Discours. Genas sur un plateau, voeux 2010



Budget primitif 2010 – Budget principal
- Jeudi 17 décembre 2009 -
Monsieur le maire et monsieur l’adjoint délégué aux finances et aux ressources humaines, présentent au Conseil municipal le projet de budget primitif 2010.- Propos liminaire -
Parce que construire un budget est avant tout une prise en compte de l’ensemble des contraintes qui s’imposent à une collectivité. Parce que c’est un exercice d’équilibre obligatoire, mais toujours difficile à trouver entre les rêves, les envies et les capacités bien réelles d’une organisation. L’équipe municipale a opté pour une démarche transparente vis-à-vis de sa population en déclinant annuellement des objectifs annoncés et chiffrés pour l’ensemble du mandat. Bien sûr, la forme précise et le calendrier des projets s’adaptent au fil des mois, des années et des attentes des Genassiens. Mais la ligne est là. Claire, affichée et assumée pour mieux anticiper et accompagner la transformation de Genas, ville contemporaine. Nourrir des projets pour sa ville, c’est avant tout protéger et -si possible- développer ses ressources. Dans le contexte actuel de débat sur la réforme des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle, Genas fait entendre sa voix. Nous avons réaffirmé la nécessité de respecter notre identité, l’échelle de notre territoire et les contours de notre communauté de communes (CCEL). Nous avons multiplié les rencontres pour attirer l’attention de l’État et de ses représentants sur les risques encourus à fragiliser une organisation qui fonctionne bien et qui a été plébiscitée par ses habitants. Nous avons confirmé notre attention par rapport aux projets –certes indispensables- d’évolution de la fiscalité locale. Mais pas à n’importe quel prix. Notre territoire subit beaucoup de nuisances du fait des grands équipements qu’il abrite. Il a aussi été très volontaire pour développer l’activité économique et donc ses ressources. Il est impensable d’y renoncer aujourd’hui. La prospérité relative de nos communes est le fruit d’un travail acharné pour tisser un lien profond entre les entreprises et notre territoire. Genas et la CCEL n’ont pas hésité à afficher leurs exigences sur le maintien de leur autonomie financière et territoriale. C’est la condition d’une décentralisation efficace qui a fait ses preuves. L’extension du périmètre du transfert de la compétence voirie à la CCEL, intervenu en 2009, est éloquente à ce sujet. Après des mois de concertation et de travail entre les communes, il a été décidé de mutualiser les investissements en matière de voirie et de les transférer intégralement à la CCEL. De plus, les communes ont retenu le principe d’abondement à hauteur de 50 % des dépenses pour les réseaux et bassins d’infiltration-rétention d’eaux pluviales sous forme de fonds de concours. À la clef : une rationalisation des achats, une mutualisation des compétences et surtout l’intégralité des voiries progressivement rénovées. C’est une occasion inédite pour Genas d’être épaulée dans son projet et de combler son retard en la matière. Il en est de même pour la desserte de Genas en transports en commun. Genas et les communes de la CCEL ont relancé le dialogue avec le Sytral. Là aussi, il s’agit de faire admettre que les seuls clivages politiques ne peuvent justifier l’arrêt des dessertes aux frontières du Grand Lyon au mépris des bassins de population qui sont les nôtres, de la desserte de la deuxième zone industrielle de France et des interconnexions avec l’aéroport et les portes de l’Isère. Si le dialogue ne portait pas ses fruits, la CCEL et Genas n’hésiteront pas à étudier des formules alternatives pour que les revendications légitimes des habitants trouvent une concrétisation. La communauté de communes est là pour relayer et donner plus de relief aux préoccupations partagées des communes. Son échelle actuelle est la bonne échelle. Elle est cohérente avec le souhait de proximité et de démocratie locale des habitants. Nous nous battrons pour la conserver, pour en préserver les ressources qui sont aussi les nôtres. Corollaire d’une grande vigilance en matière de collecte des ressources, la rigueur