elles n’ont pas été simples. Pour faire court, le SCOT, c’est le schéma qui va dicter le développement du Grand Lyon et des communes environnantes, dont Genas, pour les 20 ou 30 ans à venir.
C’est aussi ce document qui va s’imposer à nos PLU (Plans Locaux d’urbanisme). Cela en dit donc long sur l’importance du SCOT pour l’avenir de nos territoires. Il était notamment question d’ouvrir des secteurs entiers, et actuellement agricoles, à l’urbanisation comme les 100 hectares des Tâches, par exemple. Il a fallu « ferrailler » avec les élus du Grand Lyon et faire valoir nos arguments auprès des techniciens -qui les ont entendus- pour faire comprendre que l’Est lyonnais ne peut accueillir, à lui tout seul, l’essentiel de l’accroissement de la population de l’agglomération. Merci d’ailleurs à monsieur Chassin qui est le directeur général du SEPAL, qui s’est fait l’écho de nos demandes et qui est là ce soir.
- NM : Votre ville aurait l’ossature requise pour accueillir quelques milliers d’habitants supplémentaires ?
- DV : Clairement non. Elle n’aurait pas les moyens non plus de multiplier le nombre de crèches ou d’écoles. Sans oublier le problème des transports avec un territoire pas assez desservi pour accueillir 4 ou 5 000 habitants en plus des quelque 11 813 recensés officiellement en décembre 2010…
Vous connaissez bien, notamment, les difficultés que nous rencontrons avec le Sytral, qui retarde sans cesse l’amélioration de nos transports en commun. Et ce, malgré notre implication et notre accord de principe pour le co-financer.
Je profite d’ailleurs de cette tribune, que vous m’offrez, pour dire que le Sytral est à nouveau en train de changer les règles du jeu de la négociation, commencée en mai 2008, autour de la desserte de la CCEL. Le Sytral a officiellement annoncé, en décembre dernier, sa nouvelle idée. Il s’agit désormais de transférer la compétence « transport » à l’immense pôle métropolitain, que Lyon est en train de mettre en place. En clair aujourd’hui :
soit nous adhérons au pôle métropolitain, soit nous n’aurons pas de transport.
- NM : Mais est-ce vraiment l’intérêt de Genas ?
- DV : C’est difficile à dire pour l’instant. Nous aurons l’occasion d’en parler très vite puisque la CCEL et donc Genas vont participer aux réunions constitutives de ce pôle afin de nous faire une idée plus précise. Mais je ne souhaite pas compromettre l’indépendance de ma commune pour une desserte en bus. Si la commune doit être perdante dans ce nouveau dispositif, si elle n’est que le jouet d’intérêts qui ne sont pas les siens, Genas n’hésitera pas à demander à la CCEL de mettre en œuvre d’autres orientations, déjà évoquées sous une forme ou une autre depuis 2 ans et demi.
Le département est, par exemple, en train de préparer un projet de desserte et nous ne manquerons pas de confronter cette proposition avec celle du Sytral.
Je pense que toutes les entreprises, qui sont ici, sont d’accord avec moi. Comme je l’ai annoncé lors des vœux de Mi-Plaine aux chefs d’entreprise présents, nous n’allons pas leur faire payer une taxe transport si la desserte proposée n’est pas à la hauteur et si cela ne règle pas au minimum les problèmes d’acheminement de leurs salariés…
- NM : Donc oui, Genas grandira mais pas n’importe comment ?
- DV : Absolument, je ne veux pas qu’on dénature la commune. Il faut respecter son rythme et ses capacités d’accueil. C’est sans doute le combat le plus important aujourd’hui.
L’Est lyonnais ne peut pas recevoir toujours plus de populations, d’équipements industriels ou logistiques, de rocades et de voitures…
Nous avons déjà fait beaucoup d’efforts et je veille à ce que les « grands élus » qui nous entourent comprennent bien notre spécificité et qu’ils la respectent. Même si c’est extrêmement difficile et que c’est souvent « le pot de terre contre le pot de fer ». Nous savons faire entendre notre voix.
