Divers. Conseil municipal, 25 février 2011 à 18 h



Une soirée d’évasion, sans décor, sans accessoires et sans filet. Du pur accord jazz inspiré de l’imaginaire du public. C’est en résumé le menu proposé par la LILY, compagnie lyonnaise de théâtre d’improvisation, qui rassemble une vingtaine de comédiens professionnels issus de différents horizons. A Lyon, la Lily est réputée pour ses rocambolesques matchs d’improvisation au «Transbordeur» et ses prestations sur la péniche-théâtre «La Marquise».
Rigolo comme un bon gros chamalow.
Les rencontres Hand sont l’occasion de finaliser le cycle réalisé par les enseignants et des 4 écoles publiques et les éducatrices sportives de la commune, autour de la compétence « s’affronter individuellement et collectivement – Appliquer et construire des principes de vie collective ».
Les objectifs du cycle sont d’apprendre les règles, savoir les appliquer et les respecter, valoriser le fair-play et non d’instaurer un esprit « de gagne à tout prix ». Cet événement permet de mettre en application la charte de « L’esprit sportif » :
Vendredi 25 février 2011 de 13 h 45 à 16 h


Lancement de saison du Neutrino
- Vendredi 1er octobre 2010 -
Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas
Bonsoir à tous et bienvenus pour ce lancement de saison 2010-2011, organisé pour la première fois dans l’Atrium de l’hôtel de ville. Après la programmation culturelle qui a parfois quitté les murs de l’hôtel de ville, cette fois-ci, c’est le lancement de saison qui s’échappe du Neutrino. Mais je crois que depuis 2008, vous vous êtes habitués à ces représentations « itinérantes » où ce sont les spectacles qui vont à votre rencontre au fil des saisons et sur toutes les places de la ville. Certains d’entre vous ont peut-être participé aux tout nouveaux « Week-ends sur la place », inaugurés cette année, où justement la culture avait une belle part cette année. Nous avions annoncé notre souhait de plus de culture dans la ville, mais aussi de nouvelles formes de culture : peut-être plus accessible, même pour ceux qui ne sont pas réellement des amateurs. Et nous avons aussi proposé un grand nombre d’animations gratuites. Donc, sans trop de prétention, je crois que nous sommes sur la bonne voie. Bien sûr, cela n’empêche pas de poursuivre la programmation de la salle du Neutrino, qui occupe une place de choix dans notre offre de spectacles. Vous aviez beaucoup apprécié la programmation 2009-2010, avec l’humour comme fil conducteur. Je crois d’ailleurs que la quasi totalité des soirées a affiché complet. Cette année, avec Nathalie Thevenon, mon adjointe à la culture et tous les collaborateurs qui ont travaillé sur la nouvelle programmation, nous avons décidé de jouer avec les mots à moins que ce ne soit sur les mots. Pour ma part, et c’est un peu exceptionnel, je ne dirai pas un mot de plus et laisse Nathalie Thevenon vous présenter le programme. Donc une fois n’est pas coutume : c’est à mon adjointe que je laisserai le dernier mot. Nathalie…Intervention de madame Nathalie Thevenon, adjointe en charge des affaires culturelles
Merci monsieur le maire et donc puisque exceptionnellement vous ne voulez plus dire un mot, je vais pouvoir en profiter. Comme vous l’avez compris c’est une saison très différente, que nous vous avons concoctée cette année, autour de « l’essence des mots » ou encore « des sens des mots ». Ce petit jeu de mots, justement, est notre clin d’œil à nous pour saluer la langue française et tenter de la servir. Donc au programme de cette saison, vous trouverez -bien sûr- des artistes amateurs de bons mots, parce que nous aimons toujours rire, mais aussi de vrais militants des mots. Je ne citerai pas tous les spectacles car nous allons y revenir tout de suite, j’attire juste votre attention sur une petite sélection, qui m’a particulièrement touchée et dont j’espère qu’elle vous plaira :
Inauguration des « Jardins Marguerite de Gandil »
- Samedi 18 septembre 2010 -
Intervention Daniel Valéro, maire de Genas
Bonjour à tous,Merci d’avoir accepté notre invitation à pique-niquer ensemble à l’occasion de l’ouverture du Jardin Marguerite de Gandil alors que la météo, nous a fait quelques frayeurs jusqu’à la dernière minute…
Tout d’abord merci à Pierre Pionchon, qui est le créateur de ce lieu, et qui a parfaitement compris notre souhait de réaliser un jardin respectueux de l’histoire et de l’esprit du site, ainsi que nos préoccupations en termes d’aménagement urbain et de développement durable.