dans leur utilisation est de mise à Genas. Dès l’arrivée de l’équipe actuelle, un objectif de 80 % d’exécution budgétaire a été fixé pour la fin du mandat. Les années écoulées avaient habitué les Genassiens à de très beaux programmes affichés en début d’année pour seulement… 30 à 40 % de réalisation à la fin de l’année (Cf. rapport de la Chambre régionale des comptes présenté en Conseil municipal du 26 novembre 2009). Ce manque de sincérité n’était plus acceptable et les services ont travaillé activement avec les élus pour y remédier. Et l’objectif est quasiment atteint avec un niveau de réalisation prévisionnel proche de 75 % pour 2009. La municipalité poursuivra naturellement cet effort en 2010 avec un affichage de projets en cohérence avec sa capacité de réalisation tant en termes de moyens humains qu’en termes financiers. C’est aussi la garantie d’une meilleure lisibilité sur l’utilisation des fonds publics pour les contribuables Genassiens. Toujours dans un souci de transparence et de bonne compréhension, le budget primitif 2010 sera décliné selon les 3 axes d’intervention définis dans le plan de mandat. Cette organisation avait déjà été appliquée au programme pluriannuel d’investissements, à la présentation des délibérations du Conseil municipal, à la composition des commissions municipales et bientôt, pour les services municipaux. C’est l’assurance d’une véritable cohérence pendant toute la durée du mandat, d’une meilleure lisibilité et aussi d’une plus grande facilité d’évaluation -aussi bien pour les partenaires que pour les habitants. La municipalité affiche régulièrement son souhait d’échange permanent avec la population, cette nouvelle présentation du budget facilitera son étude par tous ceux qui s’y intéressent. Pour un dialogue « équitable » tout simplement.La déclinaison 2010 du « Projet pour Genas »
La programmation 2010 constitue naturellement une déclinaison du projet politique présenté à la population le 8 octobre 2008 et au conseil municipal le 9 octobre 2008. Ce budget s’inscrit également dans le cadre du programme pluriannuel d’investissements, élaboré fin 2008, et transmis à l’ensemble des membres du Conseil municipal.Inauguration de la fresque de l’école Joanny Collomb
- 27 juin 2009 -
Interventions d’Anastasia Michon et de Nathalie Thevenon
Bonjour à tous et merci de votre présence pour inaugurer officiellement la toute nouvelle fresque qui orne désormais les murs de l’école Joanny Collomb. Nous sommes ravis de vous dévoiler ce travail qui est une belle incarnation des projets transversaux que la ville souhaite mettre en place. Au début du projet, il s’agissait simplement de réaliser « un » graphe sur « un » mur pendant « des » vacances dans le cadre des actions organisées par la Ville pour les adolescents. Mais très vite, nos équipes d’animateurs ont eu l’idée d’enrichir le projet et d’en faire un symbole à l’occasion de l’anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. Ce symbole a pris la forme d’une collaboration inter « tranches d’âge » et interservices associant :
Inauguration de la Place de la République
-21 juin 2009-
Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas
Bonjour et merci à tous d’être là et notamment aux commerçants, aux entreprises, aux élus du conseil municipal et aux anciens élus ainsi qu’à notre député et à notre conseiller général. Ce 21 juin est un jour important pour nous avec la première inauguration de notre mandat, seulement 15 mois après les élections. C’est donc une vraie fierté car nous démarrons ici la longue politique d’investissements et d’équipements souhaitée par notre équipe avec un chantier très symbolique -celui de la transformation radicale et de l’agrandissement de la principale place de Genas- Je note au passage qu’il s’agit vraiment d’une réalisation municipale puisque 100 % des financements sont effectivement d’origine communale. Et d’ailleurs nous nous reverrons très vite, en 2009, pour inaugurer d’autres équipements comme le relais d’assistantes maternelles et la ludothèque, la nouvelle médiathèque ou encore la nouvelle cour de l’école Anne Frank. Car nous avons vraiment décidé d’embellir Genas et