- NM : On voit bien en effet les enjeux qui sont ceux de communes comme Genas et qui doivent bien occuper votre quotidien, mais -si vous voulez bien- revenons à Azieu et à un sujet plus léger… On ne pouvait pas quitter Azieu… sans faire un tour du côté de ce fameux terrain de rugby, rue du Repos ! Qu’est ce que l’ancien sportif –l’ancien rugbyman- que vous êtes peut en dire ?
- DV : Pas que rugbyman, Nadjette, mais aussi footballeur !
Là aussi, nous sommes face à un espace qui a rendu service mais qu’on doit faire évoluer et qu’il faut
revoir pour l’adapter aux attentes d’aujourd’hui. Nous devons aussi
faire cohabiter des équipements aussi différents qu’un stade avec un cimetière, des espaces de loisirs et des habitations.
Ce n’est donc pas un chantier facile mais -comme pour Gandil ou la place de la République- mon souhait est
d’offrir des occasions de rencontres entre les habitants. J’aimerais qu’on ne pratique plus son activité chacun « dans son coin » sans jamais échanger avec les autres.
Et nous avons essayé de penser à tout le monde :
-aux plus jeunes, qui disposeront d’une aire de jeux comme celles que nous venons d’installer à Vurey, dans le parc Réaux ou aux Jardins de Gandil ;
-aux ados qui auront un terrain de basket ou de foot en libre accès et une toute nouvelle aire de roller ;
-aux associations de rugby et la Louve d’Azieu, qui verront les abords du terrain complètement revisités pour plus de confort ;
-aux adultes ou aux aînés qui découvriront de nouveaux terrains de pétanque, des équipements pour faire un peu de gym en plein air, etc.
Le tout avec une voirie et des trottoirs sécurisés, un grand parking et un square devant le cimetière et autour des jeux.
Ce sera un très bel espace où toutes les générations auront plaisir à se retrouver.
- NM : Avec Gilles, à travers tous nos tournages… que ce soit sur la place de la République, à Azieu ou encore dans la Zone Industrielle… Nous avons largement remarqué que les Genassiens, quel que soit leur âge, aiment profondément vivre à Genas ! D’abord parce que la municipalité a le sens du service, nous l’avons constaté ! Et puis aussi parce que vous avez fait de l’accompagnement tout au long de la vie… Une priorité !
Si vous le voulez bien, on regarde ensemble le sujet réalisé par Gilles qui -après cette visite- est même tenté d’installer son entreprise par ici…
Magnéto
Projection vidéo sur les service offerts à la population à Genas
- NM : C’est vrai… à Genas ! Le niveau de service est exemplaire !
Toutes les étapes de la vie sont ici prises en compte et en considération, c’est étonnant, nous avons été surpris de retrouver les services de la municipalité à tous les âges de la crèche à la maison de retraite. Comment faites-vous pour accompagner les habitants à tous les âges de la vie ?
- DV : Effectivement, on essaye et c’est vrai que c’est un sacré challenge. Nous y consacrons une partie essentielle de notre budget, notamment en termes de ressources humaines. Les services à la population, depuis la naissance jusqu’à la fin de vie, occupent la majorité de nos agents et mobilisent l’essentiel de notre patrimoine. Nous avons, par exemple, 4 crèches, 4 groupes scolaires, des services périscolaires, des cantines, mais aussi l’aide aux maisons de retraites, les services à domicile…
Vous avez raison, ce sont de très gros postes de dépense, mais nous y tenons. Et je veux vraiment que Genas sois
solidaire.
Avoir de belles rues ou de beaux jardins, c’est bien. Mais il faut aussi apporter des services et des solutions aux problèmes quotidiens des Genassiens : que ce soit pour la garde des enfants jusqu’à la prise en charge des aînés.
Le service de portage des repas, que nous voyons dans le reportage, est pour moi essentiel. C’est le développement de ces services qui offre aux aînés la possibilité de rester chez eux le plus longtemps possible et dans leur environnement.
Cela vaut aussi pour le développement du nombre de berceaux en crèches ou la qualité du périscolaire. Ces deux services permettent aux parents de travailler sereinement s’ils sont sûrs que leurs enfants sont bien et qu’ils apprennent mille choses ou font plein d’activités.