Merci aussi à toutes les entreprises, qui ont travaillé sur ce chantier dans un délai souvent contraint, afin que vous puissiez profiter de ce jardin au plus tôt et -peut-être- de l’été indien, si nous avons un peu de chance ;
merci aux associations et aux artistes, qui animeront cette journée ; aux services, qui ont piloté ce chantier et ensuite à ceux qui vont faire vivre ce jardin dans le temps ainsi qu’aux agents, qui ont organisé cette petite fête, toute simple avec un petit air de campagne.
Merci enfin à vous, les riverains. Vous avez « mangé » pas mal de poussière pendant l’été et supporté pas mal de bruit…
Mais le résultat est là et ceux qui se sont déjà promenés dans le jardin ne peuvent qu’être d’accord avec moi : c’est un jardin non pas « extraordinaire », mais magnifique. Alors, bien sûr, il faudra patienter un peu pour que les plantes grandissent, mais c’est déjà très prometteur.
Puisque nous sommes entre nous, je peux vous dire que ce jardin revient de loin…Je ne sais pas si vous en avez le souvenir, mais cette ferme -qui est un des derniers vestiges du patrimoine agricole de Genas- devait être rasée et son potager -qui était devenu un terrain vague- remplacé par un immeuble d’habitation et un parking !
Aussi dès mon arrivée, en 2008, je n’ai pas cédé aux offres de certains promoteurs et n’ai pas bradé le terrain communal. J’ai donc souhaité une autre orientation, qui valorise la mémoire du lieu plutôt que la détruire.
Car notre souhait est bien sûr de laisser grandir Genas, mais pas n’importe comment. Nous voulons jalonner la ville d’espaces de respiration, laisser plus de place aux modes doux et développer harmonieusement l’habitat individuel et l’habitat collectif…
Nous avions aussi envie d’une approche nouvelle, qui fasse « vivre » l’histoire.Je ne vais pas refaire l’historique du lieu, il y a aujourd’hui des expositions, qui le décrivent très bien, et une assemblée très compétente en la matière -avec nos associations d’histoire- qui seront là au fil de la journée pour vous raconter tout cela.
Juste pour mémoire et rapidement, ce lieu que nous avons connu enfants comme la ferme Reymond, appartenait avant aux Hospices civils de Lyon, dont c’était le potager. Des malades et des convalescents de la région venaient, par ailleurs, se « refaire » une santé et profiter du bon air de Genas.
J’étais donc très tenté de remonter le temps avec un jardin à l’ancienne, qui donnerait l’impression de traverser un village. L’idée n’était vraiment pas de créer une roseraie comme celle du parc de la Tête d’Or, très belle au demeurant, mais un jardin naturel. Un jardin champêtre, presque modeste, comme pouvaient l’être la ferme et son potager. Nous voulions également un jardin durable, qui soit économe de nos ressources et astucieux dans le choix des espèces pour faciliter son entretien.
Et c’est bien ce qui nous a séduit dans la proposition de Pierre Pionchon : son naturel, son respect de la nature et d’une certaine façon, sa modestie. Tout cela s’imaginait d’ailleurs très facilement sur les belles esquisses qu’il nous a proposées. Nous aurions même pu les exposer aujourd’hui. Vous auriez mesuré à quel point, ce qu’il avait imaginé, a pris forme sous nos yeux.
Alors que ce potager était complètement à l’abandon, l’architecte nous a fait rêver avec un jardin d’abondance, débordant de plantes et de fleurs, mais aussi de feuillages et d’espèces anciennes, pour retrouver l’atmosphère paisible, qui régnait aux abords de la ferme.
Il nous a converti au jardin « plissé en terrasses », pour reprendre sa très jolie expression, avec les fameux murs en gabion, qui montrent le chemin, avec les terrasses pour s’asseoir, les pergolas…
Bref, ce projet a donné du LIEN à ce quartier où l’on avait posé -les uns à côtés des autres- des immeubles, des villas, des espaces associatifs, un Relais d’Assistantes Maternelles ou une ludothèque. Désormais tous ces éléments ont un vrai point commun : leur jardin.
Et notre idée est vraiment de s’en servir comme d’un trait d’union entre les habitants, les utilisateurs des structures, les passants et les promeneurs pour partager un peu de temps ou des jeux. Vous l’avez sans doute remarqué, ce n’est pas seulement un jardin pour se reposer ou se promener ! C’est aussi une aire de jeux pour les petits -avec les éléments qui se trouvent juste en face de nous- mais aussi pour les grands -avec un très joli terrain de pétanque juste au-dessus-.Notre pari : que cet espace accueille toutes les générations et que chacun y trouve de quoi se distraire ou passer un bon moment, ensemble, sans se gêner.