d’apporter un service de qualité à chaque Genassien. C’est aussi notre façon d’aider les entreprises et de soutenir l’emploi dans notre bassin, pendant cette période économique difficile, sans pénaliser les habitants puisque tous ces travaux sont conduits sans augmentation de la pression fiscale. C’est également symbolique de débuter notre mandat avec l’entrée Ouest de la ville car l’objectif général est bien de recréer un vrai centre urbain à Genas, en cohérence avec son histoire, conforme avec les fonctionnalités d’une place contemporaine Pour les habitants de Genas, nouvellement arrivés, la place de la République est bien la place « historique » de Genas et le petit clin d’œil du visuel de notre campagne d’information ou l’exposition, que vous avez pu découvrir, sont là pour en attester. Il s’agit, par ailleurs, de regrouper toutes les grandes fonctions d’un centre ville autour de cet espace (halle, église, poste, commerces…). C’est aussi l’extrémité du Centre ville République, une sorte de « tête » pour la colonne vertébrale qui irrigue tout Genas avec la rue de la République dont l’ilôt Champion sera traité de façon prioritaire. C’est un point de départ fondamental de notre politique d’aménagement urbain avec un « cœur de ville République » fort qui s’appuiera sur 2 centralités complémentaires : Nord Azieu et Vurey Sud. Ces 2 quartiers voisins joueront le rôle de « centralités d’équilibre » en complément de celle du centre ville République. Qu’avons-nous voulu faire de ce nouvel et immense espace de plus de 6 000 m² ? Il s’agit tout d’abord de proposer 2 espaces distincts dans leur fonction, mais complémentaires. Au Nord, là où nous nous trouvons, nous avons volontairement choisi une surface plus minérale, plus résistante, plus aérée aussi afin de disposer -enfin- d’un espace réservées aux animations, à la circulation… Et d’ailleurs nous initions ce principe aujourd’hui avec le regroupement de l’inauguration de la nouvelle place de la République, la fête de la musique et la fête de la jeunesse sur ce bel espace. Ce sera un lieu d’organisation de fêtes et de cérémonies, un lieu où les associations auront de la place les jours de marché, où le café pourra tenir terrasse… Bref, un espace destiné aux groupes et à la fête avec une esplanade entourée de mâts reliés entre eux par des filins et un éclairage « suspendu » pour souligner sa vocation festive… Qu’il faut encore imaginer ! Au Sud, nous avons choisi une place végétale, plus abritée, propice au repos à l’ombre, à l’échange, aux jeux, aux rencontres en petit comité. Vous remarquerez les nombreux bancs agencés en « zone de conversation », c’est comme cela que l’appelle, les architectes. Et c’est une belle incarnation de ce que la municipalité actuelle entend par « Genas, ville nature ». Enfin un détail qui compte : vous l’avez peut-être remarqué, la circulation entre tous ces espaces se veut fluide avec un tracé Nord-Sud. Nous avons suggéré cette orientation avec une rivière de galets ponctués de massifs fleuris et qui sera très bientôt frangée d’arbres. J’en profite pour souligner la dimension environnementale de cet espace avec non seulement les plantations d’arbres et d’une multitude de végétaux, mais surtout la création de nombreuses places de stationnement pour les 2 roues et une meilleure cohabitation entre les modes doux et la voiture ; la création de places pour handicapés, pour les taxis… Même si, les voitures ne sont pas oubliées avec plus de place de stationnement qu’avant les travaux. Sauf le dimanche, bien sûr. Mais il y a le parking Régis et celui de la maison de retraite du Verger à deux pas. Je vous annonce aussi quelques aménagements à venir très vite comme la création de stationnements minute pour une meilleure rotation de la clientèle des commerces… Enfin, pour finir, je reviens un instant sur le geste inaugural que nous avons choisi. J’aurais pu planter un arbre ou donner un nouveau nom à cette place, mais non. J’ai préféré renforcer son histoire. Donc oui, le maire du conseil municipal des jeunes, Benjamin Kharrou va bien dévoiler une plaque, mais elle est un peu… particulière. C’est une plaque que nous avons acquise lors