- NM : Pour revenir sur l’aspect économique, pendant le tournage de ce reportage, nous nous sommes donc rendus dans la zone industrielle de Mi-plaine dans laquelle sont installés nombre des participants de cette soirée. Nous avons entendu parler aussi de la nouvelle zone : Everest Park ! Où en est-on ?
- DV : C’est vrai qu’à Genas nous avons la chance d’avoir de très belles zones industrielles. Je ne devrais d’ailleurs pas dire la « chance » car toutes les municipalités, qui se sont succédées, ont vraiment œuvré pour attirer les entreprises sur notre territoire. Et nous comptons aujourd’hui parmi les plus grandes zones industrielles de France.
Pour revenir, à Everest Park, anciennement G Sud, c’est en effet
la future zone d’activité genassienne.
Et ce sont plus de 40 hectares, qui accueilleront des entreprises, plutôt de services, avec une approche environnementale particulièrement soignée tant pour la zone elle-même que pour les bâtiments.
Ce sont au moins 2 000 emplois qui seront créés sur notre ville -c’est important- et l’opportunité de conforter nos ressources.
Il est en effet essentiel d’anticiper les besoins de financement de la commune si l’on veut garder notre qualité de service -comme nous l’évoquions précédemment- et accueillir de nouveaux arrivants. La croissance de la population de l’agglomération lyonnaise aura inévitablement un impact sur l’Est lyonnais. Il faut donc la préparer pour ne pas la subir. C’est une condition essentielle pour que ce développement soit harmonieux et cohérent avec les principes d’aménagement urbain de notre commune.
- NM : Tout cela nous conduit à notre 4e et dernier sujet de la soirée et pas le moins agréable puisque nous nous sommes intéressés à toutes ces activités et ces animations que Genas propose à ses habitants, jeunes moins jeunes, aux salariés ou aux retraités ! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’à Genas, on ne s’ennuie pas !
Projection vidéo sur les actions sportives, culturelles et associatives de la ville de Genas…
- NM : Alors monsieur le maire, ce terrain de foot c’est toute une histoire, on raconte à Genas que cela fait une quinzaine d’année que vous l’attendez ! Vous êtes un homme patient…
- DV : Les gens qui me connaissent savent que je ne le suis pas vraiment, mais c’est vrai qu’en politique, il faut parfois attendre longtemps pour avoir gain de cause. Ce terrain, c’est exactement comme pour la future caserne des pompiers et pour la gendarmerie. Il aura fallu lutter pied à pied pour les obtenir mais c’est gagné. Encore un tout petit peu de patience et nous les aurons !
Pour ce terrain, cela aura juste été un peu plus long.
Cela fait -en fait- une dizaine d’années que la ville de Genas avait vraiment besoin d’un terrain de nouvelle génération. Ce revêtement en synthétique permet de jouer tous les jours, toute l’année et quel que soit le temps ou presque. C’est une
vraie opportunité pour les clubs, bien sûr, mais aussi pour les scolaires et les entreprises. Sans compter les nouveaux vestiaires qui arriveront au printemps, un réaménagement des abords, la création de parkings.
Bref, c’est un équipement en phase avec les pratiques actuelles. Il est aussi plus conforme aux nouvelles exigences en matière de développement durable. Donc je crois que tous les sportifs seront d’accord avec moi pour dire que cela valait vraiment la peine d’attendre !
Et comme je sais, Nadjette, que vous aimez me taquiner sur ma préférence pour le sport, je vous rappelle -mais je suis sûr que vous ne l’aviez pas oublié- que le premier équipement que nous avons réhabilité sous cette mandature était… la médiathèque ! Donc vous voyez que l’ancien adjoint aux sports a bien changé !!!
- NM : Je note bien, monsieur le maire, vos nouvelles passions : le jardinage, la culture… Il va falloir que mon indicateur vérifie ses sources…
Et pour revenir à Genas, mon compère Gilles, a trouvé finalement qu’il y avait presque autant d’animations qu’à Lyon voire qu’à Paris, Genas a maintenant son terrain de Beach volley ! Dites donc !