Vous l’avez vu, les piétons ne croiseront pas les vélos. Les voitures ou les scooters ne mettront plus en danger les enfants qui sortent du RAM ou de la ludothèque, ni les personnes à mobilité réduite. Les 2 roues motorisées seront écartées, en revanche les fauteuils roulants ou les poussettes pourront entrer grâce à un très ingénieux système de portiques, réalisé sur mesure. Je salue d’ailleurs le travail du serrurier, qui a fabriqué une splendide clôture à l’ancienne, qu’on croirait tout droit sortie de l’héritage de la famille de Gandil.
Alors bien sûr, il faudra faire évoluer quelques habitudes, comme par exemple, se garer 50 m plus loin, allée des Cèdres. Mais, d’un coup, le site est sécurisé et paisible comme un jardin.
C’est d’ailleurs un jardin avec une « vraie » porte. Comme quand on entre chez soi. On retrouve ainsi la vraie origine du mot jardin, que j’ignorais complètement, mais qui provient du mot « enclos », donc un lieu plus ou moins fermé. Car même si ce lieu appartiendra à tous, on ne pourra pas rester la nuit. Sa porte se ferme à la tombée du jour et se ré-ouvre au matin, quand la vie reprend. Pendant la journée, il permettra de relier en modes doux le haut et le bas de la ville pour aller à l’école ou faire ses courses.
Ceci est l’un des autres paris de ce jardin, qui relie désormais le quartier de la rue du Château d’eau au centre ville. Jusqu’ici, il fallait prendre sa voiture car il était difficile de traverser du Nord au Sud. Désormais, cet espace offre aux habitants des deux quartiers, une alternative douce pour -de temps en temps- laisser la voiture au garage.
Alors il y a encore un peu de travail, c’est sûr. 300 000 euros ont déjà été investis dans le jardin et nous poursuivrons, dans les années à venir, la réhabilitation de la ferme pour l’ouvrir -elle aussi- à la population et aux associations. Très vite, elle se parera de nouvelles couleurs et le traitement extérieur sera achevé.
Il reste aussi quelques habitudes à changer ou à prendre pour que chacun profite pleinement de ce très joli jardin. Je suis sûr qu’il vous plaira et que vous reviendrez souvent.
D’ailleurs, il paraît que, pour les Français, le jardin est la deuxième « pièce » la plus importante de la maison, juste derrière le salon, mais devant la cuisine !
Aujourd’hui, vous n’aurez pas à choisir entre le jardin ou la cuisine, puisque nous vous invitons à manger dans le jardin un pique-nique campagnard….
Donc rendez-vous tout de suite et bon appétit !
Lancement officiel du Dôme des associations
- Mercredi 8 septembre 2010 - Intervention de Daniel Valéro, maire de Genas
Bonjour à tous et d’abord merci de participer à ce tout premier rendez-vous du Dôme des associations, qui prend aujourd’hui la forme d’une session de formation pour les dirigeants. Cela peut paraître un peu « convenu » de le dire, mais c’est pour moi un moment très important de mon mandat aujourd’hui. C’est, en effet, l’amorce de ce projet de Dôme dédié aux associations dont j’avais beaucoup « rêvé », dont nous avions beaucoup « parlé » et aujourd’hui, il est fait ! C’est donc une vraie satisfaction que d’avoir pu le mettre en place. Je me suis d’ailleurs amusé tout à l’heure, en préparant notre rendez-vous, à feuilleter notre projet de mandat, que je vous avais remis le 8 octobre 2008. Le temps passe vite et c’est réconfortant de constater que -ça y est- nous y sommes, ce n’est pas resté qu’une promesse. Juste pour le « fun », comme dirait les jeunes, j’ai repris le texte et voilà ce que je vous disais au sein du 8e défi (Cf. Un Projet pour Genas, 2008-2014, 8e défi, p. 20) : « Comme la mairie ne peut, ni ne souhaite, tout prendre en charge, elle confortera le milieu associatif genassien dans son rôle « d’animateur » de ville grâce à la création du « Dôme des associations ». Finis les tracas liés aux demandes de subventions, terminé le temps passé à résoudre des problèmes juridiques, un spécialiste de milieu associatif accompagnera les associations et prendra en charge la formation des dirigeants, les aspects administratifs, financiers… À travers cet outil, la municipalité adresse un signe fort pour appuyer la structuration et le fonctionnement des associations. Elle a bien compris la nécessité de faciliter la tâche des bénévoles pour qu’ils consacrent tout leur temps et toute leur énergie au montage de nouveaux projets. » Cela paraissait assez simple, mais il a fallu :
