Aménagement. Installation de compostage chemin Sous les vignes : du nouveau
Comme il s’y était engagé lors de la réunion publique du 22 juillet dernier, Daniel Valéro, maire de Genas, en collaboration étroite avec l’association des Grandes Terres de Genas, a enclenché des actions concernant l’installation d’une plateforme de compostage dans le quartier de Vurey. (Cf. articles dans la rubrique aménagement). Pour cela, l’avocat de la ville a travaillé conjointement avec celui de l’association afin d’étudier les pistes exploitables pour empêcher la création de ce type d’installation en plein coeur de zones habitées. Parallèlement, le maire, et l’association, ont été longuement reçus par la secrétaire générale adjointe de Préfecture – ayant grade de sous-préfet. Celle-ci a entendu leurs inquiétudes, quant aux nuisances, mais rappelé qu’elle ne peut – à ce stade de la procédure – enclencher de recours, le dossier étant en règle auprès des services de l’État.
Dans le même temps, l’exploitant a commencé ses travaux avec l’installation d’un pont à bascule, qui sera chargé de peser les camions à leur arrivée sur le site.
Les diverses tentatives de conciliation avec la société n’ayant pu aboutir, la municipalité a donc entamé une procédure devant les instances compétentes pour arrêter les travaux le plus rapidement possible. Dès la fin de la semaine prochaine, de nouvelles informations pourront être communiquées au public, le secret de l’instruction devant pou l’instant être préservé. La municipalité de Genas et l’association des Grandes Terres restent plus que jamais mobilisées aux côtés des riverains pour stopper ce projet.



Je suis contre l’installation d’une compostière dans une zone très résidentielle. Comment l’intérêt d’un seul individu (non genassien à ce qu’il me semble…) pourrait-il prévaloir sur l’intérêt de toute la communauté Genassienne?
Il n’est pas question d’opposer les « citadins » aux « ruraux »; les agriculteurs aux « nantis ».
Je vis à Genas avec toute ma famille, je roule dans une voiture à 9000 euros
(quand elle était neuve…), je travaille plus que ma part et connaîs des acharnés du boulot qui ne comptent ni leurs WE, ni leurs vacances et je compte bien faire valoir mes droits de genassienne et défendre une qualité de vie si particulière à notre commune et qui la rend si attrayante alentours…
La politique ce n’est pas de se faire prendre en photo et d assister à des évenement publics en tenue decontractée .
Comment en est on arrivé à cette situation ?
Bonjour, permettez moi de vous rappeler que notre municipalité est effectivement très présente sur tous les événements publics ou de loisirs afin de soutenir les manifestations qu’elle propose ou qui sont organisées par les associations. Cela nous permet de rencontrer les Genassiens, d’échanger avec eux… Il ne vous a pas échappé non plus que nous avons déjà organisé plus de 45 réunions de travail avec ces mêmes Genassiens sur tous les sujets qui les intéressent et qui impactent le futur de Genas. Elles ne font pas toujours l’objet de « photos », mais ce blog et le Mag s’en font régulièrement l’écho et sont à votre disposition pour compléter votre information.
Y a t il eu signature de la part d élu ou de representants de la ville de Genas pour ce projet ?
comme vous l’avez lu sur ce blog, la création de ce type d’installation n’est pas instruite par la mairie, mais fait l’objet d’une simple déclaration auprès de la préfecture du Rhône. Celle-ci effectue d’ailleurs un simple contrôle de pièces. Il n’y a pas d’instruction par la mairie, comme pour un permis de construire, ni d’enquête publique. Ce que nous ne pouvons que regretter, mais la réglementation n’en demande pas.
Je trouve choquant de devoir passer par le biais d associations pour defendre les interets de Genas , s’agit il d un aveu d impuissance de la part des representants du peuple ?
précision : l’action de la mairie ne peut être portée par une association. Nous avons choisi de travailler avec l’association représentative des riverains afin de mieux connaître leur point de vue, d’échanger des informations… L’action publique ne peut se déléguer, en l’espèce, à l’association des grandes terres et la mairie déposera ses différents recours et enclenchera les différentes actions devant les tribunaux en son nom propre naturellement. Cela n’empêche pas une concertation très utile, constructive et fructueuse avec l’association et celle ci se poursuivra.
Si les élus de genas qu ils soient de la majorité ou non ne sont pas d accord
pourquoi ne pas demissionner en signe de protestation ? ce serait tout à leur honneur
Les recours sont d’ores et déjà enclenchés par la mairie, il faut laisser à la justice le temps de se saisir de ce dossier, de l’apprécier même si -comme vous- nous souhaiterions que les retours soient plus rapides…
Comme nous nous y sommes engagés dans ce support, nous vous tiendrons informés des suites de cette affaire -sur ce même blog- et restons fermement mobilisés en faveur de la défense des intérêts genassiens.
Axel contre le futur de Genas
Quand je vois la levée de boucliers provoquée par l’installation d’une plateforme de compostage à Genas, je me demande si l’annonce de la construction d’une centrale nucléaire aux portes de notre ville aurait suscité plus d’émoi.
Genassienne depuis toujours, j’ai grandi, dans les années 50, dans ce village alors rural où chaque cour de ferme abritait un tas de fumier qui répandait une bonne odeur de campagne…. bien avant d’être remplacé par des piscines dont l’eau est maintenue limpide à grand renfort de chlore et autres produits tout aussi polluants et des pelouses maintenues vertes au moyen d’arrosages, engrais, desherbants et tontes hebdomadaires avec des tondeuses pas toujours silencieuses.
A cette époque, les enfants se rendaient à l’école à pied ou en vélo, on ne les déposait pas à la porte de leur classe en voiture climatisée. Les produits que nous consommions n’avaient pas parcouru des centaines, voire des milliers de kilomètres et nos vêtements et chaussures n’étaient pas fabriqués à l’autre bout du monde….. Notre village n’était pas cerné par des infrastructures routières encombrées de camions bruyants et malordorants transportant des produits dangereux. Cette époque n’est pas si lointaine, puisque j’ai moins de 60 ans.
Tout ceci pour vous dire que je veux croire que lorsque tous les signataires de la pétition contre l’horrible plateforme de compostage, source de tant de nuisances (qui semble pourtant avoir obtenu les autorisations nécessaires et est tout de même située dans une zone non urbanisable) en auront terminé avec cette cause, ils mettront toute leur énergie à lutter personnellement et quotidiennement contre les autres « nusances olfactives, pollutions sonores, effets sanitaires indésirables » dont nous sommes tous responsables
Si la nostalgie peut nous gagner, quand le Genas d’autrefois nous est conté; il ne faut pas oublier que les genassiens ne peuvent comprendre qu’un tel projet n’aie jamais été porté à leur connaissance.
Quand on est fier de ce que l’on fait, quand on est honnête, alors on communique, on explique et on discute. Comment nier qu’une telle réalisation n’aura pas d’incidences sur la vie économique de notre commune quand on sait déjà que certaines ventes de terrains ou de maisons échouent quand les futurs acquéreurs prennent connaissance de l’implantation d’une compostière dans le secteur de Vurey. Ne nous trompons pas, quelque soit le secteur nous aurons tous à subir des nuisances olfactives,visuelles et sonores (où vont passer les camions qui amèneront les boues de la ville de Givors?) ….Alors que monsieur X ne se leurre pas, il n’est soutenu que par les seuls pairs qui ont eu la chance de voir la localisation se son projet loin de leurs terres: car qui sait… un jour, d’autres « pollueurs » venus de la ville voudront peut être bien acheter au prix « fort » un de leur terrain, devenu constructible et situé loin de toutes nuisances.