- DV : Bravo, je vois que vous vous moquez de moi… Mais, sans en rajouter, nous avons vraiment passé un super moment dans la lignée de notre souhait de varier les animations à Genas, de faire sortir la culture du Neutrino, d’offrir des spectacles gratuits sur les espaces publics…
C’est pour cela que nous avons testé la formule des «
Week-ends sur la place » de la République, que nous avons vus sur la vidéo.
Et il est clair que ces Week-ends ont vraiment eu du succès et notamment le « Week-end à la plage », qui a remporté tous les suffrages. L’idée était toute simple : nous avons utilisé les tonnes de sable prévues pour l’entretien de nos stades pour un week-end de loisir sur la place. Ce sable a ensuite rejoint les terrains, mais nous avons vraiment pu en profiter de façon originale tout en optimisant l’utilisation des deniers publics. Je ne pensais pas que nous allions rencontrer un aussi beau succès pour tous ces Week-ends, donc nous recommencerons en 2011 avec deux Week-ends, quatre animations de rue et d’autres choses encore…
Bref, plein de rendez-vous pour
vivre la ville ensemble et
partager du temps. Vous savez que j’essaie, chaque fois que c’est possible, de développer ces temps de convivialité entre les habitants et aussi avec nos associations.
- NM : Je ne voudrais pas être indiscrète mais, dites-moi, avec toutes ces manifestations municipales ou associatives, vous devez avoir un agenda bien rempli ?
- DV : C’est sûr, mais c’est ma passion. Le plus difficile est de continuer à être présent presque partout -comme quand j’étais adjoint aux sports- malgré la charge de travail imposée par ma mission de maire.
En revanche, je n’oublie pas que nous sommes là
pour soutenir l’action des associations et pas pour les concurrencer. Notre tissu associatif est très actif et c’est avant tout lui, qui anime la ville tout au long de l’année avec des activités sportives, culturelles, festives ou commerciales quasiment chaque jour et plus particulièrement les week-ends. Notre rôle est donc d’apporter le
coup de pouce logistique ou financier ou de proposer des manifestations de plus grande ampleur, que les bénévoles ne pourraient prendre en charge.
D’ailleurs, les nouveaux habitants me le disent régulièrement : ce qui les a frappés lors de leur installation, c’est le nombre d’activités proposées aussi bien pour les jeunes que pour les adultes, pour ceux qui, simplement, travaillent à Genas aussi bien que pour ceux qui y vivent.
Cette soirée, avec les invités qui sont autour de nous, symbolise la recette qui fait qu’on se sent bien à Genas puisqu’elle réunit :
- des entreprises, des commerçants, des artisans, des agriculteurs… qui fournissent de l’emploi aux habitants, qui font vivre nos quartiers et apportent des ressources à la collectivité et aux associations. N’est-ce pas messieurs les dirigeants ???
- elle réunit aussi des responsables d’association et des bénévoles, des directeurs d’école ou des responsables de services publics… qui donnent leur temps et toute leur énergie pour animer la commune. Pour accompagner chacun dans sa réussite scolaire, dans ses loisirs ou dans son développement personnel…
Je crois que ce soir nous avons avec nous, tous ces « ingrédients » qui font avancer notre ville et donnent à Genas son statut très particulier et très convoité au sein de l’Est lyonnais !
- NM : C’est vrai que cette recette a vraiment l’air de porter ses fruits quand on échange avec vos habitants… Alors puisque vous semblez quand même être déjà très gâtés à Genas, que puis-je vous souhaitez pour 2011, monsieur le maire, et ce sera la conclusion de cette soirée ?
- DV : Je ne sais pas si nous sommes gâtés, Nadjette… Je crois surtout qu’on s’en donne la peine et les moyens !
Je souhaite tout simplement que l’année 2011 soit à l’image des trois années qui viennent de s’écouler : trépidante, pleine de réalisations pour la ville et les habitants.
Je souhaite que les Genassiens soient toujours contents et fiers d’habiter à Genas. Je pense que quand les habitants sont fiers de leur ville, c’est qu’on n’a pas trop mal travaillé ! Et j’ai envie de réussir ce pari là.
J’en profite pour présenter à tous nos invités, en mon nom et celui du Conseil municipal, mes
meilleurs vœux pour 2011 et je leur dis à tout de suite pour fêter, comme il se doit, la nouvelle année.