Dossier de demande de subvention en vue du réaménagement
de la Ferme de Gandil
- Mardi 13 juillet 2010 -
Texte introductif Daniel Valéro, maire de Genas
- Extrait -
…./ Le réaménagement de l’écurie et de la grange à fourrage constituera le dernier acte de la réhabilitation de l’espace Gandil. Il prendra corps au sein de l’écrin naturel dessiné par les jardins à l’ancienne, abondamment décrits précédemment. Il était essentiel pour la municipalité de proposer un lieu de mémoire complet dédié à son passé agricole et valorisant tant ses espaces extérieurs -à travers la re-création dudit jardin- que la préservation de « murs », porteurs de patrimoine et d’histoire. Cette dernière tranche de rénovation revisitera une écurie et une grange, bâtiments simples s’il en est, mais centraux dans la mémoire économique et sociale genassienne. De la châtellenie jusqu’au Genas actuel, le village -puis la ville- n’ont jamais distendu leurs liens avec l’agriculture. Le territoire reste jalonné de fermes et de granges, qui structurent durablement ses espaces. Malheureusement, les dernières décennies se sont montrées peu précautionneuses à l’égard de ce patrimoine fragile, souvent construit en pisé. L’ensemble de Gandil constitue donc un héritage irremplaçable pour l’histoire patrimoniale de Genas, à protéger. Dans ses murs se lisent des tranches de la vie d’antan, résonnent encore le bruit des activités agricoles… C’est une occasion de renouer le fil de l’histoire nourricière de cette ferme, qui a subvenu aux besoins de ses propriétaires et d’une partie du village, mais aussi -plus tard- des citadins affamés par la guerre. L’idée d’un marché bio couvert, et ponctuel, est à l’étude, tel un clin d’œil aux ventes à la ferme des siècles passés. De façon plus pérenne, la ville souhaite générer un regard croisé entre le Genas contemporain et son histoire en ré-ouvrant, à tous, ce lieu réhabilité dans le respect de son architecture initiale, simple, fonctionnelle et accueillante. Cet espace recevrait des activités associatives liant ainsi ce bâtiment aux autres ailes de la ferme. Il constituerait également un réceptacle pour des outils ou équipements agricoles anciens, tel des murs tapissés d’histoire autour des activités sociales d’aujourd’hui. Ce serait l’occasion de croiser des animations « vivantes » avec une dimension plus mémoriale, plus « muséale ». La référence au musée s’entend ici dans une acception large et reflétant toute l’humilité imprégnant le lieu. Il s’agit de donner à voir et à comprendre le quotidien des agriculteurs et des éleveurs, de découvrir ou de reconnaître leurs outils et leurs attributs. Les murs seraient porteurs d’objets, mais aussi d’images des temps forts de la vie rurale, des fêtes de village… Comme un voyage vers les récits d’enfance, baignés d’anecdotes locales et de moments partagés, qui cultivent et font croître les liens au sein d’un village. Et désormais d’une ville.Mot Introductif pour la jaquette du livre historique de Genas
- Juillet 2010 -
Daniel Valéro, maire de Genas
Alors que les vestiges de Genas la paysanne et de ses fermes en pisé s’estompent, Que les murailles du château d’Azieu peinent à faire le récit des siècles anciens, Cet ouvrage nous raconte une histoire, notre histoire. Une histoire patiemment rassemblée, étudiée, riche de faits et d’anecdotes, mais aussi de pistes sur lesquelles laisser flâner son imagination. Quand la mémoire vivante ne suffit plus pour comprendre et expliquer, ces pages ravivent des souvenirs enfouis au creux des siècles passés. Elles nous présentent le « panetier » et « l’espicier ». Elles font tonner la révolution ou bien la guerre. Elles racontent Genas et Azieu, indissociables ou rivales, c’est selon. Elles nous ravissent avec le délicat velours produit par les artisans genassiens. Le dimanche, elles nous emmènent en tramway pour des après-midi rieurs au bord de l’étang. Elles égrènent les noms de nos voisins, nous entraînent à travers les rues anciennes soudainement reconnues. Toutes les époques se bousculent. C’est un hameau puis un village qui revit. C’est enfin une ville qui naît. Et quand -déjà- ce livre se referme, c’est un autre livre qui s’ouvre. Il est écrit avec nos mots d’aujourd’hui. Il est mis en couleur avec les paysages et les rêves que nous dessinons ensemble pour Genas. C’est le livre des Genassiens du XXIe siècle.