Discours. Demande de subvention pour la ferme de Gandil

Dossier de demande de subvention en vue du réaménagement
de la Ferme de Gandil
- Mardi 13 juillet 2010 -
Texte introductif Daniel Valéro, maire de Genas
- Extrait -
…./ Le réaménagement de l’écurie et de la grange à fourrage constituera le dernier acte de la réhabilitation de l’espace Gandil. Il prendra corps au sein de l’écrin naturel dessiné par les jardins à l’ancienne, abondamment décrits précédemment. Il était essentiel pour la municipalité de proposer un lieu de mémoire complet dédié à son passé agricole et valorisant tant ses espaces extérieurs -à travers la re-création dudit jardin- que la préservation de « murs », porteurs de patrimoine et d’histoire. Cette dernière tranche de rénovation revisitera une écurie et une grange, bâtiments simples s’il en est, mais centraux dans la mémoire économique et sociale genassienne. De la châtellenie jusqu’au Genas actuel, le village -puis la ville- n’ont jamais distendu leurs liens avec l’agriculture. Le territoire reste jalonné de fermes et de granges, qui structurent durablement ses espaces. Malheureusement, les dernières décennies se sont montrées peu précautionneuses à l’égard de ce patrimoine fragile, souvent construit en pisé. L’ensemble de Gandil constitue donc un héritage irremplaçable pour l’histoire patrimoniale de Genas, à protéger. Dans ses murs se lisent des tranches de la vie d’antan, résonnent encore le bruit des activités agricoles… C’est une occasion de renouer le fil de l’histoire nourricière de cette ferme, qui a subvenu aux besoins de ses propriétaires et d’une partie du village, mais aussi -plus tard- des citadins affamés par la guerre. L’idée d’un marché bio couvert, et ponctuel, est à l’étude, tel un clin d’œil aux ventes à la ferme des siècles passés. De façon plus pérenne, la ville souhaite générer un regard croisé entre le Genas contemporain et son histoire en ré-ouvrant, à tous, ce lieu réhabilité dans le respect de son architecture initiale, simple, fonctionnelle et accueillante. Cet espace recevrait des activités associatives liant ainsi ce bâtiment aux autres ailes de la ferme. Il constituerait également un réceptacle pour des outils ou équipements agricoles anciens, tel des murs tapissés d’histoire autour des activités sociales d’aujourd’hui. Ce serait l’occasion de croiser des animations « vivantes » avec une dimension plus mémoriale, plus « muséale ». La référence au musée s’entend ici dans une acception large et reflétant toute l’humilité imprégnant le lieu. Il s’agit de donner à voir et à comprendre le quotidien des agriculteurs et des éleveurs, de découvrir ou de reconnaître leurs outils et leurs attributs. Les murs seraient porteurs d’objets, mais aussi d’images des temps forts de la vie rurale, des fêtes de village… Comme un voyage vers les récits d’enfance, baignés d’anecdotes locales et de moments partagés, qui cultivent et font croître les liens au sein d’un village. Et désormais d’une ville.


Laissez un commentaire