de la première cérémonie de citoyenneté, organisée il y a quelques semaines. Il s’agissait de mettre en avant les valeurs de la République pour nos jeunes électeurs. J’ai donc choisi d’apposer cette même plaque sur la « nouvelle place de la République » afin que chacun puisse relire l’un des textes fondateurs de la République : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. C’est aussi une façon d’honorer notre histoire. Car, vous le savez peut-être, nous avons ce matin, comme chaque année, rendu hommage aux anciens combattants à travers la commémoration de la Journée de la Résistance et l’anniversaire de l’exécution des victimes du chemin des Fusillés à Azieu. C’est donc bien les fondamentaux de notre République que nous saluons aujourd’hui. J’invite maintenant Benjamin, maire du conseil municipal des jeunes et Iris, sa première adjointe, à inaugurer officiellement la nouvelle place de la République en dévoilant cette plaque. Merci à tous. Je vous invite à nous rejoindre et notamment tous les commerçants de la place. C’est l’occasion de vous remercier à nouveau pour votre patience pendant les travaux et aussi toutes les entreprises, mes élus et collaborateurs qui ont travaillé d’arrache pied pour réduire la durée de ce chantier de près de 2 mois et ainsi tenir encore une fois nos engagements. Je remercie plus particulièrement les collaborateurs présents qui ont particulièrement œuvré sur ce chantier : Thierry Pineau, Lucien Colas, Christèle Cartoscelli aux services techniques ; Virginie Ducret pour l’organisation de ces deux journées ; ma directrice de cabinet, Cendrine Vadon, qui s’est transformée, pour un temps, en chef de chantier et aussi mon épouse, qui a réussi à supporter cette dernière période de bouclage des travaux… pour le peu qu’elle m’a vu… Merci à tous et très belle journée sur notre nouvelle place !Soirée « les écoles chantent Fugain »
- Vendredi 12 juin 2009 -
Interventions d’Anastasia Michon et de Nathalie Thevenon
Discours d’Anastasia Michon
Bienvenue à tous et mille mercis d’être venus aussi nombreux. Ce soir est un soir exceptionnel : pour vous, pour nous, et pour tous ceux qui ont préparé cette soirée. Avant que le rideau ne s’ouvre, je voudrais vous faire part de la joie et de la fierté que l’équipe municipale ressent à participer et à soutenir une telle manifestation. Nous avons vu dans cette belle idée de spectacle chantant, l’occasion de réunir les enfants des différentes écoles autour d’un projet « partagé ». Il est important que l’école soit un lieu d’expression et de partage. C’est cela qui nous a séduit. Quand je dis nous, je pense aux enseignants, qui ont accepté d’intégrer cet « extra » dans leur programme ; aux professeurs de musique qui ont véritablement fait partager leur passion et leur savoir et qui ont accompli des merveilles pour mettre en scène ; aux musiciens. Je n’oublie pas non plus les services vie scolaire et culturel de la mairie, qui ont œuvré de manière efficace pour cette idée prenne corps aujourd’hui.Je remercie également l’équipe municipale et plus particulièrement, le maire, Daniel Valéro pour avoir apporté le soutien financier, moral et logistique sans lequel cette soirée n’aurait pas vu le jour. Vous allez pour la première fois voir -et entendre- chanter les enfants de Genas dans une telle configuration. C’est une grande première et nous espérons bien renouveler l’expérience tous les deux ans. Cela va dépendre en partie de l’accueil que vous réserverez à nos petits chanteurs et de votre capacité à faire exploser « l’applaudimètre ». Il faudra aussi que les enseignants et tous nos partenaires musique acceptent de recommencer l’expérience, mais je crois pouvoir affirmer qu’ils sont d’ores et déjà partants. Rassurez-vous nous n’avons pas l’ambition de concurrencer la Star Academy. Non, il n’y aura pas de vote ce soir et encore moins d’élimination, mais je peux vous dire que derrière moi il y a le même trac et que nos chanteurs en herbe piaffent d’impatience à l’idée de monter sur scène. Avant de passer la parole à Nathalie Thevenon, adjointe en charge des Affaires culturelles, je voudrais dire un dernier mot tout simple. Ce mot, c’est : BRAVO. Et je le dis en conclusion aussi pour Michel Fugain. Pour toute cette joie et son amour de vivre, pour ses chansons que l’on connaît si bien, pour ses mots justes et vrais, qui résonnent et plus encore, pour le sourire de la voix. Bravo monsieur Fugain, vous chantez la vie, vous chantez l’amour et vous êtes l’ami. À Genas, ce soir, c’est sûr, nous serons à la hauteur.Discours Nathalie Thevenon
Merci à Anastasia Michon, adjointe en charge de la Vie scolaire. Ça n’est peut-être pas la Star Academy, mais c’est quand même un sacré travail pour en arriver là. La première fois que cette idée a été évoquée, c’était au mois de septembre 2008 par Laurent Matini, le directeur de l’école de musique. L’idée était vraiment simple : il « suffisait » de faire chanter 245 élèves avec 30 musiciens sur scène devant une salle comble…. Simple, il « suffisait » !!… De quoi ? de recueillir l’enthousiasme ou l’aval des élèves, des enseignants, des profs de musique,Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas
Pour prolonger ce beau moment avec juste quelques mots et avec monsieur Fugain, je dirai juste : « Bravo à tout le Monde, Chapeau à tout le monde, Pour ce si beau moment de vie, Nous vous dirons simplement MERCI ! »
Cérémonie de la citoyenneté
- Samedi 28 mars 2009 -
Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas
Bienvenue et, avant tout, merci à notre député, Philippe Meunier, et à notre conseiller général, Jérôme Sturla, d’honorer cette manifestation de leur présence Merci aussi à mon équipe et aux conseillers municipaux qui nous font le plaisir d’inaugurer à mes côtés cette première édition de la cérémonie de la citoyenneté. Enfin merci à tous : jeunes, parents, familles. Je vous confirme tout mon plaisir de vous accueillir dans cette mairie qui est avant tout votre maison. Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est suite à une décision déjà un peu ancienne du président Jacques Chirac. Il souhaitait instituer une « cérémonie de citoyenneté » qui s’adresse aux jeunes français tout récemment majeurs. Pour cela, l’État nous a demandé de vous convier afin de remettre à chaque jeune sa première carte d’électeur et aussi un « livret du citoyen ». Voici 2 documents importants que nous allons cosigner ensemble, aujourd’hui, et qui actent votre accession à la majorité et au droit de vote. D’un côté c’est moi qui signe et qui certifie la valeur républicaine de ce document et de l’autre, c’est vous. À travers votre signature, vous allez nous déclarer votre adhésion aux valeurs de la République. Nous parlons donc d’un acte très solennel, d’une cérémonie au cours de laquelle, ça y est, vous êtes maîtres de vos décisions, citoyen de plein droit mais aussi plein de… devoirs ! C’est aussi l’accession à un vrai privilège si on pense au nombre de batailles qu’il a fallu livrer dans l’histoire pour accéder à ce statut de citoyen ; à l’attente immense pour que chaque français quel que soit son sexe, sa religion ou son statut social puisse accéder au droit de vote ou tout simplement bénéficier de notre trilogie de « liberté, d’égalité et de fraternité ». Et c’est bien grâce à ces valeurs républicaines que la France fait rêver le monde entier. Les droits de l’homme dans le monde ont une patrie et elle s’appelle : France. Et c’est une notion qui m’est particulièrement chère. Je vais donc faire un petit détour par mon histoire personnelle. Quand il y a seulement quelques dizaines d’années régnait un régime de persécution de l’autre côté des Pyrénées, mon propre père a choisi de tout laisser là-bas et de se faire adopter par la France. Pour lui, c’était un rêve de paix, un rêve de liberté, un rêve de vie. Ce sont bien ces droits de l’homme là qui l’ont poussé en terre de France. Conscient de ce que -par procuration- je dois à la France, je voudrais revenir sur quelques unes de ces valeurs qui l’ont fait rêver. J’ai demandé à ce qu’on installe près de moi une plaque sur laquelle est gravée la Déclaration des droits l’homme et du citoyen de 1789. Ces principes tellement importants, figurent en préambule de notre constitution, et je ne citerai que 2 articles qui président à notre cérémonie du jour